Ghazale Bahiraie - A l’abri de l’arbre indompté
Du 22 octobre au samedi 28 novembre 2026 - Vernissage jeudi 22 octobre de 18h à 21h
En résonance à la 18e biennale de Lyon 2026
Les arbres ne sont pas de simples paysages ; ils sont les corps de cette terre. Des êtres dont les racines puisent dans la mémoire et les branches s’élèvent dans l’agitation du feu. Cette exposition est le récit d’une résilience au cœur des flammes, là où la frontière entre consumation et renaissance s’efface.
Dans ces œuvres, un dialogue constant s’établit entre la douceur et la violence. L’artiste utilise la broderie et le fil symboles de soin, d’intimité et de réparation pour exprimer la blessure, l’angoisse et le chaos d’une nation sous le feu de l’oppression. Chaque point de suture devient ici un acte de survie face à la destruction.
Ces pieds qui avancent à travers les cendres sont les traces d’un peuple qui refuse de tomber. Sous la menace constante, dans l’ombre d’une guerre imposée, ils cherchent refuge. Un refuge sous un arbre qui, bien que marqué par le feu étranger, sent encore la vie battre dans ses veines de fil.
Cette résistance n’est pas le fruit de l’insouciance, mais la splendeur de racines qui ne lâchent pas prise, tournées vers un ciel qui restera, envers et contre tout, libre et infini.
A propos de l’artiste
Dessin, broderie, technique mixte, vidéo sont autant de techniques qu’elle pratique. Étant plutôt curieuse et d’humeur vagabonde, elle s’est toujours intéressée aux petits fragments et aux menus objets autour d’elle. En tant qu’artiste curieuse, elle se sent un peu comme une spectatrice à qui aucun détail n’échappe.
Depuis le début de sa carrière professionnelle à l’âge de vingt ans, qui coïncidait avec le mouvement vert en Iran, elle a toujours eu un esprit critique et contestataire. Avec ses œuvres, elle cherche à exprimer son opposition au système au pouvoir en Iran, ainsi qu’aux conditions de guerre dans les pays du Moyen-Orient et aux inégalités dans le monde, en particulier les droits des femmes et le sentiment maternel.
Dans son exposition “Petites allégories d’une grande révolte”, à la galerie Autour de l’image, Ghazale Bahiraie rend hommage à tous les héros du quotidien qui ont participé à la Révolte iranienne de 2022 survenue à la mort de Mahsa Amini. L’artiste s’inspire à la fois de la littérature et de la religion, deux domaines essentiels de l’histoire contemporaine de l’Iran.
Dans sa seconde exposition à Lyon « Effroyables jardins » à la galerie Valérie Eymeric, elle figure les explosions des bombes dans son pays d’origine sous l’apparence de fleurs brodées.
Pour l’exposition à venir, « A l’abri de l’arbre indompté » en octobre 2026 à la galerie Valérie Eymeric, elle utilisera la technique de la pyrogravure (imprimante 3D) afin de mettre en scène les arbres.
Elle nous donnera à voir également une installation de pieds moulés symbolisant les morts iraniens, ses frères et sœurs morts au combat et bien souvent morts pour rien !
www.lagalerievalerieeymeric.fr
Galerie Valérie Eymeric, 33 rue Auguste Comte - 69002 Lyon Tél : 06 95 72 48 74
- Arts Plastiques
- - Publié le
- Philippe Cadu