Festival Portrait(S) 2021 – Vichy

Festival Portrait(S) 2021 - Vichy Stéphane, parapentiste (Vichy Parapente). Quai de l’Allier. Série Endorphine. © Frédéric Stucin, 2020

Festival Portrait(S)

Du 11 juin au  19 septembre 2021 – Vernissage Vendredi 11 juin

18h : Vernissage des expositions dans les Galeries du Centre Culturel de Vichy

18H30 : Vernissage de l’exposition de Frédéric Stucin, sur le parvis de l’église Saint-Louis,

Une édition dédiée à la création photographique française.

Nous avons le plaisir de vous annoncer la tenue et l’ouverture de Portrait(s), le Rendez-vous photographique de Vichy, qui se tiendra du 11 juin au 19 septembre 2021. En cette période où la culture est mise à mal par le contexte sanitaire, nous avons décidé de revoir entièrement le programme de cette 9e édition et de dédier son intégralité à une douzaine d’auteurs et artistes de l’Hexagone. Il nous paraissait ESSENTIEL de présenter une sélection, forcément subjective, d’auteurs de la création photographique française et de soutenir par cette visibilité un secteur gravement fragilisé.

Ces expositions proposent un voyage dans la diversité des sujets abordés par les auteurs et dans celle de leurs écritures photographiques. Qu’elles soient documentaires, intimes, fruits d’une recherche personnelle, … ce sont des témoignages uniques et sensibles qui nous invitent à aller à la rencontre de l’Autre, et nous permettent d’appréhender et de mieux comprendre notre monde.

Nous remercions chaleureusement les équipes de ce rendez-vous culturel qui oeuvrent chaque jour à maintenir cet événement, particulièrement la Mairie de Vichy, Vichy Culture et la Compagnie de Vichy qui nous permettent cette année d’investir un nouvel espace d’exposition, le Hall des Sources, un des nombreux lieux emblématiques de la ville. Nos partenaires engagés, Neuflize OBC, avec le projet pédagogique Des mots pour voir, SNCF Gares & Connexions, Cinq Étoiles Productions et le laboratoire DUPON.

Nous sommes heureux de pouvoir vous offrir l’opportunité de découvrir un peu plus la ville grâce à ce nouveau lieu d’exposition du Hall des Sources, qui vient enrichir de belle façon ce parcours photographique. Une perspective particulièrement réjouissante à la veille des dix ans de Portrait(s)…

Sur l’Esplanade du Lac d’Allier :

Carole BellaIche, portraitiste des stars, revient sur l’amitié photographique qu’elle entretient depuis vingt-cinq ans avec Isabelle Huppert. Elle présente des portraits tantôt scénarisés, tantôt improvisés de l’actrice, qui laissent transparaître une formidable complicité.

Dans les Galeries d’expositions – Centre Culturel de Vichy : 

Ralf Marsault, depuis plus de trente ans, a photographié de l’intérieur un monde « en résistance », celui des communautés punks de Paris, Londres et Berlin, auquel il a consacré deux séries emblématiques, Fin de siècle et Faintly Falling.

Mouna Saboni, de son côté, fait oeuvre de mémoire. À partir d’images d’archives trouvées à Tanger, la photographe franco-marocaine aborde les questions d’identité et crée des paysages mémoriels. Les photos récoltées ne sont plus que débris, elles portent des déchirures et des griffures, elles s’effacent sous les mots que la photographe trace dessus et deviennent palimpsestes de vies oubliées.

Patrick Bard, quant à lui, fait retour sur la trajectoire hors norme de son neveu qu’il a commencé à portraiturer en 1983 quand il se nommait encore Jean-Pierre et qu’il a continué à photographier quand elle est devenue Jeanne. Les années ont passé et Patrick Bard a construit un album de famille où Jean-Pierre/Jeanne souffle année après année les bougies, tantôt en beau brun, tantôt en blonde assumée. Son travail trouve un écho dans celui de Corinne Mariaud qui s’intéresse à la représentation des corps. À travers deux séries aux couleurs pop, consacrées à des jeunes gens asiatiques, Fake i Real Me et Flower Beauty Boys, elle brouille les stéréotypes de genre.

Notre époque chahutée est illustrée par deux séries d’Antoine d’Agata et de Yohanne Lamoulère. En 2020, Antoine d’Agata a choisi de rendre compte de la pandémie en usant d’un appareil photo thermodynamique qui enregistre les rayonnements infrarouges des corps. En mettant au jour la température des vivants quand la mort rôde, il a transformé l’épisode viral que nous traversons en une expérience des limites visuelles.

Yohanne Lamoulère arpente depuis 2009 les périphéries de Marseille. Tandis qu’une « politique de la ville » tente depuis plusieurs décennies de quadriller, planifier et gentrifier les quartiers nord, elle a photographié les jeunes des cités qui nouent avec leur territoire un rapport charnel et qui ensoleillent le béton.

Hall des sources – Parc des sources :

L’oeuvre de Mazaccio & Drowilal est elle aussi empreinte d’une fausse légèreté, elle prête à sourire tout en posant de vraies questions sur la nature des images qui nous entourent. Le duo d’artistes fait cueillette de toutes sortes de photos – de toutous, de Miss Univers, de pub Benetton, de gym tonic, de naturistes poilants – qu’ils mettent dans leur mixeur avant de les resservir sous forme de collages à la fois drôles et décapants.

Des mots pour voir :

Portrait(s) et la Fondation d’entreprise Neuflize OBC poursuivent le projet innovant mis en oeuvre en 2018 : porter à la connaissance du grand public les trésors de cette collection d’entreprise. Un dispositif d’analyse et d’échange autour des oeuvres est proposé via une médiation afin de favoriser une conversation ouverte et continue entre le public, les scolaires, les experts et les artistes.

Cette année, deux oeuvres de la photographe française Dolorès Marat sont présentées pendant la durée du festival. Les commentaires du public recueillis par la médiatrice en amont de l’exposition sont diffusés dans la salle d’exposition. Une incursion dans l’univers impressionniste de la photographe…

En plein air, place Saint-Louis et à la gare :

La résidence photographique est confiée cette année au Français Frédéric Stucin qui a choisi de mettre en valeur la dimension sportive de Vichy à travers des portraits décalés d’escrimeurs, de nageurs, de cyclistes, de danseurs, de basketteurs… La ville, dotée d’équipements exceptionnels et d’une expérience reconnue dans l’organisation de stages de haut-niveau, agrège en effet tout une population de sportifs professionnels.