« La terre, j’y suis né, j’y suis. La ville, l’architecture ne m’intéressent pas du tout, sauf l’architecture d’un arbre. Je suis allé dernièrement photographier des sillons de terres labourées en bas de chez moi. J’aime profondément la terre. »
« J’aime tout ce que les humains n’ont pas abîmé et sali. La fusion avec les champs et les bois. Lorsque l’eau et le vent, le bourdonnement des insectes deviennent présence colorée. Mon rêve serait de travailler avec de la terre et de la cendre. Mais comment lier tout cela ? Je n’en suis pas encore là techniquement. »
Gui Boyer
Ces paroles de Gui Boyer extraites de l’entretien avec Alain (Georges ) Leduc, ne pouvaient que retenir mon attention, moi qui interroge la terre ( crue / cuite ) dans mon travail depuis quelques années maintenant ce qui est pour moi une manière de revenir à la source, de dialoguer avec l’immédiateté de sa présence, de tenter d’en restituer sa mémoire et son silence …
J’aime la mettre en relation avec les dessins les noirs de fumées ce qui donne à voir d’autres espaces où la rudesse de la terre crue de part sa poésie brute, rencontre la légèreté des dessins qui invite au recueillement.
Ma quête est intuitive. Elle est à la fois une recherche et un dépouillement.
Pascal Rennié