Morvarid K - Standing Still
Du 10 avril au 21 juin 2026 - Vernissage vendredi 10 avril à 18h30
Standing Still s’inspire du mode opératoire des plantes qui, enracinées, n’ont d’autre choix que de faire face à toute situation. Cette contrainte les amène à tisser un rapport au monde radicalement différent de celui du règne animal. La plante s’adapte, mute, non pour dominer son environnement, mais pour coexister avec lui. Là où l’humain exploite, se croyant omnipotent et séparé de la nature, la plante s’inscrit dans une logique d’interdépendance.
Standing Still se développe à travers un ensemble d’œuvres qui mêlent archives photographiques, matières organiques, gestes artisanaux et manipulations expérimentales. L’intention n’est pas de représenter la nature, mais de travailler à partir d’elle. Faire parler les matériaux, qu’ils soient issus d’une forêt incendiée, d’un laboratoire scientifique ou d’un fragment de mémoire photographique.
Standing Still cherche à laisser place à la relation entre les matériaux, les gestes, le temps et le regard de celui qui observe.
A propos de Morvarid K
Morvarid K est une artiste iranienne, installée à Bordeaux et Berlin, et représentée par la galerie Bigaignon à Paris. Travaillant à l’intersection de la photographie, de la transformation de la matière et des processus performatifs, sa pratique explore l’impermanence des formes et la persistance de la mémoire.
Par des gestes d’effacement, de répétition, de dissolution, d’épuisement, elle transforme des images et objets apparemment achevés, les faisant passer de la représentation à la substance, de la figuration à la trace. Engageant physiquement la matière (organique, tirage, papier, tissu), elle questionne les frontières entre présence et absence, surface et profondeur.
Son travail s’appuie sur le savoir-faire artisanal et élabore des dispositifs participatifs qui invitent le public à contribuer par des gestes partagés, reflétant sa conviction que la mémoire est collective et que l’art est un processus vivant en évolution.
Morvarid K crée des espaces réflexifs, où l’image se retire dans la matière et où la présence se ressent plus qu’elle ne se voit. Par des transformations subtiles, elle invite à une perception plus discrète, une perception qui reflète la manière dont la mémoire, le temps et la sensation se déploient en nous.
Ses œuvres font partie de collections publiques et privées importantes, notamment le musée MacVal, la Bibliothèque nationale de France (BnF), le CNAP, le FRAC Nouvelle-Aquitaine et la Fondation Louis Roederer.
www.carre-amelot.net
Carré Amelot, Espace Culturel de la Ville de La Rochelle, 10 bis rue Amelot – 17000 La Rochelle
- Arts Plastiques, Photographie
- - Publié le
- Philippe Cadu














