Victoire Barbot – États de jeu
Du 15 janvier au 28 mars 2026 – Vernissage jeudi 15 janvier à 18h30
Le travail de Victoire Barbot interroge les notions de mémoire, de précarité et de transformation. Elle collecte des matériaux délaissés, abîmés ou recyclés (morceaux de métal, tissus, papiers administratifs,
objets industriels ou domestiques) et les assemble en équilibre fragile. Ces matériaux, souvent voués à l’oubli, deviennent les témoins d’un monde en mutation et évoquent la manière dont les choses tiennent, un instant, avant de céder.
Dans l’atelier de l’artiste, chaque geste compte. Rien n’est improvisé. Les œuvres naissent de gestes précis, d’ajustements patients, d’une attention constante à la composition et aux tensions physiques entre les formes.
Une œuvre n’est jamais figée : elle vit, se déploie, se range, se transforme. Pour Victoire Barbot, ses sculptures, ses dessins et ses installations sont l’histoire d’un processus plus qu’un résultat.
Son travail est aussi structuré par des protocoles de création : les séries des Misensembles, Misemboites ou Misaplats déclinent les différents états d’une même œuvre. Une sculpture peut ainsi être déployée, rangée, dessinée, mise à plat, réduite à une ligne : elle change d’apparence, mais garde son identité.
Chaque sculpture devient dessin, chaque dessin annonce une sculpture. Ce va-et-vient constant forme le langage personnel de l’artiste : pour elle, dessiner, c’est sculpter autrement, par le geste, la mesure, la mémoire. Ce passage d’un état à l’autre fait de son œuvre un territoire en mouvement, où chaque transformation compte autant qu’une autre.
L’exposition États de jeu est le reflet de ces métamorphoses. Le parcours nous fait traverser les différents états des œuvres. Chaque salle du centre culturel Bellegarde devient une étape : du dessin à la boîte, du plat à la ligne suspendue…
On avance comme à travers un processus de création, où chaque espace (grande galerie, galerie annexe, salle noire, couloir d’exposition, couloir à tapisserie, encadrement des portes, verrière) correspond à une forme de pensée.
À la fin, il ne s’agit plus de “voir” une sculpture, mais de comprendre comment elle existe, se transforme et persiste.
Centre culturel Bellegarde 17, rue Bellegarde, 31000 Toulouse Tél : 05.62.27.44.88
Du lundi au vendredi : de 9h à 12h30 et de 13h30 à 18h. Samedi : de 10h à 13h
- Installation, Sculpture
- - Publié le
- Philippe Cadu














