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Exposition du 20 Mars au 30 avril 2010 http://exprmntl.fr
Vernissage le vendredi 19 mars 2010 (18h30/ 21h)
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Un ours mal léché dans mon jardin
Yu Matsuoka est une peintre japonaise installée depuis sept ans en France, où elle a étudié aux Beaux-Arts de Paris après avoir terminé sa formation aux Beaux-Arts de Kyoto.
Pour sa nouvelle exposition à la galerie EXPRMNTL, Yu Matsuoka montre un ensemble de peintures de moyen et de grand format dont la plupart figurent des paysages. Le sujet n’en est pas manifeste au premier regard. Certaines semblent plutôt, d’emblée, des tableaux abstraits. Ce sont des compositions picturales d’une grande complexité et d’une éblouissante richesse d’invention. Ces peintures sollicitent plusieurs distances de regard. À distance, on est frappé par les grandes lignes de leur construction. À mesure que l’on s’approche, le regard est captivé par un fourmillement de propositions, parfois minuscules, qui sont un nouveau plaisir pour l’oeil. La technique est apparemment simple: une peinture liquide appliquée en petites touches et jouant de multiples transparences. La palette est riche et raffinée. Des gris colorés (ces «non-couleurs» qu’évoque De Kooning en les appelant «des couleurs de foie») font scintiller ailleurs les aplats de couleurs vives. Par endroits, dans les détails, cela ressemble aux petits éclats de couleurs qui flottent devant les yeux quand on ferme les paupières, ou à de mini-galaxies de pierres précieuses. L’espace figuré dans ces toiles est complexe et profond, on a l’impression d’éléments flottant sur plusieurs plans entre deux eaux. Plusieurs tableaux montrent d’ailleurs des étendues liquides avec leurs transparences et leurs reflets (réminiscences d’un «monde flottant»? – même si l’on sait que l’acception première de cette expression japonaise est tout autre). Il y a des tourbillons à la Vinci (dont Yu Matsuoka est une lectrice érudite), des effets de kaléidoscopes (qu’elle affectionne). «Regarder des belles images», dit l’étymologie du mot kaléidoscope. C’est précisément à quoi l’exposition de Yu Matsuoka nous nvite.
Le tourbillon des petits joyaux (ou taches, ou pétales), qui complexifie l’espace de ces paysages n’est pas distribué «all-over» comme dans certains tableaux de Peter Doig dont ils évoquent parfois le chatoiement. Les taches se concentrent en constellations plus ou moins denses qui contrastent avec les zones vierges, en un équilibre qui évoque clairement l’usage du vide dans la peinture paysagère extrême-orientale. Mais le vide, chez Yu Matsuoka, n’est pas le support laissé en réserve, c’est un vide peint.
L’héritage japonais de Yu Matsuoka affleure partout, mais dans une virtuose synthèse. Par exemple dans ce paysage panoramique (qui a la beauté des paravents dorés et végétaux de Sotatsu Tawaraya) où elle utilise, de manière détournée et peut-être inconsciente, le topos du pin tortueux à la symbolique si codée.
Il convient de dire un mot sur la méthode de Yu Matsuoka, du moins sur celle utilisée pour les tableaux de cette exposition. L’artiste commence par collecter des photos, non les siennes, mais des photos trouvées dans des livres ou sur Internet. Les motifs une fois retenus, elle trace sur sa toile, au pinceau, dans diverses couleurs, un écheveau de lignes très denses qui décrivent non seulement les contours des formes observées mais aussi celui de toutes les données visuelles présentes: reflets, valeurs, ombres. Elle remplit alors de couleurs ce lacis complexe, en un patient travail de coloriage. Les aplats qu’elle pose gagnent vite en richesse par le jeu des superpositions. Le motif de départ disparaît sous la fragmentation colorée.
Dans la plupart des tableaux il n’est presque plus reconnaissable (Yu Matsuoka a inauguré cette méthode dans ses extraordinaires paysages de montagnes dessinés au feutre et publiés l’an dernier dans Frédéric Magazine).
EXPRMNTL Galerie
18 rue de la bourse
31000 Toulouse – France
+ 33 562.27.26.92
06.74.70.24.17
www.exprmntl.fr
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Vernissage mardi 16 mars 19:00 – 22:00 http://www.bicoq.com/
http://www.arthelenemongin.com/
Les paysages traversés en train
Sur la ligne Boussens-Toulouse, des paysages intermédiaires défilent par la fenêtre du train.
Entre villes et campagnes, ces paysages banals de larges étendues plates et monotones de champs cultivés et de zones industrielles, se dessinent en toile de fond.
Des lumières particulières se conjuguant au mouvement du train, donnent au paysage une dimension cinématographique, onirique, mélancolique et parfois fantasmagorique.
En premier plan, des formes étranges d’usines, d’arbres se mêlant à des pylônes surgissants et de petites gares de patelins, apparaissent en surimpression ou en contre-jour, déformés par la vitesse et la lumière, puis disparaissent à notre vue.
La vitesse emporte avec elle les formes et les détails du paysage qui défile ; l’œil capte des formes éphémères qui s’évanouissent à peine qu’elles apparaissent dans leur défilement.
Le mouvement, la lumière, l’obscurité, sont autant de phénomènes qui avalent et révèlent à la fois ces paysages traversés.
Se révèlent alors dans l’image des silhouettes mystérieuses, intemporelles, prêtent à se désintégrer d’un instant à l’autre… ce sont des corps-mirages.
Fixés en images photographiques, ces paysages traversés deviennent des « images-source » que je revisite par la peinture.
Chaque photographie a subie préalablement de multiples altérations par différents modes de reproduction de l’image. Ces altérations provoquent une trame au sein même de l’image et une déperdition de celle-ci qui modifient l’aspect du paysage et de son atmosphère.
Sur les traces de la reproduction mécanique et numérique de l’image, je tente de poser la trace poétique du geste de l’homme, par ma main, ma sensibilité et par des couleurs issues de mélanges organiques et chimiques.
Une dernière exposition à la lumière transfigure à la fois ces paysages traversés et leur image.
Ces paysages traversés, deviennent au cours du processus de création, des paysages réels et imaginaires à la fois, traversés par ma conscience, mon histoire, mes projections, mes rêveries.
Ces paysages traversés en train, est un questionnement sur la perception, la captation, l’altération, la transformation et la transmutation à travers la trame, la couleur, la trace, où l’organique, le mécanique, le vivant et l’inanimé se confondent. L’atmosphère fantasmagorique et étrange de chaque paysage, suscite des espaces résurgents, entre passé et devenir, apparaissants et disparaissants, en désintégration imminente.
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Bicoq’
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2, rue du coq d’inde
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Toulouse
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VERNISSAGE LE JEUDI 18 MARS 2010, à partir de 18h30 en présence de l’artiste. http://www.galerie-lemniscate.com/
  
Dans le cadre des 22ème Rencontres Cinémas d’Amérique Latine de Toulouse
Se saisissant de photogrammes de films de trois cinéastes chiliens de diférentes générations (Cristián Sánchez, José Luis Leiva et Elisa Eliash), elle en a fait une grande part de son travail. Elle y recueille des moments intimes, un peu fragiles et désolés. Bien sûr, du point de vue d’Anelys, il ne s’agit pas de rechercher «la grande scène», ni même de procéder à une récupération iconographique de ces films. C’est plutôt qu’il y a quelque chose qui l’attire intuitivement, chez ces autres artistes, quelque chose de magnétique et de mystérieux, qui est ce qui la pousse à élaborer une autre œuvre.
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18:30 – 22:30
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galerie lemniscate
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23 rue Edourad Dulaurier
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Toulouse
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http://adeleotto.blogspot.com
jeudi 18 mars, Bar Un Singe en Hiver, 28 Rue des Blanchers
Vous pouvez vous procurer la revue à Toulouse :
A la librairie Floury frères, 36 rue de la Colombette
A la librairie des Abattoirs, 76 allées Charles de Fitte
Au Bicoq, 2 rue du coq d’Inde
A la galerie GHP, 11 descente de la halle aux poissons
Exposition visible du 24 mars au 19 juin 2010
Chapelle Saint-Jacques – Avenue du Maréchal Foch – 31800 Saint-Gaudens
www.lachapelle-saint-jacques.com
Sous un tapis de feuilles ou sur un pré vert et plutôt le matin
Photographe, préoccupée du rapport entre culture et nature, Anouck D-G ré interroge les fondamentaux de l’image en observant un phénomène naturel, la sporulation du champignon. Elle nous offre à voir un univers poétique personnel où résonnent trace, absence et espace.
Coprin chevelu, coprin noir d’encre, coprinus. Elle a choisi ceux-là. Les meilleurs. C’est eux qui pondent le mieux. Cueillis et posés droit sur la plaque, ils expulsent leurs spores qui se déposent tout autour, légers, volatiles. 24 heures leur suffisent . Milliard d’infimes particules reproductives : c’est leur dépôt qui laisse une trace. Comme le souffle d’une présence, l’empreinte d’une source de vie, inévitablement stérile sur le brillant du papier, dans l’artificiel de ce terrain, inepte.
Dense, veloutée, la matière nous guide dans le creux de la nuit. Comètes et nébuleuses. On traverse l’espace-temps à travers la béance: petit retrait tout lisse formé par le pied du champignon. L’encre de seiche et la poussière d’étoile se sont déposées au creux du pelage sombre de ces drôles de bêtes qui, gueules ouvertes, ont laissé leur cerveau à ciel ouvert. On tombe à la renverse dans le gouffre de leur œil, dans l’angoisse d’un puits blanc – de celle qui reste quand tous sont partis. L’archaïque et l’ultime.
Noir sidéral et quelques plats d’amibes.*
Revue Multiprise
8 bis chemin lapujade – 31200 Toulouse
www.revue-multiprise.com
Rencontres Internationales Sciences et Cinémas (RISC)
International Science & Film Festival 4e édition
MARSEILLE (FRANCE) / 2-7 NOVEMBRE 2010
L’association Polly Maggoo, organisatrice de (RISC), lance un appel à candidatures.
Tous genres de films (documentaire, fiction, film expérimental, art vidéo, animation, essai,…), dont le sujet est directement lié à des thématiques scientifiques (sciences fondamentales, sciences du vivant, médecine, environnement, sciences humaines et sociales…) sont éligibles.
Il n’y a aucun critère de durée ni de format (vidéo ou pellicule). Les films doivent être en version originale, soit française si la production est francophone, soit sous-titrée en français si la production est non francophone.
Les productions les plus récentes seront privilégiées (cependant, la date de réalisation n’est pas un critère exclusif).
Cette manifestation est non compétitive. Date limite d’inscription : 15 mai 2010 http://www.pollymaggoo.org/
www.polkamagazine.com
L’édito
NOUS SOMMES TOUS DES IMPRUDENTS COUPABLES
Par Alain Genestar
Ses mains tremblaient tellement qu’il n’arrivait pas à recharger son Contax. Robert Capa raconte, dans son livre Juste un peu flou (Delpire, 2003), sa peur sur cette plage de Normandie, Easy Red, ce 6 juin 1944 au petit matin. Il est là, en première ligne. « L’eau atteignait ma lettre d’adieux dans la poche de ma chemise. » Les soldats tombent, tués, blessés. « Chacune des balles frappait un corps. » La mer est rouge de sang. « Une peur nouvelle et différente me tordait le visage.
Il est là, un casque sur la tête, à photographier, à immortaliser ces heures essentielles de l’histoire de l’humanité. Capa a peur, mais il est courageux. Cette guerre n’est pas sa première. Déjà, il a fait celle d’Espagne. Et il mourra dans une autre, celle d’Indochine. Alors « imprudent », Capa ? D’une « imprudence coupable », Capa ? « Inconscient », Capa ? Poser ces questions ordinaires, qui touchent à la vie ordinaire, c’est réduire le métier de Capa, des reporters et photographes de guerre, à un métier ordinaire.
Dès lors, Claude Guéant a tort. Le secrétaire général de l’Elysée, interrogé au début de l’année sur le sort des deux journalistes de France 3 détenus en Afghanistan, répondait : « Ils sont inconscients. Ils ont agi en contradiction avec les consignes de sécurité. Leur imprudence est vraiment coupable. » Claude Guéant a le droit de penser ainsi. Chacun est libre de penser ce qu’il veut. Mais le dire en public, à un micro, alors que ces journalistes sont privés de liberté, que leur vie est en danger, est non seulement d’une « imprudence coupable « , mais révélateur du peu de considération que les gens du pouvoir, aujourd’hui, ont de la presse et des journalistes. Souvenez-vous d’autres otages. D’autres temps. D’autres moeurs.
De Jean-Paul Kauffmann dans les années 1980 à Beyrouth. De Michel Peyrard en Afghanistan, en 2001. De Florence Aubenas et Hussein Hanoun, en Irak en 2005. A-t-on souvenir d’avoir entendu un homme politique les traiter d’ »imprudents coupables » ? La France entière était mobilisée autour de Kauffmann, Fontaine, Normandin, Carton, Seurat. Leurs photos se sont inscrites en ouverture des journaux de 20 heures jusqu’à leur libération. Cette communion autour d’hommes dont certains risquaient leur vie et leur liberté pour informer sur la guerre était réconfortante. Il y avait, dans ce soutien, comme un sentiment d’appartenance à une même communauté.
Permettez-moi d’évoquer une expérience personnelle. Quand Michel Peyrard, grand reporter à Paris Match, a été enlevé en octobre 2001 en Afghanistan par les talibans, je dirigeais le magazine. Et je me souviens des conversations, des points que nous faisions chaque jour au téléphone avec le président Jacques Chirac, ou le premier ministre Lionel Jospin. Jamais un mot de reproche, une remarque agacée, une réflexion déplacée, un propos de polémique. Au contraire, des encouragements, du réconfort et une détermination sans faille. Même mobilisation, efficace et élégante, autour de Florence Aubenas. Autres temps. Autres mots.
Claude Guéant reproche aux journalistes de France 3 de faire « courir des risques à beaucoup de nos forces armées ». Et de coûter de l’argent. Un coût qui, selon le général Georgelin, chef d’Etat-major des armées, interrogé à son tour le 21 février sur Europe 1, s’élèverait à « plus de 10 millions d’euros ». L’époque – celle des jours actuels – est désormais à la comptabilité de la générosité, à la réprimande, à la discorde, à la désignation des présumés coupables. On dénonce leur comportement en public, au mépris de la discrétion qu’imposent ces circonstances. On les montre du doigt. On les expose à la vindicte populaire, les accusant de gaspiller l’argent des contribuables et de jouer avec la vie de nos fiers soldats.
Jamais les journalistes et les photographes n’ont demandé à être traités avec une considération particulière. Ils n’exigent aucun régime de faveur – surtout pas -, mais seulement le respect dû à leur métier qui, dans certaines circonstances exceptionnelles – et la guerre, bien sûr, en est une -, s’exerce dangereusement, exige un courage et une audace qui échappent aux règles normales de la vie ordinaire.
Sans l’audace et le courage de Robert Capa, sans l’audace et le courage des reporters, les lecteurs, les auditeurs, les téléspectateurs, le public, les citoyens ne seraient pas informés de la réalité de la guerre. De la « vraie » réalité, celle qui ne s’écrit pas ni ne se photographie, à l’abri du danger.
Alors, « imprudents coupables », Capa et les autres ? Oui, nous sommes tous, par profession, journalistes et photographes, des « imprudents coupables ».
Alain Genestar, directeur de la publication
 www.polkagalerie.com
exposition de photographies
11 Mars-22 Mai 2010
du mardi au samedi,
de 11h à 19h30.
à POLKA GALERIE
Cour de Venise,
12 rue Saint-Gilles Paris 3ème
Publié avec l’autorisation de Polka Magazine
Vernissage de l’exposition le 10 mars à 19 h


Informations complémentaires :

Vernissage le vendredi 26 Mars
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Surréalisme quotidien
Le quotidien pour l’appréhender nécessite une petite gymnastique intellectuelle ou conceptuelle, comme peut le faire la sociologie pour analyser ce qui apparait au commun des mortels comme banal ou habituel.
L’idée de départ est de poser mon regard sur le quotidien de mon intérieur en reproduisant avec l’appareil le myope que je suis sans mes lentilles de contact et le champ de vision extrêmement réduit que je peux avoir.
Mais ce jeu d’objectif m’as entrainé plus loin que je ne pensais dans un univers on l’on croit reconnaitre l’objet, ou pas
Au fil de ces images, le spectateur se trouve confronter à des objets communs, mais dé contextualiser par l’angle de vision et le flou, qui peut approcher le surréalisme pour certaines photos.
On est parfois entre rêve et réalité, le matin au petit déjeuner, au moment ou nous rassemblons nos esprits, dans cet entre deux ou le réel n’as pas encore pris le pas sur les traces de nos rêves évanouis. Philippe Cadu
Exposition du 26 mars au 21 mai
111, route de Blagnac – 31200 TOULOUSE
Tél. : 06 22 47 45 35 – http://www.lunares.fr
Exposition aux Abattoirs du 16 mars au 9 mai 2010.
En lien avec la nouvelle production du Théâtre du Capitole de Erwartung, Pierrot lunaire et La Voix humaine
15 mars, à partir de 17h00, inauguration de l’exposition aux Abattoirs
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« Pour moi, la peinture a toujours été comme la composition. Elle m’a donné la possibilité de m’exprimer, de partager mes émotions, mes idées et mes sentiments. » Arnold Schönberg
Au tournant du XXe siècle, de nombreux créateurs en rupture avec l’académisme s’engagent dans de nouvelles voies artistiques. En tête de ces chefs de file, le compositeur viennois Arnold Schönberg écrit ses premières oeuvres atonales qui bouleversent l’histoire de la musique, en dépassant les règles établies de la composition classique et de l’harmonie traditionnelle. Durant ces mêmes années où il compose son Deuxième quatuor, ses opéras Erwartung et La Main heureuse, il entame une intense activité de peintre. Cette nouvelle vocation qui a souvent été nterprétée comme une façon de se rattacher à l’univers concret de l’image face à l’aspect immatériel de la musique, génère de très nombreuses toiles.
Réparties en différents genres, elle évoluent en impressions, portraits, natures mortes, esquisses de scénographies et même en caricatures ou représentations de cartes à jouer. Bien loin d’une simple peinture d’amateur, cet ensemble visuel catalyse à lui seul, du symbolisme le plus tardif à l’abstraction pure, de l’expressionnisme à un figuralisme lyrique, les principaux courants picturaux de cette époque. Au centre de ce corpus, une très longue série d’autoportraits où la figure semble tantôt disparaître ou au contraire s’affirmer dans des couleurs violentes et contrastées. Ces Visions ou Regards ainsi que le compositeur les appelle, révèlent toutes, telles des projections d’états d’âmes, le miroir psychique tourmenté et sensible de l’artiste. Reconnue aujourd’hui comme une oeuvre majeure, ces huiles, gouaches ou pastels font partie des joyaux de la peinture expressionniste. Ce phénomène rare, d’un créateur à la fois compositeur de génie et peintre, est d’autant plus singulier, qu’à la même époque, Arnold Schönberg fait la connaissance du peintre russe Vassily Kandinsky, l’un des pères de l’abstraction picturale, avec lequel il se lie d’amitié et entretient une longue correspondance. … Poursuivre la lecture …
Œuvres de la collection les Abattoirs / FRAC Midi Pyrénées
Jeudi 11 mars – à partir de 18h30 : Vernissage
Du mardi 9 mars au jeudi 22 avril 2010
Jaume Plensa s’est imposé sur la scène internationale grâce à ses sculptures monumentales, il est cependant l’auteur de nombreuses œuvres sur papier. Ce sont principalement ces œuvres en deux dimensions que l’exposition Trans-Figuration donne à voir.
La série d’imposants visages réalisés en xylographie oscille entre représentation anthropomorphe et représentation zoomorphe. La ligne pourtant forte et vigoureuse suggère plus qu’elle n’affirme, brouillant la frontière entre évocation humaine et animale.
Avec sa carcasse de fer oxydé, la sculpture Torse prolonge cette ambiguïté. Ce corps évidé, comme ci la substance interne en avait été aspirée, plonge le spectateur dans la perplexité : face à quel vestige suis-je ? A quelle métamorphose suis-je en train d’assister ?
Qu’il agisse en volume ou sur la surface du papier, Plensa transforme les corps, bouleverse profondément les apparences. Ses hybridations constituent finalement des transfigurations des choses tant biologiques que mystiques.
Loin d’être de simples transpositions en deux dimensions des ouvrages sculptés, les œuvres sur papier sont liées à ceux-ci par un subtil jeu de correspondances : articulation des pleins et des vides, effets de relief et de texture, traits longs et massifs. Finalement c’est à un dialogue entre volume et planéité, entre ligne et surface, entre formes humaines et formes animales que le visiteur est invité à assister.
Mercredi 17 mars – 18h30-20h : Visite commentée
Samedi 22 mars – 15h -18h : Rencontres autour des œuvres
La Plateforme d’Art de Muret et le FRAC Midi-Pyrénées mènent conjointement un projet d’exposition annuelle depuis 2007.
Plateforme d’Art de Muret
A la Théâtrerie, 1, square des combattants d’AFN, 31 600 MURET
05.34.63.98.19
www.facebook.com/plateformedartdemuret
www.mairie-muret.fr
ARTS & CULTURES – HISTOIRE DE L’ART
A partir du 2 mars 2010 2ème Session
« Clés pour l’art contemporain »
« Découvrir ou regarder autrement l’art d’aujourd’hui »
Mardis 2 mars, 9 mars, 16 mars, 23 mars,
30 mars, 6 avril 2010
17h45 > 19h15
(Rez-de-chaussée – Château de la Falgalarié)
Professeur : Chantal Villaume-Raynal
Arts et Cultures
Château de la Falgalarié
81200 Aussillon
Tel : 05 63 61 44 16
http://www.artsetcultures.com
Vernissage jeudi 11 mars à partir de 18h30
LABORATOIRE PHOTON
8, rue du pont Montaudran
31000 TOULOUSE
Tel : 05.61.62.44.95
www.labo-photon.fr
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| Dans le cadre des « rendez-vous du jeudi ». A l’occasion de leur dixième anniversaire, les Abattoirs vous invitent chaque second jeudi du mois à un rendez-vous original : conférence, concert, projection, théâtre, rencontre, …
Jeudi 11 mars à partir de 18h30
Auditorium Jean Cassou, les Abattoirs
Accès libre dans la limite de 200 places
Les belles histoires de l’art de l’Oncle Ramon.
Toulouse/Paris (60/70)
Conférence de Ramon Tio Bellido, critique d’art.
Les manifestations d’art moderne et contemporain étaient rares à Toulouse, aussi l’auteur se souvient-il avec émotion des expositions qui ont été organisées dans le cadre du Festival Messidor, de la programmation du Centre Municipal de la Croix Baragnon, de quelques propositions au Musée des Augustins et de l’activité d’une poignée de galeries. Le Paris des années 70 est le témoin d’un basculement social capital, puisque l’art n’est plus considéré comme une activité « marginale » mais gagne de plus en plus une reconnaissance publique, que confirme et conforte la création de nombreux musées et centres d’art. C’est une époque riche en expériences, en rencontres, en découvertes…
Un cycle de trois conférences de Ramon Tio Bellido.
Les trois conférences projetées aux Abattoirs prennent comme prétexte de discourir sur les changements de la création artistique et sur les évolutions structurelles qui l’ont accompagnées, depuis la période des années 60/70 jusqu’à aujourd’hui, en s’autorisant à le faire à la « première personne ». La relation d’événements, de témoignages, de situations, d’anecdotes… bien que vécue et perçue singulièrement, ne peut être dissociée des transformations profondes qui qualifient ces dernières années. En trois décennies, en effet, l’art a vécu une mutation irrévocable, qui a vu la fin des avant-gardes et de l’idéologie progressiste qui s’y rattachaient, pour attester actuellement d’une mondialisation tant structurelle qu’esthétique qui présage d’une reconsidération globale de sa perception et de sa dénomination.
Les « étapes » proposées dans le cadre de ces interventions suivent donc l’itinéraire personnel du conférencier. Après une adolescence et quelques années d’études à Toulouse (60/70), suivent une installation à Paris et le début d’une activité professionnelle assez internationale (80/90), qui va encore s’enrichir avec sa présence à l’AICA (00/10).
Conférences à venir :
Jeudi 10 juin 2010 à partir de 18h30
L’Europe et les Etats-Unis (80/90)
C’est le moment du « post-moderne » ; c’est, en France, le début de réformes conséquentes pour l’art et sa diffusion, c’est, d’une façon générale, l’affirmation d’un investissement marchand conséquent et durable. A un niveau personnel, c’est le début pour l’auteur de son activité comme critique d’art et commissaire d’expositions, qui le conduit à voyager beaucoup, à observer davantage, à appliquer certains codes ou modalités d’appréciation et de promotion dans le cadre de la DAP et de l’AFAA. De cette « profusion » événementielle, il retiendra cependant l’analyse de quelques manifestations dont l’exemplarité culturelle l’ont « interpellé » : ainsi du passage du « cultuel » au « culturel » qui voit la fréquentation des grandes expositions devenir une obligation « sociale » ; l’importance donnée à certains acteurs de l’art dont les propositions prennent des allures aussi référentielles qu’indiscutables comme peuvent l’être celles des « stars » jusque là apparentées au monde du spectacle…
Le programme des « rendez-vous du jeudi«
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