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Max Jacob, le cubisme fantasque

Du 29 juin au 1ᵉʳ décembre 2024 – Vernissage samedi 29 juin à 11h

Le musée d’art moderne de Céret présente l’exposition « Max Jacob, le cubisme fantasque » du 29 juin au 1er décembre 2024, 80 ans après la déportation et la mort du poète au camp de Drancy. Elle explore la vie et l’œuvre de celui qui n’a « jamais poli » son style, entre littérature, peinture et collaborations avec ses contemporains.

Après la rétrospective dédiée à Teresa Lanceta qui se termine ce dimanche 2 juin 2024, cette nouvelle proposition présente un portrait renouvelé de l’une des plus importantes figures de la modernité littéraire et artistique de la première moitié du 20e siècle. Fort de plus de 120 pièces – parmi lesquelles de nombreux documents inédits – le parcours plonge dans la fantaisie et les paradoxes d’une figure aux multiples facettes se situant au cœur de la galaxie cubiste.

Organisé en co-commissariat par Jean-Roch Dumont Saint Priest, directeur-conservateur et Gwendoline Corthier-Hardoin, responsable des expositions, ce rendez-vous réunit les travaux de Max Jacob et de ses contemporains, de Pablo Picasso à Juan Gris, en passant par Georges Braque, Amedeo Modigliani, Manolo, Jean Metzinger, Marie Laurencin, Jean Cocteau, Marie Vassilieff, Alice Halicka, Serge Férat, ou encore Hélène d’Oettingen.

Le parcours présente la singularité de cette personnalité emblématique du début du 20e siècle, sa relation avec Pablo Picasso et leur séjour à Céret en 1913 avec Eva Gouel, son rôle au sein de l’univers cubiste, sa fascination pour les arts de la scène ou encore ses liens avec de nombreux artistes d’avant-garde… Un exceptionnel Portrait de Max Jacob réalisé par Jean Metzinger en 1913 sera présenté à cette occasion.

Présentation de l’artiste

Né à Quimper en 1876, Max Jacob est un poète, peintre, figure emblématique de l’avant-garde parisienne de la première moitié du 20e siècle. Établi dans la capitale à partir de 1898, il devient critique d’art tout en suivant des cours à l’Académie Julian avant d’occuper divers emplois. En juin 1901, il fait la rencontre décisive de Pablo Picasso qui l’incite à se consacrer pleinement à la poésie.

Il se lie avec les principaux acteurs de la modernité picturale et littéraire et sa proximité avec les artistes en fait un témoin privilégié de la naissance du cubisme que lui-même explore, dans ses œuvres réalisées à Céret en 1913 aux côtés de Pablo Picasso et d’Eva Gouel, ainsi qu’à travers un style littéraire audacieux et caustique.

Son ouvrage Saint Matorel, illustré par le peintre espagnol en 1911 et considéré comme le premier livre d’artiste cubiste, offre une structure narrative fragmentée inédite. Max Jacob collabore également avec André Derain en 1912 puis Juan Gris en 1921. Il publie parallèlement des recueils de poèmes de référence tel que Le Cornet à dés en 1917, son œuvre phare, ou encore Le Laboratoire central en 1921, qui assoient son approche novatrice de la poésie empreinte de complexité, d’humour et de spiritualité.

Sa vie comme son œuvre, marquées par l’influence du cubisme, des arts du spectacle, de la religion et de l’astrologie, en font un personnage central de la modernité aux multiples facettes. Enchanteur des soirées parisiennes au caractère fantasque, Max Jacob est aussi un esprit érudit dont la créativité prolifique révèle une profonde quête de sens. Il meurt le 5 mars 1944, déporté au camp de Drancy.

Le vernissage, ouvert à toutes et tous, est prévu le samedi 29 juin à 11h en présence des représentants des membres de l’EPCC du musée d’art moderne de Céret et de l’association des Amis de Max Jacob.

Musée d’art moderne de Céret 8, bd Maréchal-Joffre, 66403 Céret.  Tél : 04 68 87 27 76

Du 1er juillet au 31 aout, ouvert tous les jours de 10 h à 19 h

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