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Le soleil bleu savait tout

Du 18 juin au 2 juillet 2026 – Vernissage jeudi 18 juin de 18h à 21h sur inscription

S’inscrire au vernissage

Le Soleil bleu savait tout, une exposition réunissant les œuvres de Joséphine Vallée-Franceschi et de La Fille de Tipaza.

Toutes deux profondément liées à la Méditerranée, les artistes font dialoguer deux pratiques distinctes — photographie et céramique — autour d’une même attention portée à la lumière, à la matière et aux traces sensibles du vivant.

À travers des photographies en surimpressions argentiques Joséphine Vallée Franceschi compose des images où les présences apparaissent lentement, par strates et transparences. La lumière y devient matière de révélation, comme traversée par la mémoire du Sud, ses éclats, ses silences et ses disparitions.

Face à elles, les sculptures de La Fille de Tipaza — Présence solaire, Érodée et Roche — déploient une relation physique à la terre et au temps. Minérales et organiques, elles semblent façonnées par le vent, le sel et le soleil méditerranéen. Leurs formes ouvertes, parfois fragmentées, invitent le regard à circuler librement, entre force et fragilité.

Avec Le Soleil bleu savait tout, l’exposition propose moins une confrontation entre image et matière qu’une traversée sensible, baignée d’une lumière intérieure. Entre apparition et effacement, présence et altération, les œuvres se répondent par échos, dans une même attention aux nuances, aux silences et à ce qui demeure presque imperceptible.

Joséphine Vallée-Franceschi

Originaire du Cap Corse, Joséphine Vallé Franceschi vit et travaille à Paris. Après une formation en lettres et cinéma à la Sorbonne, elle réalise en 2013 son premier court métrage, Amiante. Son univers photographique, traversé par les couleurs et les lumières de l’Italie où elle a vécu entre 2011 et 2013, s’est construit au fil de voyages, de résidences et de collaborations artistiques.

Ancienne lectrice pour le CNC, France 2 Cinéma et plusieurs sociétés de production, elle expose régulièrement à Paris et en Italie, tout en développant des campagnes publicitaires et des séries personnelles. En 2022, elle participe à la résidence des Rencontres de la jeune photographie internationale à Niort, à la Villa Pérochon, sous la direction artistique de François Cheval.

Lauréate du prix Jeunes Talents de photographie 2022 des Agents Associés, elle présente son travail à la galerie Madé à Paris et réalise la série Dis, comment on allume la lune, Papa ? pour The Analog Club. Membre du collectif du Cercle de l’art, elle poursuit aujourd’hui ses recherches photographiques à travers ses récentes résidences en Crète et au Maroc. Elle est représentée à Paris par la galerie Larock-Granoff.

Avec ses photographies en surimpression argentique, Joséphine Vallé Franceschi développe une oeuvre sensible, à la frontière du réel et de l’imaginaire. Travaillant sans recours au numérique, elle superpose les images dès la prise de vue, faisant émerger des compositions où le temps et les lieux se confondent. La série présentée, inspirée de la Méditerranée, déploie des paysages et fragments d’architecture dans une atmosphère vaporeuse, presque onirique. L’image y devient espace mental, révélant moins un territoire qu’une empreinte émotionnelle.

La Fille de Tipaza

Formé aux arts appliqués et au multimédia, Delphine suit une préparation artistique puis un BTS en design d’objet à l’École Condé de Lyon entre 1999 et 2002, avant de compléter sa formation en multimédia et 3D à l’Institut Rousseau de Toulouse en 2005.

Céramiste, Delphine a fait le choix d’exprimer son identité artistique à travers – la Fille de Tipaza – référence littéraire à l’essai d’Albert Camus, Les noces. Si l’art de la céramique se doit d’être incarné. « Il y a un temps pour vivre et un temps pour témoigner de vivre. Il y a aussi un temps pour créer, ce qui est moins naturel. Il me suffit de vivre de tout mon corps et de témoigner de tout mon cœur. Vivre Tipaza, témoigner et l’œuvre d’art viendra ensuite. Il y a là une liberté. »

Elle cherche à exprimer à travers son travail, son rapport aux sens et aux éléments, avec comme principale source d’inspiration, la méditerranée. Elle façonne de ses mains, une nature solaire aux allures féminines et sauvages.

Ses  œuvres  sont  résolument  modernes  mais renvoient aux céramiques trouvées dans les fouilles ou sur les lieux de naufrages antiques. Une forme d’intemporalité s’en dégage.

Sculptrice de quiétude, l’artiste céramiste explore sa relation à la création via différentes influences artistiques telles que Valentine Schlegel, Nicolas de Staël ou encore Joaquin Sorolla.

www.ldg-art.com

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