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Arturo Kameya & Suivre des chemins et...

Du 15 septembre au 28 novembre 2026 – Vernissage mardi 15 septembre de 15h à 20h

En résonnance de la 18e biennale de Lyon 2026 

Arturo Kameya – Vuelva mañana (Revenir demain)

À l’occasion de sa première exposition personnelle en France, l’artiste péruvien Arturo Kameya investit l’ensemble du Centre d’art avec un ensemble de nouvelles productions pensées spécifiquement pour le lieu. Peintures, objets, installations et vidéos transforment l’espace d’exposition en un environnement immersif, habité par les fantômes du passé et les incertitudes du présent, où se croisent récits historiques, mémoires et imaginaires de la fin du monde.

 

Quand le monde prendra-t-il fin ? En 2050 ? En 2030 ? Aujourd’hui ? Il y a deux semaines ? En 1492 ? S’agit-il d’un effondrement brutal ou d’une lente érosion ? Est-ce une expérience partagée ou le destin de quelques-uns seulement ? Tout dépend de celui ou celle à qui l’on pose la question.

Pour beaucoup, la fin du monde a commencé il y a cinq siècles. L’apocalypse n’est pas une catastrophe à venir : elle appartient déjà à l’histoire. Le temps dessine ainsi une géographie où le passé et le futur ne sont pas distribués de manière égale.

À travers un ensemble de peintures et d’objets prenant Lima comme point d’ancrage, ainsi que des vidéos réalisées en collaboration avec l’artiste Claudia Martínez Garay, Arturo Kameya interroge ce que signifie « vivre dans le futur » lorsque les promesses du progrès se heurtent aux héritages de la colonisation et aux réalités contemporaines. Ancrée dans l’histoire du Pérou et de l’Amérique latine, son œuvre fait émerger des récits dont les résonances dépassent largement ce territoire pour entrer en écho avec des enjeux mondiaux.

Arturo Kameya est réprésenté par la galerie GRIMM (NL-UK-US)

Suivre des chemins et tracer l’épaisseur du vent

Suivre des chemins et tracer l’épaisseur du vent rassemble les œuvres de Marwa Arsanios, Nelson Bourrec Carter, Rebecca Digne, Basir Mahmood et Flavie Pinatel.

L’exposition se construit autour de deux actions, celles de parcourir et de mesurer, entre déplacement et geste. Suivre un chemin, franchir une limite, porter une charge, tracer une ligne, courir, chanter. Les gestes qui traversent les cinq films ne racontent pas seulement des déplacements ; ils produisent des manières d’habiter un lieu, d’en éprouver les contraintes, d’en déplacer les usages ou d’en révéler les histoires.

Ces actions, ces mouvements, apparaissent sous des formes multiples : réelles chez Flavie Pinatel, empêchées chez Marwa Arsanios, rejouées chez Basir Mahmood, intimes et chantées chez Nelson Bourrec Carter, ou encore esquissées par les gestes chez Rebecca Digne. Elles ne désignent jamais un simple passage d’un point à un autre, mais une relation entre les corps et les espaces qu’ils parcourent, habitent ou transforment.

En regard, plusieurs œuvres rappellent que ces espaces ne sont jamais neutres. Ils sont mesurés, délimités, appropriés, imaginés, traversés par le droit, le travail, la mémoire ou les rapports de pouvoir. Les gestes filmés ne s’opposent pas frontalement à cet ordre ; ils en déplacent les contours et ouvrent vers d’autres échappées.

Présentées sur trois écrans dont les projections alternent et dialoguent, les œuvres invitent le visiteur.euses à circuler d’une image à l’autre. Le déplacement devient alors autant un motif de l’exposition que son principe de composition, transformant la circulation dans l’espace en une expérience de montage, de rencontres et de résonances entre les films.

Curateur invité : Nicolas Feodoroff

www.lecap-saintfons.com

Le CAP Saint-Fons, Centre d’art, Espace Léon Blum, Rue de la Rochette 69190 Saint-Fons Tél : 04 72 09 20 27