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L’eau qui dort

Du 14 mai au 31 juillet 2026 – Vernissage mercredi 13 mai à 18h30

Il faut l’imaginer, l’eau qui dort. Il faut la regarder, prendre le temps de s’accommoder à son remous léger. C’est presque une vibration, un silence qui se propage dans le paysage.

Mais il suffit de dire son nom : « l’eau qui dort », pour que ce silence devienne une ombre. On se tient autrement tranquille face à l’eau qui dort. On se tient sur ses gardes. On s’attend à ce que quelque chose arrive.

Au sein de cette exposition, le dessin, la peinture, l’installation nous proposent une mise en présence corporelle et sensible du paysage dans toutes ses dimensions. Alors, on s’avance auprès des oeuvres avec cette même qualité d’attention : c’est comme marcher sur un fil tendu entre la rêverie et la prédiction.

Commissariat – Juliette Belleret

Autrice, critique d’art et commissaire d’exposition indépendante, Juliette Belleret vit et travaille à Saint-Estève (66). Son travail se situe à la croisée de la littérature, de la critique et du commissariat d’exposition. Elle conçoit chaque exposition comme un récit sensible où l’espace devient une page à parcourir.

Sa pratique repose sur la porosité entre texte, image et expérience : elle pense le commissariat comme une forme d’écriture vivante. 

Parmi ses expositions récentes : « Dans les pas suspendus » (L’Art Chemin Faisant, 2023, Pont-Scorff), « Toutes lettres bues » (H2M, Bourg-en-Bresse, 2025),  une réflexion poétique sur la métamorphose du vivant ; « Presque » (Biennale de Lyon 2024, Résonance), centrée sur la fragilité du geste et la présence du corps.

Chez Juliette Belleret, la nature n’est jamais décorative : elle est une matière vivante, traversée de récits et d’empreintes. 
Elle apporte à cette exposition un regard à la fois poétique et critique, faisant dialoguer œuvres, paysages et émotions dans une écologie sensible.

Artistes invités

Anna Coulet

Réside et travaille à Nancy et Baillestavy (66).
Fille d’agriculteurs, Anna Coulet développe un travail profondément ancré dans le lien entre humain et environnement. 
Son œuvre explore la réciprocité des relations entre vivants, interrogeant les frontières entre Histoire naturelle et Histoire humaine. 
Les plantes, actrices silencieuses de nos comportements, deviennent les témoins d’une cohabitation fragile.  À travers installations et recherches, elle imagine de nouvelles formes de collectivité incluant humains et non-humains, soulignant la nécessité d’une écologie élargie.

Philippe Domergue

Vit et travaille à Bompas (66). Fils de viticulteur, Philippe Domergue aime se définir comme un « paysan de l’image ». 
Son lien viscéral à la terre et au végétal fonde une pratique protéiforme : photographie, dessin, assemblage, installation. 
Tel un cultivateur, il travaille au plus près des éléments — terre, air, eau — et interroge la tension entre Nature et Culture.  Au Mas Saint Jacques, domaine agricole éco-rénové près de Perpignan, il développe un espace de création dédié à l’art et à l’environnement.

Marie Havel

Réside et travaille à Sète (34).
Dans sa série « Catakits », Marie Havel insère des paysages miniatures dans des caisses à outils ou boîtes de secours.
Ces microcosmes, à la fois fragiles et luxuriants, apparaissent comme des refuges imaginaires, des oasis miniatures où la nature se recompose. Elle y met en scène une végétation foisonnante, presque onirique, qui rappelle les jeux d’enfants et les ruines habitée par le vivant. Ses « boîtes-paysages » deviennent des outils symboliques de réparation et d’émerveillement : la nature y agit comme mémoire et remède.

Safia Hijos

Vit et travaille à Nîmes (30).
Après des études de droit, Safia Hijos se consacre à la céramique et remporte le Grand Prix de la Biennale de Vallauris en 2019 pour « Les Émeraudes du chaos ». Sa pratique lie terre, écologie et sacré. Dans « Step on a crack », installation in situ en argile et fibres végétales, la matière envahit l’espace d’un temple comme une métaphore du cycle naturel : assèchement, effondrement, renaissance. Sa démarche traduit une sensibilité à la fragilité du vivant et aux mutations de la planète.

Jérémy Liron

Né en 1980 à Lyon, Jérémy Liron est peintre, écrivain et enseignant à l’École supérieure des beaux-arts de Marseille. 

Son travail explore la notion de paysage — non comme simple motif, mais comme expérience de regard et de mémoire. 

Ses toiles, entre abstraction et figuration, captent l’entre-deux des lieux : un fragment d’horizon, une lumière suspendue, un souvenir de nature perçue. Liron interroge notre rapport au réel et à sa reconstruction mentale, faisant du paysage un espace de pensée et d’émotion.

www.acentmetresducentredumonde.com

à cent mètres du centre du monde / Centre d'Art Contemporain 3, avenue de Grande-Bretagne
66000 Perpignan - Ouverture du mercredi au dimanche de 14h à 18h