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Nurhidayat & Nicolas Pégon – Le vertige du détail

Du 21 mai au 27 juin 2026 – Vernissage jeudi 21 mai de 18h à 21h

Pour l’exposition « Le vertige du détail », Nurhidayat et Nicolas Pégon ont accepté ma proposition d’un duo show car chacun apprécie le travail de l’autre. Tous les deux s’expriment par le dessin (Nurhidayat peint aussi) et exposent dans ma galerie depuis son origine. Virtuoses de la représentation, ils possèdent surtout la grâce dans leurs oeuvres.

Nicolas Pégon crée un univers hyper réaliste, des mélanges improbables, des apparitions d’objets familiers que nous reconnaissons au fil de ses expositions. Mais il ne se contente pas de reproduire, il fabrique un univers, des personnages tatoués, sexués, grimaçants, souvent de ses intimes.

Nurhidayat est guidé par l’onirisme. Inspiré au début de sa carrière par son Indonésie natale, il s’en affranchit mais revient pour la série Lullaby, dans les forêts. Il crée alors des personnages hybrides entre l’homme et l’animal , dans la poésie de la nature. Ce surréaliste contemporain aime à nous surprendre, lui aussi, dans ses « collages » improbables.

J’admire énormément ces deux artistes et vous invite à découvrir leurs univers

Valérie Eymeric

NURHIDAYAT 

Né en 1973 sur l’ile de Java, en Indonésie, vit et travaille dans la Loire. Diplômé des Beaux arts de Bandung en 1994.

« J’ai toujours entretenu une relation étroite avec la forêt. Petit, je les percevais comme des lieux mystiques, à la fois dangereux et sacrés ; mais je les voyais également comme des zones parfois inexplorées, remplies de divers secrets, les zones d’ombre de nos esprits. La notion de « forêts refuge » me parle beaucoup. 

En effet je les perçois comme des temples du silence, propices au calme ; des lieux confidents où nos problèmes se font oublier. Il nous suffit de tendre l’oreille pour prendre conscience du bruit des oiseaux, des branches sous le vent et du craquement des troncs comme des berceuses pour notre intériorité. 

Les forêts s’apparentent au décor d’un théâtre, flattées par les nuances de jours et par l’ambiance brumeuse et mystérieuse qui y règne. Pour toutes ces raisons, les forêts ont un effet thérapeutique ; fascinantes et envoûtantes, elles me permettent une plongée directe dans l’âme. »

NICOLAS PÉGON 

Né à Lyon en 1984, vit et travaille dans la Loire. Diplômé des Beaux arts de Lyon en 2007.

Le travail de Nicolas Pégon explore la puissance symbolique du visage humain, en particulier à travers le regard. Ce dernier, miroir de l’âme selon Levinas, devient le point d’ancrage de l’image, captant d’emblée l’attention du regardeur. Il incarne l’humanité dans ce qu’elle a de plus vulnérable et de plus responsable. 

Toutefois, ce regard peut parfois se faire absent : les paupières se ferment. Bien que tournés vers l’intérieur, les yeux du modèle semblent néanmoins ouverts à une forme de conscience élargie, donnant accès à un éveil intérieur et une vérité plus profonde que celle transmise par la simple perception visuelle. 

Ce paradoxe, fermer les yeux pour mieux voir est au cœur de la quête picturale de Nicolas Pégon, qui cherche à révéler l’invisible derrière l’image. Autour de cette accroche visuelle centrale, l’artiste construit un univers où le visage se transforme, submergé par des éléments organiques, végétaux, rituels.

Les dessins de Nicolas Pégon cherchent à désarticuler les représentations classiques du portrait, pour tendre vers une forme d’animisme visuel. Il envisage le corps humain en fusion avec la nature, comme dans un rêve ou un rite ancestral, en convoquant un imaginaire primitif nourri par des références aux sociétés tribales : tatouages, cicatrices, parures végétales, ossements, masques, totems, et symboles chamaniques. Les figures représentées, qu’elles soient masculines ou féminines, évoquent des entités hybrides : sorcières, esprits tutélaires ou figures hallucinatoires. 

Les poitrines exhibées, les torses marqués et décorés interrogent notre rapport occidental au corps, à la pudeur et à la spiritualité. Détachés des codes classiques de représentation, ces corps s’inscrivent dans un rapport plus archaïque et sacré au vivant. Les portraits prennent ici une dimension totémique, évoquant des métamorphoses rituelles ou des états de passage, où l’humain se fond dans une nature régénératrice et sauvage — entre humanité et animalité, entre mythe et mémoire. Ils participent d’une réinvention des genres, où sensibilité, spiritualité et porosité au monde vivant sont pleinement assumées.

Visage-totem, pour une fusion primitive, texte d’Agathe Anglionin.

www.lagalerievalerieeymeric.fr

Galerie Valérie Eymeric, 33 rue Auguste Comte - 69002 Lyon Tél : 06 95 72 48 74