Dans cette ombre diaphane, apparaissent des motifs architecturaux, silhouettes d’immeubles, murs, toits, façades. C’est un encastrement de lignes plus ou moins noires, des interactions de surfaces plus ou moins poreuses, une variation de la densité du dessin qui fait cheminer notre regard entre transparence et opacité.
Chaverot dessine l’atmosphère, l’espace entre les bâtiments. Les formes rigoureuses aux traits affirmés ou évanescents, font apparaître une ville spectrale, dont les plans se superposent, créant une vibration entre surface et profondeur, la masse architecturale peut devenir étendue, transparence, aérée ou épaisseur compacte. Plus simplement, des « dialogues ombres-lumières » saisis dans l’artefact de l’instant.
– Philippe Roux, commissaire d’exposition
« Dans les errements, les balbutiements, les repentirs, les bricolages, avec des traces, des souvenirs-traces qui ont l’air de s’effacer et d’apparaître en même temps, avec ce qui n’est pas là encore, pas tout à fait, mais qui, par cette hésitation même, produit un effet d’annonce ralenti, progressif, mat, sans prophétie : objets discrets où le concept s’installe, imaginons cela, (…) : le négatif devenant visible ! Peau invraisemblable et fine où le monde s’écrit, se dépose en hiéroglyphes lumineux.»
– Page 41 du livre L’instant et son ombre de Jean Christophe Bailly,
avec l’aimable autorisation de Jean Christophe Bailly.