Visa pour l'image 2026 - Festival international du photojournalisme
Du 29 août au 13 septembre 2026
38ème édition de Visa pour l’Image
L’exposition événement
Raymond Depardon, Reporter photographe
Pour la première fois à Visa pour l’Image! Une exposition exceptionnelle consacrée à l’un des photojournalistes et cinéastes français les plus importants de sa génération, cofondateur de l’agence Gamma. Cette sélection inédite de ses photographies emblématiques, construite autour de ses reportages et de sa couverture de l’actualité nationale et internationale, permet de redécouvrir le regard précieux et singulier de l’un des témoins majeurs de notre époque.
2026 a commencé sur une fausse photographie : le président vénézuélien Nicolás Maduro y apparaît entouré de deux marines, menottes aux poignets. Des médias respectables et des journalistes biberonnés aux réseaux sociaux, qu’ils finissent par considérer comme une source d’information, se sont laissé berner.
Mais paradoxalement, la révolution de l’IA et ses conséquences sont peut-être la plus belle opportunité que le journalisme a de se sauver. Puisque ces modèles, pour être efficaces, doivent être nourris de données fiables, récentes, vérifiées, qui de mieux placés que les professionnels de l’information pour le faire ?
Preuve en est : la rapidité à laquelle, depuis trois ans, ces géants ont voulu tisser des partenariats avec les grands noms de la presse internationale. L’histoire nous dira si ces accords, négociés et signés à la hâte par des médias pris à la gorge par des impératifs de solvabilité et des difficultés économiques, servaient leurs intérêts. Ou s’ils ont conclu un pacte avec le diable, avide de leurs données.
Les vraies photos de Maduro à New York, menottes aux poignets, existent. Elles ont été prises par des journalistes professionnels et diffusées par des médias obéissant à une rigueur et à des règles peut-être surannées, mais tellement importantes. Et précieuses. En témoigne le succès des offres numériques du New York Times, du Monde, du Financial Times et de tant d’autres.
Ces « vieux médias » partagent avec nous, « vieux festival », cette orthodoxie que nous continuons de défendre et de célébrer. Avec leur influence, leur légitimité, leur pouvoir, ils sont les derniers remparts contre les fossoyeurs du réel qui ne rêvent que d’une chose : les abattre ou s’en emparer pour faire fructifier leurs discours – et surtout leurs affaires. Les fusions ou acquisitions médiatiques survenues cette année, ou encore les chasses aux sorcières déguisées en commissions d’enquête aux frais du contribuable pour faire avancer une idéologie liberticide, témoignent de ce phénomène.
Qu’ils soient politiques ou technologiques, ces puissants ont donc soit peur, soit au contraire besoin de nous. C’est pour cela que nous poursuivrons ici, à Perpignan, ce combat débuté il y a bientôt quarante ans. Et que nous espérons être rejoints et soutenus par tous ceux qui partagent encore notre vision. D’être droit, ou redressé, mais toujours debout. Et fidèle aux valeurs de la liberté et du journalisme.
Jean-François Leroy
Le mot du Président
Une fêteNous fêtons cette année le bicentenaire de l’invention de la photographie. Très vite, avec elle, le photojournalisme est né. La photo a rejoint l’écrit pour enrichir l’information. Il y a 38 ans, Visa pour l’Image a été créé par Jean-François Leroy avec la complicité de Roger Thérond, le légendaire patron de Paris Match. « Le poids des mots, le choc des photos », longtemps signature du magazine, est toujours aussi juste. « L’exposition des Quotidiens » (à la Chambre de commerce cette année) l’illustre bien. Photojournalisme et médias ont destins liés.
Le plus vieux journal français, Le Figaro, fête, lui aussi, son bicentenaire. Joli clin d’œil que ce double anniversaire. Il y a comme un symbole d’espoir à une telle résilience pour un média d’information à travers tant de périodes troublées et de révolutions technologiques. Tout aussi réconfortant de savoir que le New York Times n’a jamais eu autant d’abonnés. C’est pourquoi nous avons pensé inviter l’exposition anniversaire du Figaro, en en profitant pour vous ouvrir pour la première fois la magnifique Loge de Mer.
Visa pour l’Image – Perpignan (« Visa ») fête la photographie ET le journalisme. « Visa » fête le droit à l’information ET la liberté de l’information dans un monde où de moins en moins de pays en disposent. « Visa » fête le fact-checking par les rédactions parce que celui-ci est toujours plus nécessaire contre toutes les manipulations.
Parce que vérifier n’a jamais été aussi difficile face à une intelligence artificielle encore insuffisamment contrôlée. « Visa » fête les photojournalistes, leur éthique, leur courage. « Visa » fête leurs droits à une juste rémunération et à la maîtrise de leur création. « Visa » fête la force et la beauté de leur travail. « Visa » fête le libre arbitre.
Visa pour l’Image est une fête, une fête en toute conscience.Vingt-sept expositions, six projections originales au Campo Santo, des rencontres avec les photojournalistes au Palais des Congrès et des signatures à la librairie du festival au Couvent des Minimes. Nous vous invitons à cette fête. Elle est gratuite grâce à l’engagement de nos partenaires publics et privés que nous remercions.Nous vous souhaitons une bonne… expérience.
Pierre Conte
Président de l’Association Visa pour l’Image – Perpignan
www.visapourlimage.com
Couvent Des Minimes, 12 Rue Louis Bausil, 66000 Perpignan
Entrée libre, tous les jours de 10h à 20h, du 30 août au 14 septembre 2025
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- - Publié le
- Philippe Cadu











