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François Daireaux - Discover

Du 5 mars au 30 mai 2026 - Vernissage le samedi 7 mars à 18h30
Rencontre avec Emmanuel Lincot samedi 7 mars de 16h à 17h30

“ Durant des années, dans un exercice pugnace et solitaire, j’ai arpenté à de multiples reprises plus d’une centaine de villes chinoises très peu visitées par les étrangers et encore très peu documentées par les photographes. Cette dérive photographique a commencé à Anshan dans le Nord-Est de la Chine, puis s’est poursuivie de ville en ville, toujours plus à l’Ouest jusqu’au Xinjiang, région où aujourd’hui il est devenu impossible de faire image.

Pour moi, la marche est cet espace-temps nécessaire pour que surgisse l’événement visuel. J’ai abordé ce pays avec mon regard d’étranger, me laissant guider par mon intuition, sans cartes ni plans bien établis. Acceptant de me perdre pour laisser place à l’imprévisible et à l’interprétation. 

C’est aussi avec un regard pétri de mon expérience de sculpteur et nourri de références à l’art occidental que j’ai appréhendé différents aspects de la réalité chinoise. Les gestes et la transformation de la matière sont depuis toujours au coeur de mes préoccupations artistiques.

De 2004 à 2018, il s’est agi d’y aller voir, en prenant à bras le corps ce colosse asiatique afin de l’éprouver physiquement et mentalement, pour que naissent de mes expériences de terrain mes propres images, mon propre regard d’artiste photographe sur cette transformation d’un monde à la fois si lointain et si proche. Mes projets, qu’ils soient sculpturaux, photographiques ou filmiques s’élaborent toujours sur un temps long. Sillonnant ces innombrables villes de leur centre à leur périphérie, je me suis bien souvent égaré pour que surgisse à un moment donné devant moi « ce que je vois, ce qui me regarde». 

Observant avec insistance la propagation sidérante de phénomènes d’urbanisation à des échelles incommensurables, scrutant la tension entre les architectures mégalomanes et les vies minuscules d’hommes et de femmes, perdus, parfois pris de folie, comme abasourdis dans ce nouveau monde de béton et d’acier. Là, l’arrogance des plus forts, l’exploitation des plus faibles et le mépris de la vie humaine ont pris les formes les plus impitoyables. Il en résulte des situations d’une extrême violence mais aussi parfois incongrues ou équivoques. 

Un monde en chantier à perpétuité, entre construction et destruction. Au milieu de cette vaste opération d’uniformisation, objets, étals, scènes de rue sous forme d’éclats ici et là, évoquent la persistance de l’ancien, les reliquats d’une humanité qui résiste face à un monde qui advient. Chacune de ces photographies est à appréhender comme un micro-récit et le montage de ces images esquisse un scénario, celui d’une mutation chinoise annonciatrice de transformations profondes de notre monde. “  

François Daireaux

Prendre la décision de partir et aller voir ailleurs s’il n’y est pas : c’est le choix de l’artiste François Daireaux qui n’a de cesse de prendre le pouls du monde, ses battements, pressions et pulsations, ses cadences, ses arythmies, ses moments de pause, ses silences et ses vacarmes. 

A la recherche de points de contact possibles, en quête de sons, d’images animées et d’images fixes mémorisés grâce à ses appareils d’enregistrement embarqués, caméra numérique, appareil photo argentique et enregistreur sonore, François Daireaux va à la rencontre d’endroits particuliers du monde et ses pas le portent là où l’homme vit et travaille. 

Hors des cartographies touristiques et de toute forme d’exotisme, voilà près de vingt-cinq ans qu’il part seul dans des pays qu’il ne connaît pas pour en tirer des expériences. Il compose ainsi le vocabulaire de son œuvre qu’on peut aborder comme un espace étendu de la sculpture – y compris dans sa manière de construire ses images photographiques et ses films. 

Il travaille comme un glaneur, de formes, de situations, d’images dans un exercice pugnace et solitaire du regard. Il creuse et sculpte les couches du réel, obsédé par le geste et les transformations qu’il opère tant dans la matière que dans l’espace social. 

Ces dernières années, le travail photographique et filmique de l’artiste s’est intensifié pour affirmer une œuvre visuelle dont on saisit aujourd’hui les contours et les engagements, tant dans le questionnement de l’aliénation des corps que dans une approche sensible de l’entropie urbaine des pays émergents.

www.lebleuduciel.net

Le bleu du ciel, 12, rue des fantasques 69001 Lyon Tél : 04 72 07 84 31
ouvert du mercredi au samedi de 14h00 à 18h00 et sur rendez-vous pour les groupes