Pascal Navarro – Monument pour Gabby
Du 29 janvier au 1er février 2026 – Vernissage jeudi 29 janvier à 18h
Dans le cadre du Grand Off* de la bande dessinée
Prenant pour point de départ le fait divers médiatisé autour de Gabby Petito, Pascal Navarro interroge, avec Monument pour Gabby, la persistance des images à l’ère des réseaux sociaux. Alors que tous les comptes de Brian ont été effacés, celui de Gabby demeure figé en ligne, tel un monument numérique fragile. Le projet se déploie à partir de cette archive publique : plusieurs formats (éditions, expositions, lecture-performée..) constituent les étapes d’un travail au long cours menant à un roman graphique.
Celui-ci propose de raconter une vie uniquement à partir des traces laissées sur Internet, sans extrapolation, en traduisant le flux fragmenté du web en une narration linéaire, et en transposant sur papier la mémoire suspendue d’un compte Instagram devenu lieu de recueillement collectif.
PASCAL NAVARRO
Pascal Navarro a pour habitude de présenter son travail à partir des notions de perte et de conservation. Ces enjeux trouvent des échos formels dans les phénomènes d’apparition ou d’effacement.
Ainsi, dans la série des dessins néguentropiques, la dégradation lente des encres par la lumière naturelle dévoile des figures de ruines antiques, qui apparaissent au bout de semaines ou d’années, selon le mode de conservation ou d’exposition des oeuvres. La photographie, en tant qu’outil de conservation, est souvent convoquée, sans forcément être le medium utilisé.
C’est le cas du projet Monument pour Gabby, qui, au-delà d’un récit, aborde la question des images partagées sur l’internet et de leur pérennité.
En 2025, Pascal Navarro a présenté son travail dans l’exposition « Ce que pense la main » au Frac Sud et a réalisé une résidence d’écriture à La Marelle. Il entamera une résidence à l’atelier Vis à Vis à Marseille au printemps.
Frac Poitou-Charentes, 63 Boulevard Besson Bey, 16000 Angoulême Tél : 05 45 92 87 01
- Dessin
- - Publié le
- Philippe Cadu













