« Border Line, “la ligne de la frontière” pour bien se souvenir que les frontières ont un jour été tracées par une autorité.
Pour les psychiatres, c’est un “cas limite” quelqu’un qui, sans avoir besoin d’être interné en hôpital psychiatrique, a plus de mal que les autres à exister.
Dans le cas de ce projet, cela signifie aussi que nous sommes entre document et fiction.
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Le style documentaire, clair et net, mais pour raconter une histoire plutôt que produire du document : les personnages sont tous des figurants, et les lieux ne sont pas des frontières.
Et la chambre (photographique) s’est étonnamment bien prêtée à ce jeu, les fantômes ne sont que des expositions multiples sur un même plan-film, aucun post-traitement numérique n’est nécessaire, un photographe du XIXe siècle aurait pu réaliser exactement les mêmes images.
Sur d’autres images, il n’y a pas de fantômes, mais j’ai laissé l’image s’installer dans une manière cinématographique. »
Richard Petit / 2026