Visa pour l’image 2021 – Festival international du photojournalisme

Eric Bouvet Visa pour l'image 2021

Visa pour l’image 2021 33ème Festival international du photojournalisme

Du 28 août au 28 septembre 2021 

Les expositions sont ouvertes pendant les week-ends, les 18 et 19 septembre et les 25 et 26 septembre !

C ‘ est officiel. Les expositions sont maintenant

disponibles en ligne, Inscrivez-vous !

« Le 33ème festival Visa pour l’image aura bien lieu. A la fois en réel face aux images mais aussi sur internet. »

Eric Bouvet 1981-2021 : 40 ans de photographie – Hors cadres

L’horloger mesure la course du temps, le photographe l’arrête. C’est autant sa liberté que sa contrainte. Libre de mettre le monde en pause le temps d’une image.

Contraint par un cadre technique dont il doit s’affranchir pour embrasser du regard l’étendue de la terre.

Car, pour exercer le plus beau métier qui soit, il y a un prix à payer : celui de porter une immense liberté créative au service de la stricte documentation de l’humanité. C’est l’essence du photojournalisme. Un objectif merveilleux.

Une gageure. Dans la pratique, le monde n’est jamais noir ou blanc, mais tout en nuances de gris. Ses peurs tues, le chasseur d’images crues doit concilier deux réalités antagonistes : aimer le monde et le montrer tel qu’il est.

Chercher le contraste, cette opposition de deux choses dont l’une fait ressortir l’autre. Mais laquelle choisir ?

Antoine Agoudjian Arméniens, un peuple en danger

La Turquie est l’héritière d’un crime impuni sur lequel s’est bâtie sa république en 1923, assimilant dans cet héritage une haine et une violence consubstantielles à l’impunité dont elle a bénéficié. Par son déni, elle est dans la quête perpétuelle d’un ennemi intérieur qu’elle veut tenir pour responsable de tous ses maux. Hier les Arméniens, aujourd’hui les Kurdes.

Le 27 septembre 2020, l’Azerbaïdjan, qui revendiquait la souveraineté d’un territoire qui lui fut arbitrairement offert par Staline en 1921, attaquait la république d’Artsakh (Haut-Karabakh), majoritairement peuplée d’Arméniens, dans une vaste offensive militaire orchestrée par la Turquie. Dans un silence assourdissant et bénéficiant d’une inertie suspecte de la Russie, une puissante coalition militaire équipée d’armes modernes, et épaulée par des djihadistes transférés de Syrie par la Turquie, maintiendra l’offensive pendant 44 jours sur cette petite république habitée par un peuple présent sur ces terres depuis l’Antiquité.

Le discours historique de Jean Jaurès, « Il faut sauver les Arméniens », qu’il prononça à la Chambre des députés en 1896 et qui dénonçait les massacres hamidiens commis contre les Arméniens, est plus que jamais d’actualité. Soutenu par des intellectuels tels que Georges Clemenceau ou Anatole France, il interpellait déjà le gouvernement français sur les massacres perpétrés à l’encontre des Arméniens par le Sultan.

L’offensive turco-azerbaïdjanaise sur l’Artsakh à l’automne 2020 constitue bel et bien le parachèvement du processus génocidaire initié il y a cent ans par le gouvernement des Jeunes-Turcs. Il conduisit à la presque totale disparition des populations chrétiennes autochtones – arméniennes, grecques, syriaques et chaldéennes – de l’Empire ottoman.

Antoine Agoudjian

Programme complet des expositions

Pass sanitaire obligatoire (certificat de vaccination complète ou test PCR ou antigénique négatif de moins de 72h)
Port du masque obligatoire.

Couvent Des Minimes, 12 Rue Louis Bausil, 66000 Perpignan

Entrée libre, tous les jours de 10h à 20h, du 28 août au 12 septembre ainsi que le week-end du 18 et 19 septembre 2021.

Le Couvent des Minimes sera accessible le week-end du 25 et 26 septembre de 10h à 20h.