LE COURS DE L’EAU, LA COUR ET L’EAU Festival – Nègrepelisse

LE COURS DE L'EAU, LA COUR ET L'EAU Festival - Nègrepelisse

LE COURS DE L’EAU, LA COUR ET L’EAU

Du 26 juillet au 1 aout 2021 

Architecture et paysages à La cuisine

Parti-pris d’une académie estivale 

Au mois de juillet, la programmation de La cuisine reposera d’une part sur deux semaines d’atelier de construction pour créer des espaces conviviaux autour de l’eau (imaginés par le collectif européen Constructlab) et, dernière semaine de juillet (26 juillet-1er août), sur une séquence de réflexion, elle aussi instituée par des formats d’atelier (coordonnés par le philosophe Matthieu Duperrex).

Alors que la pandémie continue de planer sur les organismes culturels et les festivals, le principe général de cette séquence festivalière à La cuisine, c’est… de ne pas faire de conférences ! Des conférences, reconnaissons-le, il y en a plein Youtube et les intellectuels en ont toutes et tous fait en grand nombre à la faveur des confinements et de la restriction des déplacements. Ajoutons que ce serait ridicule autant que périlleux de faire au public l’offre de deux-cents chaises alignées au milieu d’une cour. 

L’alternative, l’idée, c’est de construire ensemble des ateliers, qui nous mettent au travail entre habitants et artistes-auteurs, que l’on puisse échanger entre pairs, habitants, publics et amateurs en confiance, et que chacune et chacun puisse repartir gonflé de l’énergie de tous. Des ateliers sur quoi ? L’enjeu d’une institution culturelle qui souhaite être davantage en prise avec son territoire dans un contexte de bouleversement écologique, c’est d’atterrir, et de reconnecter les arts au « pays réel », avec toute l’ambiguïté et les embardées de sens que cette expression signifie selon les contextes socio-politiques. D’où la nécessité d’une haute exigence intellectuelle couplée à une ambition démocratique d’accessibilité. 

Notre festival propose de commencer la réflexion autour du pays productif et de la ruralité. Cartographier les ressources, exprimer les voies de transformation soutenable, dire ce qu’est le sol d’un éleveur, d’un paysan aujourd’hui, travailler aussi avec la seconde, voire la troisième génération des « néoruraux » qui peuplent les causses environnants et impulsent des dynamiques souvent insoupçonnées des urbains… À partir d’une première recension, par les équipes de La cuisine et la collectivité de Négrepelisse, d’acteurs et d’habitants motivés, entre février et juin, se dérouleront en juillet des ateliers de description et de poétique des liens et lieux. Le commissaire architecte de Constructlab, Alexander Römer, fait une proposition à partir de la rivière Aveyron qui coule à quelques mètres. Ses structures ludiques nous permettront des postures, des arènes de discussion variées pour infuser le discours, distiller la parole, irriguer la pensée. 

Le projet collectif « Elles Aveyronnent » porté par Anne-Sophie Milon, Marion Albert et Tomas Matauko enquête depuis quelques mois sur l’Aveyron pour nous rendre sensible aux eaux férales à l’échelle de La cuisine. Quant au philosophe Matthieu Duperrex, l’écrivain Camille de Toledo (basé à Berlin), qui finalise le rapport du Parlement de Loire,  ils aborderont la question de l’économie politique terrestre et du « travail du vivant ». Enfin, la philosophe Joëlle Zask proposera des visées exploratoires sur les communs et futurs ruraux.

Esplanade du château 82800 Nègrepelisse Tél : 05 63 67 39 74

Horaires : D’octobre à mai : De 14h à 17h  – De juin à septembre : De 14h à 18h  . Fermé les jours fériés