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Richard Conte – Au bal des Humanimaux

Du 23 mai au 21 juin 2026 - Vernissage samedi 23 mai à 17h

Les reconnaissez-vous ? Parbleu oui : Le fameux perroquet; le sanglier traqué par les chiens; ici une kyrielle d’oiseaux, là un bébé rhinocéros ! D’habitude les animaux se planquent ou fuient, ici ils font face, ils se pavanent comme des humains, ils vous fixent avec leurs yeux fanfarons ou ombrageux. 

Leurs pattes se font bras ou jambes. Ne dirait-on pas des monstres, ceux qu’on montrait jadis à la foire? Je les appelle des humanimaux. Ni trop humains ni trop bêtes, ils ne viennent pas de la mer ou de la forêt, ne sortent pas d’un nid ou d’un terrier, non, ils naissent du ventre de la peinture, de la moisson des lignes, comme si la main s’imaginait en figures merveilleuses ou grotesques. À trop remuer la matière, elle se change en chimères et finit par conter des fables bariolées sans se priver, tant qu’à faire, de paillettes, d’or et de fluo… 

Nous sommes des animaux qui se montrent, fringants dans leurs oripeaux, qui posent nus pour les peintres ou plus souvent les photographes, alors qu’il faut traquer longtemps les bêtes à l’état sauvage pour en fixer quelque furtive apparition. Mais l’image n’est pas le problème essentiel de la peinture même si celle-ci en emprunte souvent les apparences. Non, la peinture est plus ambitieuse ! Elle veut saisir le Réel en plein vol, restituer quelques pincées d’inconnaissable. Et c’est cette quête, quand elle réussit, qui nous bouleverse. 

Les animaux qui apparaissent à travers les masques de la peinture ne sont que les messagers émus d’un « je ne sais quoi » qui frissonne, « Un appel de chasseur perdu dans les grands bois » soupirait Baudelaire. 

Tous les animaux sont beaux parce qu’ils sont entièrement voués à ce qu’ils sont, tandis que nous sommes éventuels, pris dans l’indétermination d’un devenir-humain qui se cherche aveuglément. 

Richard Conte

Vit et travaille à Paris et à Noirmoutier.

Depuis ses premières expositions marquantes (théâtre des Amandiers, Nanterre, 1980 ; galerie Pierre Lescot, 1983), Richard Conte n’a cessé de montrer son travail, que ce soit comme peintre, sculpteur, performeur ou vidéaste. Ses œuvres sont présentes dans de nombreuses collections publiques ou privées, en France et à l’étranger (Corée, Danemark, Royaume-Uni, USA, etc.) 

En 1998, il a peint en direct la Coupe du Monde de football (64 tableaux pour 64 matchs), performance renouvelée à Busan en Corée en 2002. Il a aussi initié des œuvres collaboratives avec les joueurs de boules (ouverture du festival Chalon-dans-la-rue en 2004) et Pommes libertines avec les jardiniers du Potager du roi à Versailles entre 2008 et 2010). Depuis 2017, il se consacre principalement à la peinture avec les animaux pour source de création.

www.galerie-oeil-ecoute.fr

Galerie l’Œil Écoute, 3 quai Romain Rolland 69000 Lyon 5ème Tél : 06 09 75 71 98 ou 06 82 72 02 50
Ouvert vendredi & samedi : 14h à 19h - dimanche : 11h à 17h et sur rendez-vous