Depuis quelques années, son intérêt pour le corps et sa lecture de Diderot, ainsi que la rencontre avec une amie devenue aveugle, l’ont amené à explorer un monde nouveau et fascinant pour un plasticien, celui de la création artistique par le toucher seul, sans le secours de la vue. C’est la découverte d’une autre réalité, d’une autre vérité, où l’on se débarrasse des a priori, des stéréotypes de la représentation. Il s’agit de : dessiner ce que l’on sent et non pas ce que l’on sait.
Ces gestes induisent des déformations, des oublis ou au contraire, des ajouts. Une façon d’échapper au savoir académique. Il s’agit de dessiner ce que l’on sent et non ce que l’on sait.
La mythologie traverse également son œuvre à travers des séries telles que Les Géantes, Les Atlantes ou Les Apsaras. Ces figures monumentales et archétypales célèbrent la puissance du corps et l’énergie vitale du mouvement. Elles incarnent, selon les mots de l’artiste, « une mémoire universelle du corps, à la fois individuelle et collective ».
Radicale et sensuelle son oeuvre revendique sa proximité aussi bien avec l’Art Baroque qu’avec le Street Art. C’est une oeuvre qui interroge, surprend, et engage une réflexion sur la confiance et l’humain
Peintre et plasticien, Claude Jeanmart mêle depuis plusieurs décennies peinture, graphisme, numérique, vidéo, et s’intéresse tout particulièrement au corps – en mouvement, touché, célébré – ainsi dans la série intitulée Corps Aveugles : il explore la perception du corps via le toucher plutôt que la vue, suite à la rencontre avec une amie devenue aveugle et à ses lectures de Denis Diderot sur la cécité.
Il présentera son livre « Paroles d’artistes – l’effervescence des années 70-80 », en présence d’Anne Sauvageot jeudi 8 octobre à 19h et reviendra sur son parcours artistique mardi 20 octobre à 19h. »