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"Aoulioulé" - Noëlle Pujol - "Un musée à soi" - Sérignan nicolas_chardon_abstract_8

Noëlle Pujol – « Aoulioulé » – « Un musée à soi »

Du 15 octobre 2022 au 19 mars 2023 – Vernissage samedi 15 octobre de 18h30 à 21h

« Music Hall (des Lettres de Didier à Boum ! Boum !) ». Noëlle Pujol

Sur Les Rubans Des Puces
Les Vivants Vendent Et Achètent Les Morts
Les Vivants Donnent Aux Morts Des Histoires
Et Les Morts Se Donnent Aux Vivants
Pour Continuer Leurs Histoires
Comme Une Deuxième Chance
La Mort Entre Et Sort Des Puces
Passent Les Camions De Couleurs Passent
(extrait du scénario de « Boum ! Boum ! »).

Noëlle Pujol est une artiste discrète. Il faut pourtant, pour parler convenablement de son travail, avoir recours à un mot qui ne l’est pas. Un mot énorme et désuet, inadéquat a priori et qui toutefois s’impose. Depuis plus de vingt ans à présent, films et expositions construisent une saga. Un feuilleton au sens fort, avec péripéties et rebondissements, héros récurrents et identités d’emprunt. Personnages qu’on croyait disparus et qui ressurgissent. Voyages au bout du monde mais aussi repaires et labyrinthes à deux pas de chez soi.

Tout un inventaire d’aventures, et des inventaires tout court, en cours et sans doute interminables. Une oeuvre autobiographique sous le couvert du documentaire, pour user d’un mot moins énorme, lui, que commode. Autobiographique ne veut pas dire que la première personne y soit tyranniquement omniprésente, ni que les dimensions en demeurent délibérément étroites. C’est presque au contraire : autobiographique veut dire mythologique, mondial, ne dédaignant ni les excès, ni les délires. Tout en demeurant discret.

C’est la saga Pujol. Ce sont les contes de Noëlle. Ses mille et une nuits, ses familles et ses jouets, ses travaux et ses jours. Et parmi ces jours le premier d’entre eux bien sûr, ou plutôt les jours qui ont précédé le premier et ont permis que celui-ci, malgré tout, soit. Car telle est l’extraordinaire Histoire racontée par Jean Dougnac (2003), depuis son lit de malade, le secret auquel arrive son fabuleux récit.

Le récit de l’origine de l’héroïne, autrement dit le mythe à l’état pur, recueilli par l’héroïne elle-même, qui se tient à la lisière du cadre et qu’on imagine, retenant son souffle : comment avant sa naissance on voulut faire disparaître Noëlle, et comment celle-ci s’obstina à vouloir venir au monde. Le vieil homme en tire une leçon qu’il ne se lasse pas de répéter : puisqu’on aurait préféré qu’elle ne naisse pas mais qu’elle est née quand même, il faut croire que Noëlle est sur terre pour y faire quelque chose. Il y ajoute ce conseil, lui aussi répété : que surtout elle ne s’avise pas de l’oublier.

Extraits : Inventaires, aventures
(Les contes de Noëlle)
Emmanuel Burdeau

« Aoulioulé »

Cette exposition rassemble plus de 25 artistes internationaux et présente des « peintures de mots et des tableaux parlent ». Cette pratique d’utilisation de lettres, mots, phrases ou encore ponctuation comme vocabulaire plastique s’est développée au 20ème siècle et perdure aujourd’hui dans le travail de nombreux artistes, de générations différentes et à travers l’ensemble des médiums (photographies, dessins, affiches, sculptures…). La mise en forme graphique et la mise en couleur transforment un outil de langage en un objet visuel avec ses codes et sa sensibilité, ouvrant les portes sur un monde imaginaire et poétique.

Les artistes transcendent le langage et ses références. Les fragments typographiques jouent visuellement et pas seulement verbalement. Malgré l’illisibilité narrative, le regardeur cherche à établir des correspondances de lettres, de mots et de sens. Les propositions textuelles sont autant de mises en forme des mots dont la lisibilité n’est plus l’objectif premier et s’efface, avec plus ou moins d’ampleur, derrière l’image des propositions graphiques.

Les oeuvres présentes dans l’exposition proposent l’expérience, précieuse s’il en est en ces temps d’extrême saturation – numérique – de voir des mots, même les plus galvaudés comme si c’était la première fois.

Karina BISCH, Nicolas CHARDON, Eléonore FALSE, Sylvie FANCHON, Claude CLOSKY, Christian ROBERT-TISSOT, Anne-Lise COSTE, Martine ABALLEA, Joshua ABELOW, Gene BEERY, Jean-Luc BLANC, Corentin CANESSON, Jessica DIAMOND, Pierre DI SCIULLO, Chloé DUGIT-GROS, Chad ETTING, Marie GLAIZE, Joseph KOSUTH, Muriel LERAY, Jonathan MARTIN, Raffaella DELLA OLGA, Camila OLIVEIRA FAIRCLOUGH, Walter SWENNEN, Julio VILLANI, Elsa WERTH, Virginie YASSEF, Remy ZAUGG

Commissariat : Sylvie Fanchon et Camila Oliveira Fairclough

« Un musée à soi ». Accrochage participatif

C’est une démarche inhabituelle pour un musée : confier un projet d’accrochage participatif à une chorégraphe et à un groupe de patients de l’hôpital de jour de Béziers, le groupe Art. 27, afin d’imaginer une exposition à partir des collections du musée.

La pertinence réside sur ce pari de confier à un groupe d’amateurs éclairés mais aussi à un groupe de personnes souvent invisibilisées dans la société une responsabilité artistique. Ce projet répond à la question : comment inventer et vivre un lien intime, personnel et peut-être secret avec des œuvres exposées, comment s’exposer tout en exposant.

Mathilde Monnier

Les artistes transcendent le langage et ses références.

Les fragments typographiques jouent visuellement et pas seulement verbalement. Malgré l’illisibilité narrative, le regardeur cherche à établir des correspondances de lettres, de mots et de sens. Les propositions textuelles sont autant de mises en forme des mots dont la lisibilité n’est plus l’objectif premier et s’efface, avec plus ou moins d’ampleur, derrière l’image des propositions graphiques.

Les oeuvres présentes dans l’exposition proposent l’expérience, précieuse s’il en est en ces temps d’extrême saturation – numérique – de voir des mots, même les plus galvaudés comme si c’était la première fois.

Farah ATASSI, Per BARCLAY, Neïl BELOUFA, Nadia BENBOUTA, Karina BISCH, Io BURGARD, Armelle CARON, Eléonore FALSE, Julien GARNIER, Ann Veronica JANSSENS, Stéphane MAGNIN, Olivier MOSSET, Stéphane PENCRÉAC’H, Laurent PERNOT, Maxime ROSSI, Chéri SAMBA, Gérard TRAQUANDI, Francisco TROPA, Raphaël ZARKA, TURSIC Ida & MILLE Wilfried, JUGNET+CLAIRET, Cindy COUTANT

Commissariat : Elisabeth Camilleri, Dominique Cros, Sonia Debeuré-Provost, Maxime Husson, Matthieu Supernant, Nathalie Tersier et Nicole Vidal sous la direction artistique de Mathilde Monnier.
Scénographie : Dominique Figarella.

MRAC, 146, avenue de la plage – BP 4 – 34 410 Sérignan. Tél : 04 67 32 33 05

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