Ghita Skali - What remains - Ce qui reste et ce qu'on laisse
Du 11 avril au 20 septembre 2026 - Vernissage - Brunch samedi 11 avril de 11h à 13h
Dans le cadre de sa première exposition personnelle en centre d’art en France, Ghita Skali développe un projet sur les objets et anecdotes qui restent ou adviennent après la mort de nos proches. Elle y aborde notre rapport au deuil et les tabous qui en émanent. L’artiste porte attention aux gestes rituels des vivant·es qui défient la logique et qui nous accompagnent. Peut-être est-il possible et souhaitable de réfléchir ensemble à des formes de mises en partage des vécus et d’intentions sur le deuil ?
À cette réflexion s’articule également une réflexion politique sur les déplacements des corps. Ghita Skali se penche sur les mécanismes de circulation, d’appartenance et de contrainte qui continuent de s’exercer sur les corps après la mort. Que devient un corps face aux frontières, aux cadres administratifs, aux lois excluantes et aux attentes culturelles ?
Faire le choix ou non de retour au pays de naissance et les réalités matérielles qui le compliquent, le corps mort apparaît comme un espace de tension. L’artiste met en lumière une forme de violence diffuse : celle d’une errance qui se prolonge au-delà de la vie. Le deuil devient alors un lieu où se révèlent des rapports de pouvoir, mais aussi des possibilités de réappropriation et de choix.
Durant sa résidence et lors des rencontres comme les sessions* et les cafés mortels* Ghita a, de manière non thérapeutique, animé et encadré des moments intimes pour parler des expériences d’espoir ou de désespoir face à la mort et de ce qui nous relie.
Pour son exposition What remains, ce qui reste et ce qu’on laisse, elle met en mots et en couleurs, et cela non sans humour, une multitude de récits allant d’anecdotes anonymes à la fiction, des souvenirs d’enfance aux liens familiaux, autant de facteurs marqueurs de nos corps, de nos colères, de nos anxiétés et de nos moments d’apaisement. Une exposition puissante qui nous invite à cheminer avec notre passé, à trouver nos joies propulsantes et nos moyens d’exister.
*session : moment de partage collectif de la création proposé par les artistes en résidence et faisant pleinement partie du processus artistique.
*café mortel : concept créé par le sociologue Bernard Crettaz en 2004 ; un café mortel est une rencontre conviviale où des personnes se réunissent pour parler librement de la mort. Il permet d’échanger sans jugement afin de briser les tabous et réfléchir ensemble à la fin de vie.
www.3bisf.com
3 bis f, 109 Av. du Petit Barthélémy, 13100 Aix-en-Provence Tél : 04 42 16 17 75
Du mardi au samedi de 14h à 18h et sur rdv
- Arts Plastiques
- - Publié le
- Philippe Cadu














