La tyrannie de la vitesse dans la dictature de l’optimisation
Les tyrannies de l’urgence
Vous avez le sentiment de n’avoir jamais le temps ? Mais vous passez entre une ou deux heures par jour sur les réseaux sociaux.
Dans nos sociétés pressées, tout semble devoir être fait dans l’instant. L’urgence s’impose comme la nouvelle norme, dictant nos choix, nos rythmes et nos priorités. Mais que perdons-nous quand nous cédons à cette tyrannie. Du « tout, tout de suite » ?
L’urgence est-elle une drogue ?
Écologique, sanitaire, politique : en fait-on trop avec le vocabulaire de l’urgence ? Et si pour demeurer un stimulant majeur susceptible de nous mobiliser, l’urgence véritable exigeait de la prudence dans son invocation ?
Arrêtons de « scroller » notre vie
En fait, le problème n’est pas l’accélération. En d’autres termes, ce n’est pas parce que tout va trop vite que nous avons le sentiment de n’avoir rien vécu. A contrario, c’est bien parce que nous n’avons rien vécu que tout peut aller très vite.
Les réseaux sociaux sont-ils encore sociaux ?
Les amis sont devenus des followers, des cibles marketing, noyés sous un flot de publicités ciblées, d’avatars IA et d’influenceurs fitness. Avec, parfois, en sandwich, la photo d’un ami qui refait surface plusieurs jours après avoir été postée.
« Je n’ai pas le temps » ou comment en gagner avec la méthode Montaigne
Prendre son temps, est-ce le perdre ?
Et si la sieste était autre chose qu’une pause au service de la performance ? Et si la flânerie, attitude travaillée par de nombreux écrivains, était une vraie résistance contre les tyrannies modernes de l’urgence ?
Prendre le temps et penser par soi-même
Je m’interroge : comment les générations futures seront-elles au monde si elles perdent la capacité de penser par elles-mêmes ? Que devient l’être humain s’il abdique sa capacité à réfléchir, à s’interroger, à tenter de trouver en lui des réponses aux problèmes qui se présentent à son esprit ?
Si son cerveau devient une marchandise comme une autre, s’il abandonne toute capacité de raisonnement, il cesse d’être un homme et devient à son tour une sorte de machine, d’être absent dont la destinée ne sera plus conduite par des choix opérés par sa conscience, mais par des algorithmes, tous versés dans la quête effrénée de profits.
Ne plus céder au nouvel opium
Un sédatif algorithmique, produit dans des empires postnationaux et acheminé à travers le monde, est en train d’endormir l’Europe.
C’est un cauchemar — mais il n’est pas trop tard pour se réveiller (je recommande particulièrement la lecture e cet article pour sa pertinence.)
Les nouvelles guerres de l’opium numérique. André Wilkens
C’est à nous de reprendre la main sur la destinée de nos vies
Philippe Cadu
- Édito
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- Philippe Cadu
Création de site internet pour artiste Toulouse
Édition du site par L’éditeur contemporain


