Anne Girard, plasticienne, a toujours aimé les journaux de petites annonces. Lire les annonces, toutes sortes d’annonces, en tous lieux. La lecture des » gratuits » offre souvent un tableau de la vie et des préoccupations locales.
Un jour est apparu dans le paysage (dans la rue et les commerces), autant que dans le paysage éditorial, une nouvelle sorte de journaux, qui ressemblaient à de vrais livres d’images : des catalogues de ventes immobilières. Une multitude de couples images/descriptifs étaient destinés à retenir l’attention des clients potentiels, à permettre d’imaginer la vie dans un paysage rêvé.
Une iconographie. Une écriture. Si visibles qu’on n’y prêterait presque pas attention. Aujourd’hui internet a remplacé en partie les catalogues, mais le concept reste identique.
L’exposition à l’Espace des Arts Guy Boyer permettra de revoir cet étrange travail autour du langage et des illustrations des annonces immobilières. Peinture, baguettes, et un livre, « Possession », inventaire graphique du vocabulaire des annonces immobilières.