Lilie Pinot - Récurrences
Du 28 juin au 20 septembre 2026 - Vernissage samedi 27 juin à 18h
Artiste plasticienne et photographe, Lilie Pinot, a au coeur de sa démarche, la notion de mémoire comme fracture temporelle. L’artiste mèle des archives priv es et publiques pour les faire renaitre. Son travail interroge la trace, la temporalité morcelée et incomplète, pour convoquer une mémoire à la fois indivuduelle et collective.
Lilie Pinot utilise une approche phénoménologique, menant le spectateur d’une connaissance personnelle (son expérience) vers une connaissance globale, commune à un inconscient collectif. Ses oeuvres convoquent l’histoire et la mémoire.
Rien ne commence ici. Rien ne s’achève. Depuis les grèves du CPE, Lilie Pinot photographie différents moments de révolte du pays.
En 2018, lorsque des barricades sont apparues sur l’avenue Charles Laffitte à Toulouse, elle a commencé à s’interroger sur la persistance de ces gestes de lutte, sur les objets qui les accompagnent, ainsi que sur les symboles qui, aufil des révoltes et des insurrections, réapparaissent. Les barricades, les jets de pierres… autant de signes qui ressurgissent dans de nouvelle contestation.
Comment nous utilisons et vivons avec ces traces du passé, et comment elles continuent de nous habiter ? En écoutant Ninon Grangé à la radio, évoquant son ouvrage Oublier la guerre civile ? une phrase a particulièrement retenu son attention
« Le politique, que la tradition croit fonder sur la sécurité, la prospérité et la paix, repose en réalité sur un oubli, voire sur une ignorance volontaire. Il est assis sur des braises de stasis, toujours prêtes à se rallumer, mais que notre esprit n’est plus capable de comprendre ». La stasis, explique-t-elle, est une guerre interne à la Cité, une guerre barbare entre frères ennemis, le dépassement de toute mesure – un « mouvement archaïque » au cœur du politique.
Le corpus d’images présenté à la Galerie du Philosophe est une réflexion sur les rémanences historiques des luttes sociales. Celui-ci interroge l’effacement de la stasis et la violence intrinsèque à la fondation de nos sociétés.
www.galerieduphilosophe.fr
Association Rue des Arts, Galerie du Philosophe 09130 Carla Bayle
Ouvert du mardi au dimanche de 14h à 18h
- Arts Plastiques, Photographie
- - Publié le
- Philippe Cadu














