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C’est ce que fait Infomaniak, l’hébergeur de ce site. Non content d’alimenter ses serveurs en énergie renouvelable (barrage hydroélectrique), le nouveau datacenter permet de chauffer un immeuble et bientôt un quartier.

C’est cette volonté qui permet une action de tous les jours.

Donc lorsque vous naviguez sur le site de Contemporanéités de l’art, vous contribuez à chauffer des appartements ! (regardez la vidéo)

Émoi Photographique 2025 – Et si j’osais… raconter une histoire

Du 5 avril au 11 mai 2025 – Samedi 5 avril visite inaugurale l’Espace Franquin à 11h

Suivi de la place Marengo et du Lieu Utile

14h la visite itinérante commencera à l’Hôtel du département pour se poursuivre sur le parvis de l’Hôtel de ville aux environs de 15h,

puis l’Hôtel Saint Simon, L’Hôtel du Palais et nous terminerons au Musée d’Angoulême vers 17h30, avec le vernissage

Dimanche 6 avril
Rencontres avec les photographes présents, sur les lieux d’exposition ouverts

« À l’origine du cœur »
Faire une photographie de son cœur avec le collectif Trigone

 

Voir tous·tes les artistes invités·ées

Programme complet 

 

12ème édition

On dit qu’une « image vaut mille mots » ; bien sûr, il s’agit plutôt du point de vue d’un(e) photographe ou d’un homme ou d’une femme d’image, mais c’est quelquefois simplement un autre chemin, parce que les mots ne passent pas la barrière des lèvres ou que l’on n’arrive pas à trouver ceux qui vont complètement exprimer un ressenti, ou caractériser avec justesse une émotion. Alors, l’image va raconter à la place des mots. Elle va transmettre le message au visiteur, sans traduction aucune. Elle induit la compréhension, parce qu’elle est émotion.

Cette prise de parole concerne particulièrement les travaux de Catherine CHABERT, « Résilience », et Myriam MAYET, « Les larmes sèches », dans un principe de reconstruction, celui de Justine DARMON, « Le clown et la danseuse », en gestion de traumatisme, alors qu’Estelle LAGARDE, « La peau des autres » dévoile l’accident et le handicap avec délicatesse, pour lui faire une place dans nos vies de tous les jours.

Anne LANDAIS, « Toutes », Véronique DURAND-NEMO, « Le temps ne fait rien à l’affaire », Valérie EVRARD, « Fragments de souvenirs », Carole TAUZIAT, « Conte rouge », Pier re MOREAU, « Transhumance mar ine », Gérar d STARON, « Ho(m)mes », Franck BRUDIEUX, « Un été yougoslave », Brigitte MANOUKIAN, « Le lexique de la couturière », et Maria CATUOGNO avec « Sauvagines » nous offrent quant à eux un kaléidoscope de chemins de vie. Des tableaux dans lesquels vous pouvez, un peu, beaucoup, passionnément, retrouver vos souvenirs, votre état d’esprit d’un moment ou d’une vie. Sans intransigeance et sous la forme d’une proposition, d’un regard décalé et/ou bienveillant sur son chez-soi ou chez le voisin.

Une portion de vacances quand les autres regardent les matchs de football, pour montrer une cohabitation des temps avec Franck Brudieux ; quand c’est une cohabitation de générations avec Véronique Durand-Nemo ou une fusion Terre Mère/Enfants avec Maria Catuogno. Les mères et les filles d’Anne Landais se chahutent, s’apprivoisent ou s’adorent, en présence simplement.

Brigitte Manoukian, avec le lexique de la couturière, semble nous ramener à un temps plus ancien où l’on penserait les jeunes filles et femmes plus policées et/ou détentrices d’un savoir-faire, à nous de choisir. Les souvenirs de Valérie Evrard et le conte de Carole Tauziat sont des propositions plus oniriques, où les techniques photographiques des autrices transforment la réalité. Un humain, des humains, un groupe d’humains, des duos, des solitudes, des confrontations, des libertés, tout ce qui peut faire une humanité est sur la plage de Pierre Moreau !

Gérard Staron est tout autant dans ces récits de vie que dans le récit urbain, où il rejoint Alain LICARI, « L’album de Monsieur Soumah », Sophie CARLES, « Le dernier souffle » et Isabelle GALLAY, « La salle d’attente ». Ces espaces que nous habitons ont leur propre vie, ces photographes les regardent, les captent et nous les offrent. Année après année, prendre quelques photographies de chez soi permet de regarder son espace de vie évoluer, de garder une trace de sa complexification ou de sa simplification. Vieillissement ou évolution, ils vivent comme nous, avec nous, leurs habitants.

Un jour, certains immeubles entrent dans l’histoire avec un grand H et deviennent des monuments historiques, quand d’autres se dégradent. Lorsque ces derniers se désagrègent, ils emportent les histoires de vie de leurs habitants dans la poussière qui retombe de l’explosion de leurs murs, les rires et les pleurs dans le fracas de la pelleteuse traversant le béton, le soupir du plâtre ou la stridence de la fenêtre qui éclate, peut-être étouffée par le tissu du rideau encore suspendu. C’est ce que nous propose Sophie Carles.

Les immeubles traversent le temps et vieillissent chez Alain Licari ou semblent se figer pour l’éternité avec leurs occupants chez Gérard Staron. De l’intérieur à l’extérieur ou inversement, Isabelle Gallay tourne, se retourne, explore l’espace réduit de la salle d’attente où elle est obligée d’être et transforme le temps en méditation active. Elle propose de changer en conscience notre état d’esprit pour passer de la contrainte à la découverte d’un « aquarium ». Tout en mouvement, nous découvrons au-dessus des murs, un plafond, derrière une arrête blanche, on trouve du gris. Réveiller le regard sur le quotidien semble être son leitmotiv avec ce travail.

La contrainte est à la base du « Limitations, chronique du confinement » de Pablo ARCE, message de protestation de l’auteur face à l’instauration d’une obligation supplémentaire après le Covid. À l’opposé, Laetitia GUICHARD sème un vent de liberté grâce à son travail avec les athlètes de « Sport de rue ». Opposition, coalition, agrégation des émotions pour pousser l’humain à l’explosion des nerfs ou des muscles, pour faire souffler ce vent de liberté !

Une autre lecture de « Limitations, chronique du confinement » est un questionnement écologique sur ces restrictions de vitesse. Remise régulièrement en question en périphérie des grandes villes, on oppose à la production de particules fines la longueur du temps passé à les produire, pour un même trajet. Alors quid de ce qui est vraiment écologique ?

Francis LEROY, « Sable mouvant, songe de plage », a choisi de montrer une facette du dérèglement climatique, la disparition progressive d’une plage qui, comme des centaines d’autres, sera bientôt rayée de la carte. Bientôt, car cette disparition est susceptible d’être vue par ceux qui sont déjà né(e)s à cette heure. L’écologie déploie un autre langage avec Julie PONCET, « Le clapotis des nénuphars », fait de rencontre et de découverte de « l’autre », animal, végétal ou autres espèces, à comprendre dans leur complexité pour appréhender notre cohabitation avec eux en toute intelligence. Des interrogations, une recherche que semble partager Pascal SENTENAC, « L’étrange voyage de Monsieur Jacques », mais avec les restes de l’espèce humaine !

Pascal DULAC, « Mes jardins secrets », se découvre et nous permet de le découvrir, presque comme une autre espèce. L’analyse d’image va nous faire noter la proximité du côté sombre avec le lumineux, les séparations d’espaces ou dans les espaces, les fenêtres qui permettent de respirer. Une belle analyse psychologique pour que chacun puisse se ressentir dans une image ou dans l’autre.

Cette édition va vous proposer des sujets brûlants d’actualité dans des versions inédites, oudes sujets qui courent depuis des années dans les esprits et qu’il faut continuer de décortiquer. Pourquoi ? Parce qu’on y trouvera encore des points pour déclencher des émotions salvatrices, positives ou négatives, génératrices de réflexion. De celles qui impulsent le mouvement, pour éviter la sidération devant le constat des catastrophes, pour continuer de vivre ensemble aussi !

Peggy Calvez-Allaire

Pour suivre l’actualité du sud de la France tout simplement !

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