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Chema Madoz & Helena Almeida - Diseños habitados

Du 15 avril au 23 août 2026 - Vernissage mardi 14 avril à 18h

Vernissage en meme temps de l’exposition Anne Desplantez & Les enfants du Sarthé « Parce que. Ici. » Galerie 2

L’exposition « Diseños habitados » établit un dialogue entre deux grands artistes, Helena Almeida, portugaise (1934-2018) et Chema Madoz, espagnol (né en 1958). Elle met en résonance deux univers artistiques très différents mais profondément liés par leur approche de la photographie et du processus créatif. 

La présentation des carnets de croquis, dessins préparatoires et objets artisanaux, rarement montrés dans le travail de Chema Madoz, ainsi que des études et dessins d’Helena Almeida, permet d’appréhender au plus près leurs démarches de création.

« Diseños habitados » (« Des dessins habités ») s’appuie sur les résonances entre les œuvres de deux des premiers artistes à avoir rejoint la collection Foto Colectania avec laquelle Le Château d’Eau présente cette exposition, révélant leur approche personnelle du processus créatif.

Le titre de l’exposition rend hommage à « Desenho habitado » d’Helena Almeida, première série dans laquelle l’artiste a utilisé la photographie. Pepe Font de Mora, commissaire de l’exposition et longtemps directeur de Foto Colectania, s’est également inspiré du concept du dessin admis à l’époque de la Renaissance, qui fait référence à la fois au dessin lui-même aini qu’au projet ; c’est donc le processus mental de traduction de l’idée d’un artiste en œuvre. Une pratique qui définit avec précision le travail fascinant de ces artistes.

Le fait qu**’Almeida et Madoz** aient tous deux réalisé des croquis est peut-être lié à leur intérêt commun pour l’intime et l’expérientiel. Les deux artistes ont réalisé d’innombrables croquis – qui ne se sont pas toujours concrétisés en œuvres – comme première étape vers la matérialisation de leurs idées à l’aide d’un crayon et d’une feuille de papier. Dans cette exposition, Font de Mora a voulu mettre en évidence la valeur intrinsèque de ces dessins en tant que simples et beaux croquis, le résultat final prenant vie grâce à la photographie.

Almeida intervient parfois dans son travail avec des coups de pinceau ou des traits de crayon soigneusement exécutés, et nous fascine toujours par son étude de la réflexion et de la théâtralité.
Madoz dessine dans des carnets personnels qu’il a conservés au fil des ans, dont des facsimilés sont présentés dans cette exposition, aux côtés de certains de ses objets personnels qu’il assemble artisanalement.

De l’esquisse à la photographie

Madoz dessine dans des carnets personnels qu’il a conservés au fil des ans. Les esquisses d’Almeida ont été publiées et exposées à plusieurs reprises, généralement aux côtés de ses œuvres photographiques. L’exposition présente pour la première fois les carnets de Madoz ainsi que les esquisses réalisées par Almeida pour sa série O perdâo.

La coïncidence remarquable qui réside dans le fait que ces artistes réalisent tous deux des croquis – comme première étape pour transposer leurs idées à travers le crayon et le papier – est peut-être liée à l’intérêt de leurs œuvres pour l’intime et l’expérientiel. 

Ces dessins sont l’outil initial pour configurer l’œuvre finale, même si tous ne se concrétisent pas. Ici, le talent de Madoz réside dans sa capacité à transformer ses croquis en objets et ses objets en images pleines de magie. Almeida, quant à elle, nous fascine en transformant ses dessins en exercices de réflexion et de théâtralité, capturés dans des photographies parfois retravaillées à l’aide de coups de pinceau ou de traits de crayon.

Commissaire de l’exposition : Pepe Font de Mora, directeur de la Fundació Foto Colectania à Barcelone de 2002 à 2025.

www.chateaudeau.toulouse.fr

Galerie Le Château d’Eau 1, Place Laganne 31300 Toulouse. Tél. 05 34 24 52 35
Du mardi au dimanche de 13h à 19h