Anouk Balland - Sans Mots
Du 5 novembre au 12 décembre 2026 - Vernissage jeudi 12 novembre à partir de 18h30
« Une lecture de l’invisible.
J’aime cette manière de dépasser le visible, de n’en garder que la trace, de faire parler l’invisible.
L’invisible tient à la vie intérieure.
Elle efface de son cœur tout ce que sa main voudrait enlever davantage encore.
Cela hurle sans parler, sans mots.
Ce n’est pas une peinture négative, mais le secret de peindre : toucher du doigt ce que cela dit de plus naturel, de plus matériel — le gribouillis du cœur. »
Il y a dans la peinture d’Anouk Balland une force rare.
Une liberté de geste, une maîtrise instinctive de la matière et des compositions d’une puissance saisissante.
Une même palette de couleurs, volontairement réduite – noir, blanc, gris, grège, terre – traverse les œuvres tandis que la matière, elle, ne cesse d’évoluer.
Ses œuvres, parfois radicales, parfois d’une infinie délicatesse, possèdent cette qualité précieuse : celle de nous atteindre avant même que nous cherchions à les comprendre.
Une peinture libre, singulière, profondément vivante.
Il ne s’agit pas de remplir l’espace mais le plus souvent de lui retirer quelque chose pour laisser apparaître l’essentiel.
À la galerie NU, nous défendons cette rencontre directe avec l’œuvre : regarder sans a priori et se laisser traverser par l’œuvre.
Nous vous invitons à vivre cette expérience.
À vous laisser surprendre par la force et la sensibilité de cette peinture, et à laisser l’essentiel surgir, sans mots.
Frédéric Forin, Directeur artistique de la galerie NU
Regards
« Une lecture de L’invisible.
J’aime cette manière de dépasser le visible, de n’en garder que la trace, de faire parler l’invisible.
L’invisible tient à la vie intérieure ; cette vie intérieure est faite de toute la sensibilité et des ressources visuelles. À première vue, si l’on n’y prend pas garde, on lit ici toute la littérature moderne, toute la libération : les tremblements de Fautrier, l’écriture de Twombly, et tout le reste.
Mais Anouk Balland dépasse cela par l’innocence de l’écriture et la sensibilité.
Cela hurle sans parler, sans mots.
En chimie, il existe ce qu’on appelle l’oxygène naissant ; elle tient de cet oxygène naissant.
Elle efface de son cœur tout ce que sa main voudrait enlever davantage encore.
Ce n’est pas une peinture négative, mais le secret de peindre : toucher du doigt ce que cela dit de plus naturel, de plus matériel — le gribouillis du cœur. »
Michel P., ancien conservateur du Musée d’Orsay
« Ce qui nous apparaît de plus proche, le plan le plus présent de la peinture introduit et impose la distance la plus grande avec ce qu’il efface. Cela procède par effacement – plus radical que le voilement : ce qui est donné à voir est précisément ce à quoi l’on n’a pas accès.
L’intime rejoint dans un tremblement essentiel l’extime, ou plutôt l’inverse »
Flavia Goian, psychanalyste, responsable de l’enseignement à l’Association Lacanienne Internationale
www.atelier-blanc.org
NU Galerie, 21 rue Gratiolet, 33000 Bordeaux Tél : 06 76 64 81 94
Ouvert mardi à samedi - 17h - 20h + jeudi nocturnes 22h avec dj sets et live music et sur rdv
- Arts Plastiques
- - Publié le
- Philippe Cadu