Instants Vidéo - Biennale des Imaginaires Numériques
Du 24 octobre au 2026 - Weekend d'ouverture Samedi 24 et dimanche 25 octobre 14h - 22h
Instants Vidéo
22 au 25 octobre 2026 à la Friche. Exposition jusqu’au 17 janvier 2027
Il n’y a pas d’image innocente.
Toute image est un cadrage, et tout cadrage est une décision politique. Montrer, c’est inclure. Couper, c’est exclure. Archiver, c’est hiérarchiser. Diffuser, c’est autoriser à exister.
Les œuvres réunies ici ouvrent un espace de poésie et de réflexion critique. Elles invitent à reconnaître, derrière chaque image, une présence humaine, politique, irréductible. Elles tentent de révéler ce que le récit officiel laisse hors champ.
Face à la Novlangue des images, les artistes interrogent leurs régimes de production, tordent les flux, réactivent des archives silenciées, rejouent des scènes invisibilisées, redonnent chair à des noms effacés.
Ici, nommer, renommer, raconter, parodier, rejouer sont autant de gestes qui relèvent d’une pratique active de mutinerie. Ils maintiennent vivantes des histoires que d’autres voudraient voir disparaître.
Ce que nous voyons nous regarde.
16 œuvres : Mahmoud Al-Haj (Palestine), Nawal Benali (France), Alice Brygo (France), Aïcha Chikh (Algérie-France), Mounir Fatmi (Maroc), Zeineb Ghorbel (Tunisie), Randa Maroufi (Maroc-France), Hadi Moussally (Liban), Yanis Ratbi (France – Maroc), Raeda Sa’adeh (Palestine), Ghada Sayegh (Liban), Olga Souvermezoglou (Grèce), Oussama Tabti (Algérie), Malaz Usta (Syrie -Pays Bas), Akram Zaatari (Liban), Sofiane Zouggar (Algérie)
Le festival met en avant des pratiques artistiques de 93 artistes qui traitent l’image non seulement comme un moyen de représentation, mais aussi comme un lieu d’enquête, de rupture et de reconfiguration. Leurs gestes vidéo et performatifs se déploient comme des actes sensibles, poélitiques et critiques.
Ils nous offrent cette occasion fragile de rester en conversation, de regarder ensemble sans regarder de la même manière, d’écouter sans chercher immédiatement à répondre.
Pour connaître le programme à la Friche
Biennale des Imaginaires Numériques
Temps fort des arts et cultures numériques, la Biennale s’intéresse, pour cette 5e édition, à la thématique des résistances et ouvre un espace de réflexion pluriel, à la croisée de l’activisme, des tactiques de subversion et des gestes artistiques de désobéissance.
La programmation d’expositions, concerts, spectacles, ateliers et œuvres dans l’espace public se déploie dans plusieurs lieux et villes de la région.
Désobéir à l’ère numérique. Exposition collective
Du 24 oct. au 13 déc. 2026
Les artistes de cette exposition investissent les failles des systèmes numériques contemporains pour en révéler les mécanismes invisibles. Algorithmes, intelligences artificielles, plateformes sociales ou dispositifs de surveillance deviennent ici des matériaux à détourner, perturber ou infiltrer.
Entre humour, sabotage, camouflage et stratégies de disparition, les œuvres fabriquent des contre-récits face aux outils de contrôle qui organisent la circulation des images, des corps et de l’économie. Certaines pièces choisissent l’ironie ou l’absurde, d’autres exposent la violence silencieuse des technologies de captation. Toutes inventent des tactiques sensibles de résistance.
Avec les œuvres des artistes :
Anna Solal FR – Bérénice Serra FR – Cecilie Waagner Falkenstrøm DK – Dhia Dhibi TN – Frédérick Maheux QC/CA – Helena Nikonole RU/DE – HsienYu Cheng TW – Jeroen van Loon NL – Martin Le Chevallier FR – Olivier Bémer FR – Paolo Almario CO/QC/CA – Paolo Cirio IT – Simon Weckert UK – Total Refusal AT
En savoir plus sur les œuvres présentées
Cartographie sensible et mémoires recomposées
Les artistes réuni·es dans cette exposition composent des récits où les images deviennent des territoires instables, traversés par la mémoire, l’exil et les traces laissées par les conflits. Archives fragmentées, paysages transformés, mythologies recomposées ou architectures hantées dessinent des géographies sensibles où persistent des histoires souvent invisibilisées.
Les œuvres inventent des contre-récits face aux logiques d’effacement culturel, politique ou colonial, tout en révélant la fragilité des représentations contemporaines. Ces œuvres ne prétendent pas corriger la carte officielle, mais lui opposent quelque chose de plus radical, d’autres façons de voir, depuis d’autres positions, pour d’autres mémoires.
Avec les œuvres des artistes :
Amer Albarzawi SY – Amir Youssef EG – Mounir Ayache FR – Said Afifi MA – Valentina Berthelon CL
www.lafriche.org
Galerie La Salle des machines. Du mercredi au dimanche de 14h à 19h
Friche la belle de mai, 12 rue François Simon 13003 Marseille. Tél : 04 95 04 95 95
- Festivals, Vidéo
- - Publié le
- Philippe Cadu