Soyez bien informé !

Les incontournables

         

La colombe de la paix Pablo Picasso

+ Récent

– Les lieux d’exposition

C’est ce que fait Infomaniak, l’hébergeur de ce site. Non content d’alimenter ses serveurs en énergie renouvelable (barrage hydroélectrique), le nouveau datacenter permet de chauffer 6000 appartements et bientôt un quartier.

C’est cette volonté qui permet une action de tous les jours.

Donc lorsque vous naviguez sur le site de Contemporanéités de l’art, vous contribuez à chauffer des appartements ! (regardez la vidéo)

Visite virtuelle du Data center D4.

40+1 – Le CAP • Centre d’art fête ses 40 ans

Du 7 février au 25 avril  2026 – Vernissage samedi 7 février, de 15h à 21h

Samedi 7 février, de 15h à 21h

     [AU PROGRAMME]
     •  15h ouverture de l’exposition en présence des artistes
     •  17h Sortir du bois, performance et installation sonore par Lundy Grandpré
     •  17h30 Kola Guarana Burn-out, performance culinaire par Jules Maillot
     •  À partir de 18h30, apéritif et coupe du gâteau d’anniversaire
     •  À partir de 19h30, piñata party, dj set et des surprises !

1986 — 2026

L’exposition 40+1 ouvre officiellement la saison « anniversaire » célébrant les quarante ans du Centre d’art. Fondé en 1986 par l’artiste Jean-Claude Guillaumon, le CAP n’a cessé, depuis son ouverture, d’accueillir artistes et publics et de soutenir la création contemporaine. Il nous a semblé essentiel de rendre hommage à cette histoire, en inaugurant cette année de célébration par une exposition dédiée à celles et ceux qui font la vitalité de la scène artistique d’aujourd’hui, et construisent celle de demain.

Driss Aroussi, Jules Berthonnet, Agathe Berthou, Hervé Brehier, Alessandra Calovi, Alexandre Caretti, Tom Castinel, Marion Chambinaud, Elsa Chazal, Agathe Chevallier, Romain Coppin, Guénaëlle de Carbonnières & Mélanie Faucher, Jean Feline, Lola Fontanié, Simon Feydieu, Margot Garlenc, Lucile Genin, Flora Gosset Erard, Romain Guillo, Bertrand Grosol, Jeanne Held, Laetitia Isaac, Anthony Jacquot-Boeykens, Émilie Launay, Marie L’Hours, Jules Maillot, Sébastien Maloberti, Eve Martin & Capsule collectif, Adrien Menu, Iris Munos, Jean-Julien Ney, Marie Pic, Victor Rochette, Anne Marie Rognon, Ben Saint-Maxent, Bruno Silva, Floraine Sintès, Sébastien Schnyder, Nino Spanu, Marjolaine Turpin, Kelly Weiss.

Quarante et un artistes, issus de la scène régionale et extrarégionale, sont ainsi invités à investir l’ensemble des espaces du CAP. Autant de pratiques et d’univers qui se rencontrent dans une exposition foisonnante et festive, affirmant le rôle essentiel du Centre d’art comme lieu de culture, de partage et de transmission.

40+1 est aussi un chiffre symbolique, tourné vers l’avenir et le prochain chapitre du CAP, à écrire collectivement.

– Au premier niveau, sur un écran LCD, poussent d’étranges fleurs, les Bella Donna sive Linnius de la série des Fractal Flowers. Ces fleurs virtuelles évoluent à la lisière de quatre mondes : végétal, minéral, animal et robotique. Nées de la germination numérique, elles dévoilent des formes poussées à l’extrême de leur géométrisation. 

De différentes couleurs, elles naissent et ondulent au gré d’un vent virtuel que nous ne sentons pas, puis disparaissent pour laisser place à d’autres variations. Les plantes se courbent de droite à gauche, sans rompre leur fragile tige articulée. Miguel Chevalier nous convie à un vrai ballet végétal : les corolles tombent pétale par pétale, les feuilles chutent en une pluie poétique, les fleurs disparaissent dans une explosion d’étamines. Cette œuvre hypnotise dans une éblouissante dialectique entre le réel et le virtuel.

Mouvantes sur l’écran LCD, Fractal Flowers se fixent dans le temps sous différentes formes de créations :

L’installation Bella Donna sive Linnius 1 > 12, composée de 12 sculptures, matérialise ces fleurs algorithmiques. Ces sculptures post-virtuelles réalisées grâce à la technique d’impression 3D, disposées circulairement, matérialise la croissance virtuelle d’une Bella Donna de sa naissance à sa décroissance.

Bella Donna sive Linnius (Chronographie) comprend 12 digigraphies mêlant matité et brillance, témoins du cycle de la vie. Cette œuvre reprend le principe de la chronophotographie, développée dans les années 1870 par Eadweard Muybridge et Étienne-Jules Marey. Cette technique consiste à prendre une succession de photographies permettant de décomposer les phases d’un mouvement.

La tridimensionnalité des fleurs est aussi soulignée par la présentation d’un hologramme d’une Bella Donna. Il est la résultante de l’holographie, procédé de reproduction en relief qui enregistre le volume d’un objet en 3D et le restitue malgré sa planéité. Selon l’orientation du visiteur devant l’œuvre, il découvre une Fractal Flower en relief étonnante qui semble sortir du cadre. Le public est invité à se déplacer devant l’œuvre pour capter toutes les subtilités de ce jeu optique.

Un dessin codé réalisé au robot questionne quant à lui sur la multiplicité de l’œuvre à l’heure du numérique. Le procédé de création repose sur un code qui peut être interprété différemment selon les logiciels et admettre toutes les variations et supports possibles pour donner une matérialité au virtuel. Ainsi un bras robotique équipé d’un feutre est en mesure d’esquisser les contours d’une Bella Donna et de superposer plusieurs variations qui font écho aux Transparences chères à Picabia.

Enfin, une planche imprimée réalisée en 2010, présente côte à côte une Bella Donna et un texte rédigé par un générateur de textes (préfiguration de ChatGPT). La fiction est omniprésente dans ces descriptions imaginaires de l’origine et de la spécificité de ces Fractal Flowers.

– Au deuxième étage du centre, nous retrouvons 3 autres graines virtuelles de la série des Fractal Flowers : Lilus Arythmeticus dit d’Euclide (evolution 2), Alchemille Dentelée dit de Faust (evolution), Peyotl Mandragora Officinarum (evolution 2).
Ces 3 fleurs numériques seront présentées sur écran, accompagnées de 3 sculptures par impression 3D, 2 hologrammes et 7 dessins au robot réalisés en hommage aux Transparences de Francis Picabia.

L’exposition – Fractal Flowers, Transparences imaginaires – Hommage à Francis Picabia – questionne à la fois notre rapport à une nature de plus en plus maitrisée et conditionnée, ainsi que sur l’existence de la vie artificielle. Au-delà de leurs qualités esthétiques, les œuvres éveillent aux enjeux de la manipulation génétique : nul ne peut prédire ce que produiront ces fleurs, libres de se croiser et de se reproduire à l’infini… Elles interpellent sur une biodiversité à préserver au risque d’être réduite à une nature totalement artificielle.

La présentation, dans le hall d’accueil, d’un film de 46 minutes réalisé par Claude Mossessian invite à s’immerger au cœur de son univers artistique et de comprendre l’évolution de son travail.

Le CAP Saint-Fons, Centre d’art, Espace Léon Blum, Rue de la Rochette 69190 Saint-Fons Tél : 04 72 09 20 27