Le Nouveau Printemps 2027 par Maylis de Kerangal
Du 27 mai au 27 juin 2027
L’île du Ramier
« L’édition du Nouveau Printemps X Centre Pompidou 2027 sera placée cette année sous l’empire des paysages, des récits qu’ils charrient, des histoires qu’ils racontent. Une édition attentive à leur vulnérabilité, à leur métamorphose, à leur effondrement ou leur disparition, aux passés dont ils portent les traces, à tout ce qui les habite ou les traverse. Ce que racontent les paysages, c’est le « chant des pistes » et les voix des témoins, ce sont aussi les liens puissants et intimes que les paysages entretiennent avec la mémoire, les rêves et le désir.
Pour imaginer cette édition, il fallait un paysage en soi, et ce sera l’île du Ramier. Une île donc, une île au milieu d’un fleuve, lui-même au milieu d’une ville. Une île tour à tour sauvage, mystérieuse, Utopia, île aux trésors, île aux oiseaux où croisent le gobe-mouche noir et le martin-pêcheur. Marquée par une longue histoire industrielle et sportive, par la Poudrière, l’usine hydroélectrique et la piscine Nakache, réensauvagée ou renaturée, l’île du Ramier, autrefois marge de la ville, ouvre désormais un immense espace de liberté au cœur de la grande métropole toulousaine.
Elle est le lieu idéal pour accueillir Forum de la biodiversité, et une forme à investir collectivement pour se réinventer avec les artistes, les philosophes, les scientifiques, les scénographes, les cinéastes, les écrivaines et les poètes, les performeuses et arpenteurs de tous les horizons.
J’ai imaginé cette édition « comme un roman », le week-end d’ouverture dédié au Forum de la biodiversité et envisagé tel un prologue pour se questionner, défricher, et fêter notre venue sur l’île, puis les quatre semaines du festival tels quatre chapitres déployant l’aventure insulaire : arriver/cartographier, explorer/se documenter, rencontrer l’autre/se confronter, habiter.
Je suis très heureuse d’être cette année l’artiste associée de cette édition îlienne du Nouveau Printemps X Centre Pompidou, et que l’on invente ensemble cette édition de ponts et de passerelles, de traversées et de cartographie, d’imaginaire et de création, cette édition pour écouter et regarder ce que racontent les paysages. «
Maylis de Kerangal.
Le Nouveau Printemps 2027 investit L’île du Ramier et les rives de la Garonne !
En 2027, Le Nouveau Printemps et le Centre Pompidou s’associent et invitent Maylis de Kerangal à imaginer une nouvelle édition du festival sur l’île du Ramier et les rives de la Garonne.
Partageant une ambition artistique et intellectuelle commune, les deux institutions proposent une édition qui explore les liens entre les paysages, les êtres vivants et leurs milieux. À partir des paysages qu’observent, représentent et investissent les artistes, le festival interroge nos interdépendances écologiques et sociales, entre espèces humaines, animales et végétales. Ancrée dans l’histoire locale et mondiale, cette édition est tournée vers l’avenir et portée par des regards engagés dans la construction de relations plus vertueuses entre les êtres et leurs milieux de vie.
L’ÎLE DU RAMIER, UN TERRITOIRE EN CONSTANTE TRANSFORMATION
L’île du Ramier est un archipel fluvial façonné par ses métamorphoses. Sa vocation industrielle s’affirme dès le XVIIe siècle avec ses moulins à poudre, puis avec l’installation de la Poudrerie nationale en 1852.
Au début du XXe siècle, le site prend un nouveau tournant, populaire et sportif. La municipalité y crée le Parc Toulousain, vaste espace vert ponctué de guinguettes, avant que le sport ne s’y développe sous l’impulsion de l’architecte Jean Montariol. En 1931 débute le projet du Stadium municipal, inauguré après-guerre. L’île est également le berceau des Dauphins du TOEC, club emblématique de natation dont les nageurs s’entraînaient autrefois directement dans la Garonne et qui a vu émerger de grands champions, à l’instar de Léon Marchand.
Aujourd’hui, dans le cadre du projet Grand Parc Garonne, l’île amorce une nouvelle transformation pour redonner toute sa place à la nature. Ce vaste projet vise à faire de cet ensemble de 260 hectares un éco-parc dédié à la biodiversité, aux loisirs et aux mobilités douces.
LE FESTIVAL INVESTIT L’ÎLE ET LES RIVES DE LA GARONNE
Le Nouveau Printemps investira l’espace public et les parcs de l’île du Ramier : le parc de la Poudrerie, le parc Picot de Lapeyrouse, les passerelles Anita Conti et Robert Poujade, la piscine d’été Alfred Nakache, la maison du Grand Parc Garonne, ainsi que la nouvelle halle dédiée au réemploi de Decoset.
De part et d’autre de l’île, les bords de la Garonne accueilleront également le parcours du festival, grâce à des partenariats avec plusieurs lieux culturels et scientifiques : le Théâtre Garonne, le musée Les Abattoirs – FRAC Occitanie Toulouse, la galerie du Château d’Eau, l’hôpital de La Grave, l’isdaT, le Muséum de Toulouse et le Quai des Savoirs.
Le Nouveau Printemps se réjouit de dialoguer avec l’histoire industrielle, sportive et naturelle de l’île, ainsi qu’avec l’écosystème culturel et scientifique qui se déploie sur ses rives. Avec le Centre Pompidou et Maylis de Kerangal, le festival souhaite faire de ce territoire un espace de rencontres, où les paysages, les œuvres et les récits entreront en résonance.
ÉCOUTER L’ÎLE DU RAMIER
Pour prolonger cette découverte du territoire, quatre capsules sonores réalisées par les Vidéophages invitent à explorer le parc de la Poudrerie, sur l’île du Ramier, à travers son histoire et sa biodiversité.
Ces capsules ont été réalisées par Christophe Jacquemart et produites par Les Vidéophages / La Trame, sur une idée originale des Vidéophages à l’occasion de la 25e édition du festival Faites de l’Image, avec le soutien de la Mairie de Toulouse et du Casino Barrière, en juin 2026.
À écouter : Quatre balades sonores pour découvrir le parc de la Poudrerie – Grand Parc Garonne
www.lenouveauprintemps.com
L'île du Ramier - Toulouse
Du lundi au vendredi : 9h à 12h30 / 13h30 à 18h Le samedi : 9h à 12h30 / 13h30 à 17h
- Arts Plastiques, Festivals, Installation, Vidéo
- - Publié le
- Philippe Cadu