SOL ! La biennale du territoire – Montpellier

SOL ! La biennale du territoire - Montpellier

SOL ! La biennale du territoire #1 – Un pas de côté

Du 2 octobre 2021 au 9 janvier 2022 – Vernissage vendredi 1er octobre à 18h. 

Avec BECQUEMIN & SAGOT, Aldo BIASCAMANO, Fabien BOITARD, Elsa BRES, Charlotte CARAGLIU, Julien CASSIGNOL, Lise CHEVALIER, Anne-Lise COSTE, Agathe DAVID, Daniel DEZEUZE, Elisa FANTOZZI, Margaux FONTAINE, Adrien FREGOSI, Pablo GARCIA, Joëlle GAY, Marie HAVEL, Gérard LATTIER, Mohamed LEKLETI, Emilie LOSCH, Audrey MARTIN, Ganaëlle MAURY, Clément PHILIPPE, Aurélie PIAU, Anne PONS, Guillaume POULAIN, Pierre TILMAN, Natsuko UCHINO, Pierre UNAL-BRUNET, Gaétan VAGUELSY, Claude VIALLAT, Carmelo ZAGARI.

MO.CO. présente SOL !, première édition d’une biennale qui reflètera le territoire et la scène artistique locale.  Intergénérationnelle, inclusive, aimant à explorer les lisières, cette exposition se veut généreuse, célébration de la dynamique créative qui anime Montpellier et sa région.  

SOL ! La biennale du territoire ouvrira le 2 octobre 2021 au MO.CO. Panacée. Elle s’est engagée dès 2019 par des visites d’ateliers et des rencontres, des recherches approfondies sur la scène artistique locale et une réflexion sur le rôle de l’institution culturelle envers sa communauté immédiate. Le territoire défini va de Sète à Alès et de Nîmes à Béziers.  

La biennale se veut aussi une plateforme de diffusion et de promotion nationale et internationale. Dans cette optique, une publication regroupant les artistes de l’exposition est prévue pour l’automne 2021.

Cette première édition se concentre sur un phénomène de « décentrement » observé dans les pratiques artistiques contemporaines. L’artiste est souvent le radar, l’aiguillon qui ressent les changements, les menaces ou les enchantements du monde. Il/elle s’inscrit pleinement dans son temps, tout en exprimant une singularité lui permettant d’échapper aux normes en vigueur. Avec sa création en 2019, MO.CO. poursuit cette même perspective de « décentrement». Or, la création contemporaine s’accompagne d’une défiance vis-à-vis d’un système autoritaire, hiérarchique, centré sur notre espèce, un système dont les valeurs sont établies selon des schémas de domination et des modèles périmés.  

Les artistes quittent aujourd’hui les grandes capitales au profit de territoires moins denses, abandonnent les modèles de la production entrepreneuriale au profit de formes vernaculaires : les frontières entre art et artisanat, entre le noble et le prosaïque, s’estompent. Les œuvres dépendent désormais de lieux spécifiques, se transforment et évoluent au gré des cadres qui leur sont offerts. 

Ces grandes lignes forment le cadre de l’exploration qui nous a conduit à cette première édition de la biennale, intitulée Un pas de côté.  

Les œuvres, montrées selon trois axes (le rapport à la nature ; le rapport à l’Histoire ; le rapport à la société), expriment ce décalage libérateur qui ouvre un rapport au monde dénué d’a priori, et un rapport décomplexé aux outils et matériaux de l’art, allant ici du pinceau à la branche de ronce, de la feuille photocopiée à la porcelaine, de la peinture en bombe aux pigments naturels.  

 

L’écosystème du MO.CO. a été créé pour encourager, soutenir et diffuser la création contemporaine sur son territoire. Il a été pensé comme une structure de rayonnement horizontal, facilitant les échanges entre l’ici et l’ailleurs, depuis la formation des artistes jusqu’à l’exposition, en passant par la médiation et les moyens mis en œuvre pour faciliter l’accès et l’appropriation des formes artistiques contemporaines par le public.  

L’Ecole Supérieure des Beaux-arts de Montpellier (MO.CO. Esba), a permis des allers-retours entre formation et professionnalisation, entre développement d’une création propre et intégration dans un réseau multiformes : les échanges entre les sites (Ecole, Panacée et Hôtel des collections), entre les équipes et les étudiant.e.s, entre les étudiant.e.s et les artistes invité.e.s ont été explorés, développés, programmés : Saison 6 est le programme permettant aux jeunes diplômé.e.s de participer à des Biennales internationales, des résidences (Château Capion, Aniane; Domaine des Boissets, Sainte Enimie; Maison Daura, Saint Cirq Lapopie; Abbaye de Fontfroide, Narbonne; Fonderie Darling,  Montréal…) accueillent chaque année des diplômé.e.s, les artistes, commissaires, critiques invité.e.s par le MO.CO. rencontrent et collaborent également avec les étudiant.e.s de l’Ecole. 

 

En 2019, l’exposition 100 artistes dans la Ville a été l’occasion d’exprimer plus particulièrement cette porosité, en investissant le cœur de ville pour y produire et y exposer près de 54 artistes du territoire sur les 102 présenté.e.s au total. L’inauguration de l’Hôtel des collections a également été l’occasion de faire appel aux artistes locaux pour des créations spécifiques (La Cellule, Geoffrey Badel). Plus récemment, l’exposition Possédé.e.s intègre quatre artistes installé.e.s à Montpellier depuis leur sortie d’Ecole (Nicolas Aguirre, Jimmy Richer, Chloé Vitton, Luara Learth Moreira). Enfin, Drawing Room et Boom ont souligné ce lien avec les acteurs de la création contemporaine à Montpellier et ses alentours. 

Un parcours d’exposition autour de trois axes sera proposé aux visiteurs,  le rapport à la nature, le rapport à l’histoire, le rapport à la société. 

MOCO. Panacée 14, rue de l’école de pharmacie 34000 Montpellier Tél: 04 34 88 79 79