Premières Fois / Premières Photos
Du 1 juillet au 1 novembre 2026 – Vernissage mardi 30 juin à 18h30
Qu’est-ce qu’une image première ? Une preuve ? un test ? un exploit ? un échec ? un évènement ? un souvenir, ou encore un déclencheur ? Voyage ludique et érudit à travers deux cents ans de grandes et petites innovations photographiques, l’exposition rassemble un florilège de « premières fois ».
Clichés, scoops, images jamais vues, photo inédite, première photo prise, image à la « une », image la plus ancienne, etc., ces « premières » sont d’ordre technique, esthétique, scientifique et sociétal, depuis les premiers essais des pionniers et pionnières jusqu’aux récentes images de naissance d’étoiles de l’univers primordial, en passant par les premières photographies transmises à distance, la première image performée, le premier livre de photographie, sans oublier les clichés du premier jour d’école ou encore le premier « pou » de l’histoire de la photo.
Au cœur de l’exposition, la parole est donnée à des photographes iconiques qui racontent en images leur « première photo » et, à travers elle, leur rencontre avec la photographie. On y découvrira ainsi les premiers essais et premiers clichés de Bernard Plossu, Édouard Boubat, Henri Cartier-Bresson, Vinca Petersen ou encore Martin Parr.
L’exposition souligne les liens entre innovations contemporaines et essais du passé. Elle raconte aussi les enjeux économiques et industriels qui sous-tendent les recherches des inventeurs et leurs stratégies pour s’assurer reconnaissance et postérité à travers la protection de leur propriété intellectuelle et commerciale.
Du « photocycliste » au «photopiège», les brevets ingénieux et marques loufoques auront de quoi réjouir et surprendre le visiteur. L’exposition révèlera aussi la face cachée des inventions à travers les controverses qui virent le jour dans les courses vers l’innovation : les enjeux de la paternité de l’invention de la couleur en sont un bon exemple. La part belle est également faite aux tests et aux essais, sans oublier les inventions sans lendemain.
« Essayer encore, rater encore, rater mieux » : ces mots de Samuel Beckett sont un des fils rouges de cette exposition pensée pour tous les publics. Il n’y a décidément pas une invention mais de multiples inventions de la photographie.
L’exposition présente 200 photographies par plus de 50 photographes historiques et modernes. Elle inclut des incunables de la photographie tel que le premier daguerréotype de Daguerre, des images pionnières de Niepce de 1826 et 1827, ainsi que des œuvres plus contemporaines de photographes du XXe et XXIe siècles.
Les lieux qui mettent un point d’honneur à explorer et faire connaître la photographie historique en France sont rares, sans parler de ceux dont la programmation montre une ouverture affirmée à la pluralité des esthétiques et à la diversité des pratiques et usages du medium. Le Pavillon Populaire est de ces lieux. Tous les genres de la photographie y ont droit de cité : photographie documentaire, artistique, scientifique, de presse, de mode, publicitaire, familiale, photographie administrative… À l’engagement pour la photographie sous toutes ses formes s’ajoute aussi celui pour l’accessibilité : voilà maintenant un quart de siècle que la ville maintient la gratuité d’accès aux expositions.
Ancrée dans le contexte des commémorations du bicentenaire de la photographie, la programmation de la saison 2026-2027 accorde une place de choix à la photographie patrimoniale et historique en lien avec le monde contemporain. Créativité, innovation et expérimentations visuelles seront au rendez-vous des deux expositions à venir. Véritables projets de recherches, ces expositions laboratoires stimulent la mise en lumière d’images, d’archives et de documents encore jamais vus, avec une attention particulière portée à la matérialité des images. Elles sont l’occasion de tisser des liens et de créer des synergies avec des acteurs et des institutions régionales, nationales et internationales.
Inédites, ambitieuses et accessibles, les deux expositions du programme 2026-2027 s’inscrivent dans la continuité de la programmation de l’ancien directeur artistique, l’historien Gilles MORA qui y oeuvra pendant quatorze années. Gilles MORA lui-même avait été précédé au Pavillon par le photographe Roland LABOYE qui y proposa des expositions dès le début des années 1990. C’est dire que la photographie au Pavillon Populaire a une longue histoire.
La rencontre entre la ville et le medium est en réalité bien plus ancienne puisqu’elle remonterait à l’année même de la divulgation de l’invention du daguerréotype.
Organisé le 18 octobre 1839, un événement public fondateur est rapporté par la presse locale : des figures scientifiques de renom furent rassemblées pour assister à la réalisation publique de ce qui deviendra le premier daguerréotype de Montpellier ainsi que l’image la plus ancienne faite dans la ville : une vue sur métal des tours et du clocher de la Cathédrale Saint-Pierre et du jardin botanique. Malgré un destin funeste, – l’image première a disparue -, sa trace écrite, passionnante, témoigne des origines scientifiques de la pratique montpelliéraine.
La première exposition s’intitule « Premières fois / Premières photos ». Qu’est-ce qu’une image première ? Une preuve ? Un test ? Un exploit ? Un échec ? Un événement ? Un souvenir ? 200 photographies raconteront 200 ans de grandes et petites aventures d’innovations photographiques depuis le désormais célèbre premier livre de photographie de l’anglaise Anna ATKINS jusqu’à la première photographie numérique.
Luce Lebart, Commissaire
www.pavillon-populaire.montpellier.fr
Pavillon Populaire, Esplanade Charles de Gaulle 34000 Montpellier Tél : 04 67 66 13 46
Ouvert du mardi au dimanche, de 10h à 13h, et de 14h à 18h
- Photographie
- - Publié le
- Philippe Cadu














