Auréline Caltagirone - Discordance
Du 19 juin au 15 septembre 2026 – Vernissage vendredi 19 juin à 18h30
au musée gallo- romain Villa- Loupian
Suivi de la visite des coulisses de l’exposition à l’Espace o25rjj en présence de l’artiste.
« Fouiller le présent : l’archéologie comme fiction critique »
L’exposition DISCORDANCE interroge la façon dont le passé affleure parfois au coeur du présent, plaçant nos paysages matériels, culturels et symboliques dans une friction constante, un va-et-vient entre ce que l’on retient et ce que l’on oublie, ce que l’on découvre et ce que l’on recouvre.
Inspirée par son travail de recherches au musée et sur le territoire, Auréline Caltagirone continue de mettre en confrontation des matériaux et des gestes contemporains, afin de questionner les traces que notre civilisation est en train de produire et ce qu’elles diront de nous. Ces matériaux peuvent être du béton, du bitume, des objets en plastique ou bien encore des os de poulets.
En montrant comment nous construisons, réparons, détruisons et recyclons, DISCORDANCE est une invitation à considérer nos pratiques comme des indices sur nos valeurs, nos hiérarchies et nos décisions.
À travers une archéologie inversée, les sculptures et installations de l’artiste, mettent en regard ses protocoles scientifiques (stratigraphie, restauration…) avec l’univers du chantier (BTP, démolition, signalétique…), afin de brouiller les repères temporels et d’interroger la frontière instable entre construction et ruine.
Le territoire y est représenté comme un palimpseste, mettant en lumière la façon dont le passé affleure parfois au cœur du présent et plaçant nos paysages matériels, culturels et symboliques dans une friction constante : un va-et-vient entre ce que l’on retient et ce que l’on oublie, ce que l’on découvre et ce que l’on recouvre.
[ CONFERENCE ] Dimance 21 juin | 15h | durée : 45 min.
«Fouiller le présent : l’archéologie comme fiction critique » de Auréline Caltagirone à l’occasion du week-end d’ouverture de l’exposition.
L’artiste présentera comment les protocoles scientifiques de l’archéologie peuvent être détournés, réappropriés au service de l’expérimentation artistique et d’une critique de notre contemporanéité. .
Auréline Caltagirone
Auréline Caltagirone vit et travaille à Besset en Ariège.
Dans ma pratique artistique, je m’inspire des objets du quotidien et je questionne la manière dont ils sont produits et conditionnent les comportements humains. En embrassant à la fois des techniques traditionnelles et les nouvelles technologies, je conçois des œuvres à mi-chemin entre l’art et le design, prenant la forme d’objets manifestes, de sculptures et d’installations.
J’explore une large gamme de médiums, tels que la vidéo, l’impression 3D, le métal, la tapisserie et la céramique, mon matériau de prédilection. Je tente de réactiver des éléments négligés, de réanimer des savoir-faire oubliés et de leur offrir de nouvelles narrations, afin de souligner la relation évolutive que l’Homme entretient avec son environnement matériel. En explorant l’archéologie expérimentale.
Je confronte la réalité du présent à des contextes anachroniques. Je m’immerge dans un territoire, dans ses coutumes et dans les récits qui l’incarnent, puis fusionne éléments de fictions et mémoire collective, pour mettre en lumière des liens entre le passé, le présent et le futur.
Je greffe, assemble, confronte des formes, des pratiques et des techniques pour créer des objets hybrides et spéculatifs. Ils cristallisent ma réflexion sur les paradoxes présents dans notre système actuel et nous invitent à reconsidérer l’empreinte que laissera notre société. J’invite le spectateur ou l’usager à questionner la manière dont nous façonnons notre avenir collectif, et à réfléchir profondément sur la durabilité de notre culture.
www.o25rjj.fr
Chez Pascale Ciapp & Thomas Andro 25 Rue Jean Jaurès - 34140 Loupian
- Arts Plastiques, Installation
- - Publié le
- Philippe Cadu














