Jeunesse, Education, Avenir

le 9 juin 2012 , Ars Industrialis  a entamé au théâtre de la Colline une série de rencontres consacrées aux grandes questions qui s’imposent  : éducation et jeunesse, politique industrielle européenne, dynamiques territoriales et nouvelle puissance publique,  transition énergétique, etc.

Avec Patrick Cottin, Michel Desmurget et Marcel Gauchet

Marcel Gauchet, philosophe, directeur d’étude à l’EHESS et directeur de la revue Le Débat, Michel Desmurget, directeur de recherche en neurosciences à l’INSERM,

Patrick Cottin, directeur de la maison des adolescents de Nantes.
Ils débattront avec Julien Gautier, Denis Kambouchner et Bernard Stiegler, co-auteurs avec Philippe Meirieu et Guillaume Vergne de L’école, le numérique et la société qui vient (éditions Mille et une nuits).

Depuis sept ans, nous défendons l’idée que le modèle industriel qui s’est formé au XXè siècle sur la base d’une opposition fonctionnelle entre production et consommation a atteint ses limites cependant qu’émerge un nouveau modèle que nous disons contributif. Le passage d’un modèle à l’autre ouvre une ère de transition – et requiert en cela une politique et une économie de transition.

Dans ce contexte de transition industrielle, qui constitue sans doute aussi un changement de civilisation, nous soutenons que
. une politique nationale, aussi bien qu’européenne, ne peut être conçue de façon segmentée – comme tend à l’induire l’organisation habituelle de l’action gouvernementale ;
. les politiques de la jeunesse et de l’éducation, qui constituent les priorités fixées au gouvernement par le président de la République, doivent être appréhendées sous cet angle – c’est à dire selon une méthode intégrative.
S’il est vrai par exemple que le passage d’un modèle industriel à l’autre s’opère en très large part à travers le déploiement des réseaux et technologies numériques dans toutes les dimensions de l’existence, privée aussi bien que publique, il ne fait pas de doute que la jeune génération doit être exceptionnellement mobilisée dans cette transition pratiquement aussi bien que conceptuellement – c’est à dire pour autant que ses congénères aînés seront capables de l’accompagner à travers toutes les institutions qui sont faites pour cela, et en premier lieu, au sein des institutions académiques.Autrement dit, une politique de la jeunesse peut et doit se traduire dans la politique industrielle pour autant que l’éducation nationale en intègre la nécessité.
De toute évidence, de telles propositions ne sont valides qu’à être projetées dans le long terme. Mais une politique de la jeunesse ne doit-elle pas être avant tout une politique explicitant et mettant en œuvre des objectifs à long terme – bien au-delà d’un mandat gouvernemental ou présidentiel ?
Ce sont ces questions que – dans le sillage de nos travaux récents sur l’éducation, menés en coopération avec skhole.fr, Denis Kambouchner et Philippe Meirieu à la suite d’autres sur le soin et la formation de l’attention entre les générations – nous proposons de soumettre au débat public le 9 juin prochain au théâtre de la Colline. Pour ce faire, nous accueillerons
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