«Projections parallèles» Florie Adda, Lucie Bitunjac, Sébastien Granier – Montpellier

Florie Adda, « Créteil », 2021 «Projections parallèles» Florie Adda, Lucie Bitunjac, Sébastien Granier - Montpellier

«Projections parallèles» Florie Adda, Lucie Bitunjac, Sébastien Granier

Du 4 au 27 novembre 2021 – Vernissage jeudi 4 novembre à partir de 17h

Le lieu multiple montpellier invite à dialoguer trois artistes qui, à travers leurs recherches, interrogent notre rapport à la matérialité, la physicalité de notre environnement : objets, textures, structures, paysages, architectures. Chacun projetant à sa manière le donné à voir …

Florie Adda

aime à retoucher les paysages… et à casser les évidences. À partir de photographies numériques, le rajout d’aspérités (le bruit des logiciels), de textures artificielles brouille la lecture trop immédiate et ouvre à une fiction esthétique aux multiple interprétations possibles. Ses peintures sur papier argentique, brossées puis insolées, jouent également sur une dimension spatiale et temporelle incertaine, comme un souvenir – ou un imaginaire – révélé. Quant aux Mountains of glass, éclats de verre peints, ils fixent les vertiges et les sautes d‘humeur de la lumière à travers ces paysages tout à la fois acérés et fragiles…

Si Lucie Bitunjac

réinvestit les représentations architecturales des primitifs Italiens c’est bien parce que ces dernières (notamment les fresques de Giotto et d’Ambrogio Lorenzetti) font corps avec cette notion de « perspective intuitive » qu’elle développe dans l’ensemble de son travail. Une recherche qui l’amène à faire et défaire le rapport intérieur-extérieur des environnements. Avec la peinture, le dessin et même le pop-up, l’artiste joue entre la 2D et la 3D, conjuguant avec virtuosité malicieuse aplats et profondeurs, trames et qualités spatiales de la couleur. Mais encore : faire référence à l’histoire de l’art tout en faisant œuvre de modernité l’amène à explorer le champ de l’utopie, des lignes toutes tracées aux courbes évidées, l’équilibre se détache des conventions et libère notre énergie pour mieux dire la place de l’homme dans son environnement, intrinsèquement lié à son humanité.

Sébastien Granier

pour sa part a choisi la sculpture : il propose ici le résultat de ses recherches formelles, articulant trois attitudes possibles d’observation, de prélèvement et/ou de manipulation. Les matériaux sont soit empruntés au domaine de la construction (béton, métal, bois, …), soit glanés et choisis méticuleusement. Puis vient le processus de la juste action (moulage, assemblage, brûlage, pigmentation, …) – ou inaction (« lâcher prise ») – à trouver, pour aboutir aux formes qui seront présentées, comme autant d’essais d’existences concrètes. Les résultats témoignent d’une dialectique acceptant une part de désordre dans l’ordre global…

Le lieu multiple Montpellier 3, rue de Moissac 34090 Montpellier

Tél :06 07 40 10 16 vendredis et samedis de 15h à 18h30. les vendredis et samedis (ou sur RV)