Dans le cadre du 18e Printemps de l’Art Contemporain (PAC)
La pratique de Jérémie Setton explore les correspondances formelles entre apparition et disparition.
Dès 2010, lors de sa première exposition au Château de Servières, l’artiste plongeait déjà le spectateur dans un univers d’étrangeté. À travers un titre en palindrome évoquant un basculement grammatical, il opérait un véritable renversement spatial : par l’effacement des ombres portées, seul le mouvement des corps rendait aux objets leur profondeur originelle.
Quinze ans plus tard, il prolonge cette réflexion sur le déplacement, mais l’inscrit désormais dans une épaisseur temporelle.
Au-delà de la perception pure, les notions de disparition et de résurgence s’ouvrent à une dimension plus intime. L’artiste puise dans une trame mémorielle complexe, en s’appuyant notamment sur des recherches menées dans les archives familiales où se mêlent souvenirs personnels et histoire collective.
L’œuvre de Jérémie Setton, enrichie par les pièces conçues in situ, produites spécifiquement ou recontextualisées pour cet opus, invite à une exploration de l’intervalle.
À travers un jeu de prélèvements et d’emprunts, il crée un espace de déambulation où la circulation du spectateur génère des lectures plurielles.