À partir d’archives photographiques et de scènes du quotidien, Maurane Leder déploie une peinture de la mémoire. C’est par la matière picturale, la recherche de la couleur et un travail précis de la lumière qu’elle s’approprie ces souvenirs pour en réactiver l’intimité.
L’ensemble de peintures réunies pour l’exposition déploie ainsi des instants suspendus : un corps allongé sur le sable, une lumière d’été, un moment de tendresse ou une contemplation solitaire. À ses sujets de prédilection, se mêlent également des œuvres nées au cœur du monde agricole, réalisées en 2024 lors de sa résidence « Champ Libre » (un projet mené par la Maison des arts Georges et Claude Pompidou et la coopérative des Fermes de Figeac).
Traversé par ce dialogue entre différents espaces, le travail de Maurane Leder évoque le lien entre le corps et son environnement. L’exposition raconte aussi la tendresse, celle que l’on se porte entre êtres humains, et celle qui lie l’artiste à ses modèles.
Rien de spectaculaire ici, seulement des fragments d’existence saisis dans leur évidence. Chaleur humaine s’attache à la poésie du quotidien, celle qui se cache dans la simplicité des moments les plus ordinaires. Dans ces toiles, le corps ne lutte plus, ne cherche rien : il habite le monde.