Nina Childress “Body Body” rétrospective – Bordeaux

Nina Childress, 773-776-770, Triptyque Oneguine 2006, Collection Frac Nouvelle-Aquitaine MÉCA © Adagp, Paris, 2021 Crédit photo : Jean-Christophe Garcia

BODY BODY Nina Childress

De 17 décembre 2021 au 20 août 2022 – Vernissage jeudi 16 décembre de 17 h à 21 h

L’exposition BODY BODY de Nina Childress revient sur

40 ans de création, 103 peintures, 4 vidéos, 5 sculptures, 1 catalogue raisonné

40 années de création ininterrompue. Il s’agit de la première rétrospective française pour cette artiste. Nina Childress s’est presque entièrement consacrée à la peinture, même si au début des années 80, elle était plutôt connue comme chanteuse du groupe post-punk Lucrate Milk.

Son titre renvoie à l’expression américaine « body of work » (que l’on pourrait traduire par « le corps du travail »), mais aussi à l’importance de la représentation du corps dans ses oeuvres, ainsi qu’au phénomène de répétition ou de double.

De cette exposition d’une centaine de tableaux, sur les 1081 peintures (titre de son catalogue raisonné*) produites entre août 1980 et fin 2020, émergent plusieurs lignes de forces et sujets récurrents : la série et ses déclinaisons (boîtes Tupperware, bonbons, savons, jouets…), la question du portrait (icônes, statues, effigies, autoportraits…) ou à l’inverse une absence de corps (les Hair Pieces, les intérieurs, les sièges vides…). Partout, la norme et la subversion sont questionnées.

Non dénuée d’humour et de provocation, Nina Childress emprunte ses sujets et ses nombreux modèles aussi bien à la culture populaire ou savante, qu’à son histoire intime.

L’exposition BODY BODY incitera à la circulation et à la découverte d’oeuvres qui témoignent de son goût pour des styles hybrides.

Dans le choix de ses sources, l’artiste met en perspective images trouvées, films, vues de concerts, magazines, manuels de décoration, roman-photo, cartes postales, extraits télévisés, clips, ou encore pochettes de disques… autant de marqueurs culturels de la fin du XXe siècle et du début du XXIe siècle.

Des dispositifs spécifiques permettront de présenter quelques-unes de ses peintures phosphorescentes à la lumière noire, ainsi que de grandes toiles sur pieds, penchées comme les murs du bâtiment de la MÉCA conçu par l’architecte danois Bjarke Ingels.

Frac Nouvelle-Aquitaine MECA  5, Parvis Corto Maltese 33 800 Bordeaux Tel. 05 56 24 71 36

Horaires : Du mercredi 19 au samedi 22 mai de 13h à 18h30 Puis du jeudi au samedi de 13h à 18h30