Nicolas Daubanes - Sur le fait, par erreur et au hasard
Du 11 mars au 2 mai 2026 - Vernissage samedi 7 mars à 17 hVernissage samedi 7 mars à 19h au Castelet Toulouse
En partenariat avec le Castelet – Mairie de Toulouse et en coproduction avec l’académie de France à Rome – Villa Médicis, le Frac Picardie ainsi que le Nouveau Printemps. La Maison Salvan remercie le Frac de Franche-Comté pour le prêt de l’œuvre « Mauvais œil ».
Dans le cadre du Printemps du dessin 2026.
Pour son exposition à la Maison Salvan, intitulée « Sur le fait, par erreur et au hasard », Nicolas Daubanes place en regard deux lieux de création d’un calibre bien distinct : un palais romain devenu la plus ancienne résidence au monde, peut-être la plus prestigieuse (la Villa Médicis), et une humble maison de village, devenue elle aussi lieu de résidence (la Maison Salvan).
Ce faisant, il organise une conversation avec des œuvres et des faits historiques. Sont ainsi convoquées, plus ou moins directement, les figures de Galilée, d’Ingres, de Velázquez ou encore de Courbet. Si des œuvres antérieures de son répertoire sont mobilisées dans l’exposition, l’artiste présente surtout des pièces récentes liées à ses recherches en cours.
Dans le prolongement de son approche singulière du dessin et de sa recherche autour de l’image, Nicolas Daubanes s’est, en effet, récemment lancé dans la production d’une série de photogrammes en mettant au point un protocole expérimental.
Ces nouvelles œuvres photographiques naissent de tensions entre l’accidentel et le maîtrisé. Pour les réaliser, l’atelier de résidence de l’artiste à la Maison Salvan se transforme en chambre noire. Il y installe un grand bain chimique et du papier photosensible, sur lequel un dessin sur verre est disposé. Alors l’artiste initie un infime et immense processus : il enclenche sa meuleuse et attaque un morceau d’acier. Les étincelles viennent activer la révélation.
Un instant fugace, littéralement fait de feu, fige dans le temps une image qui renvoie à l’enfermement de Galilée à la villa Médicis durant son procès, à des croquis d’Ingres, alors directeur de la prestigieuse résidence, ou encore à une peinture de Velázquez, toujours inspirée de l’architecture du palais romain…
Au total, l’exposition à la Maison Salvan prolonge des expériences plastiques autour de la photographie, débutées à la Villa Médicis alors que Nicolas Daubanes y était pensionnaire (2024-2025). Elle permet, treize ans après sa première venue dans la structure labégeoise, de mesurer l’étendue du chemin parcouru ainsi que les nouveaux horizons qui appellent l’artiste.
www.maison-salvan.fr
Maison Salvan, 2 Rue de l’Ancien Château 31670 Labège . Tél: 05 62 24 86 55
Ouvert du mercredi au samedi de 15 à 19h
- Dessin
- - Publié le
- Philippe Cadu














