Lucy McKenzie, Plastic Newspaper
Louisa Marajo La solidarité des destins
Du 21 mars au 6 septembre 2026 - Vernissage vendredi 20 mars à 18h30
Lucy McKenzie, Plastic Newspaper
Plastic Newspaper est le troisième volet d’un projet itinérant commencé en septembre 2024 au centre d’art Z33 à Hasselt. Il a fait escale au centre d’art Franz-Josefs-Kai 3 à Vienne en 2025, et se poursuit en mars 2026 au Crac Occitanie à Sète.
Dans ce cycle d’expositions, l’artiste écossaise Lucy McKenzie revient sur les grands thèmes qui ont marqué son travail ces cinq dernières années : la statuaire, la mode et l’art des vitrines, la critique féministe du pouvoir et des élites, l’artisanat, les loisirs et médias de masse.
Pour l’exposition à Sète, elle intègre une sélection de mannequins en cire issus de la collection du musée anatomique du Dr Spitzner — une collection de moulages présentée à Paris à la fi n du 19e siècle, puis itinérante sur les champs de foire, conservée à l’Université de Montpellier.
Lucy McKenzie travaille dans le champ élargi de la peinture, explore les accointances entre techniques traditionnelles et contemporaines, design, architecture, médias de masse.
Formée au Duncan of Jordanstone College of Art and Design, elle se spécialise dans le trompe-l’oeil à l’Institut Supérieur de Peinture Décorative Van der Kelen-Logelain à Bruxelles (2007–2008). En 2011, elle co-fonde Atelier E.B avec la designer Beca Lipscombe, un label de mode indépendant et critique privilégiant des méthodes artisanales de production et des circuits de distribution alternatifs — notamment dans le champ de l’art et des institutions.
Lucy McKenzie, née en 1977 à Glasgow, vit et travaille à Bruxelles.
Louisa Marajo La solidarité des destins
Du 25 mars au 6 avril 2026 – Vernissage mercredi 24 mars à 18h30
Louisa Marajo (1987, Martinique) réalise des installations, des sculptures et des montages photographiques qui évoquent la complexité du chaos écologique, historique et social qui traverse son lieu de naissance, la Martinique, société postcoloniale traversée par les ouragans, la pollution des sols, les sargasses (algues invasives qui s’accumulent sur les littoraux) …
La mer est au cœur de son travail, élément de métamorphose liquide et vecteur de mémoires.
Depuis 2018, elle s’intéresse au désastre que représente la prolifération des sargasses notamment dans la mer des Caraïbes. L’artiste travaille avec ce fléau, le considérant comme un élément de narration nouvelle à développer avec l’océan. Comment matérialiser la mer à l’heure du dérèglement climatique ? Ses installations s’accompagnent de plus en plus de textes-poèmes qu’elle écrit comme une autre manière de voyager dans son imaginaire.
Pour l’exposition La solidarité des destins, Louisa Marajo est allée à la rencontre d’acteurs et actrices du monde de la pêche professionnelle, elle a pu embarquer sur des chalutiers et des bateaux « petits métiers », vivre au rythme d’un port, connaître le quotidien de ces hommes et de ces femmes dont la vie toute entière est consacrée à la pêche. Suite à ce temps d’immersion, Louisa Marajo a produit un nouveau court-métrage, des images et des textes, une série de sculptures et d’objets, qu’elle présente dans une scénographie immersive pensée spécifiquement pour une des salles du Crac.
Entre banquet de science-fiction, criée onirique et atmosphère des fonds marins, Louisa Marajo plonge les visiteurs et les visiteuses dans l’espace du rêve. Comme elle l’écrit elle-même au sujet de son court-métrage : « Rêve éveillé, chemin initiatique, ce film est un hommage à ce rapport singulier à la mer-nature aimée à qui nous devons tout, un hommage à la passion de la pêche, ce monde menacé aujourd’hui par ce changement d’époque que nous vivons.
Quel chemin prendre ensemble, afin de ne pas devenir hors-sol et tenter de rester connecté.e.s et relié.e.s à cet élément primordial, nourricier et essentiel, ce fragment de nous-même qu’incarne la mer, espace magique irremplaçable (…). Quel chemin prendrons-nous ensemble ? »
Le titre de l’exposition La solidarité des destins rappelle la nécessité et l’urgence de ne pas séparer les différents régimes du vivant, interconnectés de manière radicale et profonde.
www.crac.laregion.fr
CRAC Occitanie 26, Quai Aspirant Herber 34200 Sète . Tél : 04 67 74 94 37.
- Arts Plastiques, Installation
- - Publié le
- Philippe Cadu














