.Contemporanéités de l’art | Art Contemporain - Photographie - Arts Plastiques | Grand Sud - Philippe Cadu

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Lieux d’expositions

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Les Abattoirs

Exposition « Collectionner les présents » aux Abattoirs | Toulouse

Pablo Picasso, "La dépouille du Minotaure en costume d'arlequin", 1936 dit Rideau de scène pour le 14 juillet de Romain Rollandhttp://www.lesabattoirs.org/

Vernissage le jeudi 29 janvier à 18h

Picasso, les 50 ans d’un don : Du 30 janvier 2015 au 3 janvier 2016

Unique et spectaculaire, La dépouille de Minotaure en costume d’Arlequin, que Pablo Picasso a conçu avec Luis Fernandez en 1936 pour la pièce le 14 Juillet de Romain Rolland, constitue une œuvre emblématique des collections des Abattoirs. Après près de trois années d’absence, l’œuvre est exposée durant 2015 à l’occasion du 50ème anniversaire du don de l’artiste à la ville de Toulouse. Plus d’infos

Raphaël Zarka, "la Draisine de l'aérotrain", 2009, don de R. Azibert aux Abattoirs (2014) © R. Zarka ; photogr. A.Mole ; courtesy galerie M.Rein, ParisDepuis une trentaine d’années, le docteur Raymond Azibert, psychiatre, a constitué une collection, non pas secrète, mais fréquemment invisible. Avec la présentation d’œuvres de sa collection, les Abattoirs poursuivent leur politique d’exposition et d’enrichissement liée aux collections privées.  Plus d’infos
Du 30 janvier au 3 mai 2015
Avec les œuvres données et déposées par Anthony et Celia Denney, les Abattoirs conservent un témoignage de l’invention d’un « art autre » dans les années 1950. Entre Europe et Japon, les travaux de Mathieu, Coetzee, Tapiès, Tanaka, Shiraga, Shimamoto, mais aussi sur le versant pacifique de l’Amérique du Nord, de Francis et Falkenstein, expriment le bouleversement géographique et esthétique de l’art de la seconde moitié du XXe siècle. Plus d’infos
Fernand Léger, Le Grand Tournesol et Les Femmes au Perroquet Du 30 janvier 2015 au 3 janvier 2016Fernand Léger, Les Femmes au perroquet, Edition n° 3 (post-mortem) © Adagp ; photographie S.Leonard
Cours et murs extérieurs des Abattoirs
les Abattoirs accueillent dans leurs cours et sur leurs murs extérieurs des mosaïques et sculptures pensées par Fernand Léger pour l’espace public. À partir de cet hiver, deux travaux réalisés selon les instructions de l’artiste complètent cet ensemble. Le Grand Tournesol, bronze peint de plus de trois mètres, tout comme Les Femmes au Perroquet célèbrent le caractère solaire et humaniste d’un maître de l’art moderne. Plus d’infos
Wang Bing, "L'homme sans nom". film HD transféré sur DVD.Chambre d’écho n°1 : Wang Bing :Du 30 janvier au 29 mars 2015
Le cinéaste chinois Wang Bing inaugure « Chambre d’écho », une proposition des Abattoirs en résonance avec l’actualité artistique et culturelle.  Plus d’infos

Sous le titre de « Collectionner les présents », les Abattoirs-Frac Midi- Pyrénées mettent à l’honneur un patrimoine moderne et contemporain constitué ces cinquante dernières années grâce à la générosité de personnes privées. les Abattoirs ont quinze ans. Pourtant c’est avec un premier don, réalisé il y a un demi-siècle, que commence leur histoire.
Hors-norme et gigantesque, le rideau de scène du 14 Juillet donné par Picasso en 1965 à la Ville de Toulouse a déterminé, plus de trente ans après, l’architecture si particulière du musée et avec lui les usages que d’autres artistes ont pu inventer de ce bâtiment.
Un musée, comme sa collection, ne s’écrit pas à la première personne ; il est une somme, une communauté d’oeuvres, d’artistes et de publics. Dans cette assemblée, il faut donner une voix particulière à des personnes qui ont souhaité partager leurs engagements privés dans la sphère publique avec la volonté de transmettre au plus grand nombre un patrimoine jusque-là privé. Avec « Des Accords – 4 temps dans la collection de Raymond Azibert » nous rendons hommage à l’un des leurs, à sa générosité mais également à son regard si particulier. Son exposition prend ici la forme d’un « essai » subjectif sur ces trente dernières années de création. C’est aussi l’occasion de revenir sur un grand donateur, personnage clef des passerelles entre art moderne d’orient et d’occident, Anthony Denney dont la collection est un des fondements du Musée. Enfin, grâce à la galerie Haïm Chanin, les abords des Abattoirs sont enrichis de mosaïques et de sculptures de Fernand Léger. Cette collaboration originale se poursuit puisque deux oeuvres supplémentaires y sont installées en ce début d’année. Nouveauté également la salle « Chambre d’écho » que les Abattoirs ouvriront ponctuellement tout au long de l’année. Située à l’entrée du musée, cette salle accueille un programme en regard avec l’actualité artistique et culturelle la plus immédiate. Ouverture avec la présentation exceptionnelle de deux films de Wang Bing, maître du cinéma de non-fiction, dont l’oeuvre sera à l’honneur à Toulouse cet hiver en parallèle avec la sortie d’un nouveau film dans les salles.

Olivier Michelon
Directeur les Abattoirs – Frac Midi-Pyrénées

les Abattoirs, 76 allées Charles-de-Fitte 31300 Toulouse . Tél : 05 34 51 10 60 (accueil musée)
Du mercredi au vendredi 10h-18h, samedi et dimanche 11h-19h. Nocturnes jusqu’à 20h les jeudis
- Du coté de Lyon (69) - Galerie A-M & R Pallade

Exposition « Du bout des doigts » Benjamin Levesque à la Galerie Anne-Marie & Roland Pallade | Lyon

http://www.pallade.net/

La chambre de Mlle Zohiloff, technique mixte sur toile, 81 x 97, 2014Chambre culotte, technique mixte sur toile, 38 x 46, 2014Exposition du 29 janvier au 14 mars 2015

Vernissage jeudi 29 janvier de 18:00 à 20:30 en présence de l’Artiste

Un soleil d’hiver frappe les volets clos. Sa lumière impétueuse traverse les persiennes, esquisse de chancelants halos, envahissant d’une brume légère d’anciennes chambres d’enfants, à la mémoire bavarde, à l’imagination fertile. Livres et objets, oubliés dans la course de la vie, trésors protégés dans leurs écrins complices, invitent, dans leur silence pudique, à d’incertains voyages, de grandioses évasions, de mystérieuses épopées.
Ici le temps a baissé sa garde. L’instant est immobile, ténu comme un soupir, puissant comme un monde.

Dans ces chambres avec vues, Benjamin Lévesque a conquis son espace. Son atelier est devenu l’escale de ses périples, le repaire de ses explorations, le tremplin de ses nouveaux départs que peuplent d’obscures clartés, de diaphanes figures, des matières veloutées et de rugueuses profondeurs. Souvenirs réels, lus ou inventés s’épousent dans un concert intime. La couleur y a écrit sa partition. Elle inonde le parquet, le tapissant d’une palette pugnace et se répand sans bruit. Elle se glisse sous les ongles du peintre ; les tatoue d’un lapis-lazulis profond, dense, intrusif. Des particules d’or redessinent le bout de ses doigts, éternisent leur empreinte.

Chambre à la bougie, technique mixte sur toile, 38 x 46, 2014La chambre d’Octave, technique mixte sur toile, 97 x 81, 2014Dans le tumulte silencieux et solitaire de son atelier, Benjamin Lévesque garde sur sa personne les traces d’une nouvelle traversée, comme parfois s’imprime en soi une insistante mélodie. A l’instar de ses murs, couverts de notes, saisies sur le vif, la toile, écran tactile d’un sentiment et d’une sensation, devient le miroir d’océans, de paysages intérieurs et de musiques romanesques qu’une lecture lente, constante, assidue nourrit et fixe dans l’espace chahuté de motifs allusifs et d’épaisseurs voluptueuses. Ses glacis vont creuser, dissoudre ou révéler une profondeur, une forme saillante, une silhouette, comme le fantôme d’un rêve qui ne voudrait pas s’en aller.

Armance est là. La chambre est son territoire tout comme celui du peintre, attentif à son désir trop grand, à l’affût de ses confidences et de son destin. Patiemment, tel un copiste appliqué du Moyen Âge, Benjamin Lévesque suit le fil du récit de Stendhal. L’encre de sa plume noircit, phrase après phrase, de courtes bandes de papier de soie disposées en chevron, rappelant un parquet à l’anglaise, craquant, fragile et luisant. Marouflées sur la toile, elles en recomposent l’histoire comme la trame d’un tissu, la lisse d’une tapisserie. Elles sont la grille de sa lecture. L’anecdote, l’intrigue et les personnages se sont enfuis, ne laissant sur la toile que les figures, leur sentiment et l’espace de la narration.
Chambre à la mosaïque, technique mixte sur toile, 54 x 65, 2014Armance, technique mixte sur toile, 172 x 138, 2014« Ecrire tous les jours, génie ou pas » clamait Stendhal. Le peintre s’emploie à son œuvre avec l’humilité minutieuse, l’inlassable et tranquille détermination de l’artiste qui de la chambre, près du lit, au chevet bienveillant d’une présence diffuse invente un monde si vrai qu’il existe sans doute.

Désormais, l’ingénue Armance de Zohiloff et le secret d’Octave de Malivert seront leur propre paysage et leur espace, résolument clos, une expérience alchimique. Cette exploration n’est pas nouvelle dans l’œuvre de Benjamin Lévesque. La même intention, la même intuition l’anime lorsqu’il poursuit les gravures des Caprices de Goya, ou cherche dans Vanino Vanini ou Fabrice del Dongo – autres héros stendhaliens – la figure du fifre de Manet.

« Je ne vois la vérité de ces choses qu’en les écrivant… » confiait Stendhal dans son autobiographique Vie de Henry Brulard. Ses sensations ont pris langue.
Le peintre leur apporte ses couleurs, son geste, ses propres traces et ses apparitions. Il touche, comme celui qui écrit, ce fragile infini, intérieur et profond, du bout de ses doigts.

Christophe Averty

galerie anne-marie et roland pallade, 35, rue Burdeau 69001 Lyon Tél.:  +33 (0)9 50 45 85 75
- Du coté de Lyon (69) - Le bleu du Ciel

Exposition « Des mondes qui passent » Claire Chevrier à la Galerie Le bleu du Ciel | Lyon

"Des mondes qui passent" Claire Chevrier"Des mondes qui passent" Claire Chevrierhttp://www.lebleuduciel.net/

Du 29 janvier au 21 mars 2015

Vernissage jeudi 29 janvier – à partir de 18h30

Depuis plusieurs années les thèmes récurrents dans mon travail sont liés à la mémoire, à la responsabilité, au pouvoir… Le corps et l’espace, les lieux et les traces en sont les motifs. Mes images interrogent le monde avec, en filigrane, comme un fil ténu la représentation d’une violence latente contenue dans une multitude de réalités singulières.
En 1997, à travers les images « Bunker », « Tranchée » « Vercors »… Il est question de donner à lire les traces de guerre dans le paysage contemporain et d’interroger l’émergence de la mémoire comme une réalité nouvelle. Il s’agit aussi d’une réflexion sur la position du guetteur, dans quelle attitude physique et mentale est-il à l’intérieur d’une construction produite par l’homme tel qu’un bunker, une tranchée ou un avion survolant le Vercors ? Comment l’espace-temps et la stratification de différentes temporalités opèrent-ils ?
"Des mondes qui passent" Claire Chevrier"Des mondes qui passent" Claire ChevrierAprès avoir réalisé dans la région Rhône-Alpes, des photographies d’espaces ayant l’empreinte de constructions industrielles ou parfois de leurs ruines : « Paysages mi- industriels mi- ruraux», j’aborde l’idée de décor dans le paysage dont les dimensions architecturales de certains lieux vont me guider vers la ville et l’urbain. Des entreprises « Philips » qui construisent seulement des façades de bâtiments pour présenter des systèmes d’éclairage en extérieur aux« Showrooms » de Hong Kong conçus par des promoteurs où la vue imprenable sur la baie est déjà un caisson lumineux, je questionne la frontière entre réalité et fiction, la perte des limites et des repères, leurs dissolutions.
Lors d’un voyage à Hong Kong en 2000, je continue à m’intéresser au paysage et plus particulièrement à cette limite entre des restes de nature et la périphérie de la ville. Par la suite je développe un projet plus vaste autour de mégapoles : Bombay, Rio de Janeiro, Lagos, Los Angeles, Le Caire…
Ce travail est pour moi une façon d’interroger la place de l’individu dans la constitution des mégapoles. À quelles conditions « l’homme sans qualité » peut-il s’approprier ou se réapproprier un espace qui est construit sur une image, une économie et un projet de société qui lui est, souvent culturellement étranger ?
"Des mondes qui passent" Claire Chevrier"Des mondes qui passent" Claire ChevrierAu delà des questions strictement urbaines, sociales ou politiques liées à l’économie mondialisée, l’implantation de l’homme, l’évolution et le déplacement de son habitat, de son cadre de vie révèle aussi un comportement, une adaptation, un usage de l’espace par exemple les stratégies de survie sont les mêmes dans toutes ces mégapoles.
La captation d’images résultant de ces voyages successifs me permet de révéler les points communs, les écarts, les ressemblances et les dissemblances de ces lieux, mais aussi la permanence de ruptures, de barrières visuelles, de violences urbanistiques…
Dans une phase intermédiaire, mon propos se déplace de l’échelle de la très grande structure urbaine à l’observation de l’espace dédié à l’homme dans toutes ces activités. Cela nécessite un changement d’échelle, un rapprochement, une focalisation sur ces espaces intermédiaires et notamment celui du travail.
Pour aborder cette question du « corps dans l’espace du travail » je traverse différentes villes, différents territoires, Romans sur Isère et ses abords, puis le Nord-Pas-de-Calais et Charleroi en Belgique, des lieux à des périodes charnières économiquement.
Comment le corps évolue dans son espace de travail mais aussi le mouvement de ce corps en relation avec les outils utilisés. Comment un ou des corps s’inscrivent dans un espace intérieur ou extérieur dédié à une activité précise, scénographiée, organisée, ritualisée par la fonction et en relation avec l’emploi ? Il s’agit d’interroger la structure et l’organisation de l’espace du travail en relation avec les usagers.
Comment l’individu occupe cet espace, seul ou en équipe, arrive à se l’approprier ou pas?…
Je montre des lieux, qui sont à la fois spécifiques et communs. Jeff Wall définit ce type d’images comme « presque documentaires ».
Pour moi ce n’est pas travailler sur un sujet mais avec des éléments : un homme, une femme, un groupe, un espace avec une lumière particulière, une atmosphère…
Comment tient un espace ?
J’essaie de faire des images ouvertes, métonymiques, des images génériques.

Le bleu du ciel, 12, rue des fantasques 69001 Lyon :  T   +33 (0)4 72 07 84 31  W   www.lebleuduciel.net
ouvert du mercredi au samedi de 14h00 à 19h00et sur rendez-vous pour les groupes
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