Caroline Mesquita, Lucie Douriaud, Colin Riccobene
Du 26 avril au 20 septembre 2026 - Vernissage samedi 25 avril à 17h
Caroline Mesquita- Grand bassin
Le temps d’un été, l’usine du Creux de l’Enfer se métamorphose en bains publics : comme par enchantement, les sculptures métalliques de l’artiste Caroline Mesquita investissent ce lieu industriel pour en faire le théâtre d’une joyeuse agitation.
Autour d’un grand bassin vert-de-gris aux allures de piédestal, des figures articulées à taille humaine, en laiton peint ou patiné, semblent participer à un grand rituel collectif, dans une effervescence trouble.
Au fil de la déambulation, le visiteur s’immerge dans cette installation, bracelet de piscine au poignet. Il s’égare tel un voyeur hébété dans cette foule bigarrée, depuis les cabines du vestiaire munies d’oeilletons au rez-de-chaussée, jusqu’à la découverte de la source de ce bain à l’étage.
Lucie Douriaud – Filafilon
La pratique de Lucie Douriaud se développe autour d’un questionnement général sur les matières et les matériaux qui nous entourent, ainsi que sur leurs modes d’extraction et d’enfouissement dans le sol. Faisant directement référence aux filons d’or et de minerais — ces masses de substances minérales formées dans une fente de l’écorce terrestre — son exposition nous invite à suivre le cheminement d’une pensée incarnée dans la matière.
Fossiles du futur et dessins tissés de motifs géométriques ou cristallins se mêlent à des images microscopiques de plastiques, de minéraux ou de métaux. Ces oeuvres composites témoignent de plusieurs années de recherches autour du paysage, enrichies par des expérimentations récentes issues de sa résidence au Lycée Jean Zay de Thiers.
Colin Riccobene – Tempus fugit
La pratique sculpturale composite de Colin Riccobene s’attache à la notion du temps, et aux traces du passé qui jalonnent l’espace urbain.
travers l’exploration des villes de Thiers et de Saint-Etienne, marquées toutes deux par une prospérité industrielle et commerciale révolue, il s’est particulièrement intéressé aux devantures abandonnées, dont l’histoire peut encore se lire à travers des ornements architecturaux, des traces d’enseignes ou encore des graffitis.
En prenant appui sur ces vestiges du passé par le biais de prélèvements et de collectes diverses, Colin Riccobene souhaite confronter les regards des habitants sur leur ville : celui des anciens qui entretiennent la mémoire du patrimoine local, et celui de la jeunesse, dont les perspectives nouvelles réinterrogent les lieux.
www.creuxdelenfer.fr
Le Creux de l'enfer - centre d'art contemporain, 85 Avenue Joseph Claussat, 63300 Thiers.
Tél : 04.73.80.26.56
- Arts Plastiques, Installation
- - Publié le
- Philippe Cadu














