Festival Nicéphore+ – Clermont-Ferrand

Festival Nicéphore+ - Clermont-Ferrand

Festival Nicéphore+ Du sacré au profane

www.clermont-ferrand.fr/hotel-fontfreyde

Du 10 au 30 octobre 2020

Festival Nicéphore+ - Clermont-FerrandPour fêter ses 15 années d’existence et les vingt ans de l’association Sténopé qui la porte, c’est à la foisonnante iconographie religieuse que l’édition 2020 de la biennale de photographie entend dédier ses expositions.

Fidèle à ses valeurs, le festival explore le thème au fil des regards différents des photographes invités qui conjuguent autant de passions que d’hypothèses, de controverses, de détournements, amusants souvent, caustiques ou éthérés, osés aussi parfois, mais toujours pleins de sens.

Magali LAMBERT – Eres una maravilla

Dans un ensemble galant et incongru, les délicats trésors de plume, de bois, de plastique et menus débris végétaux évoquent la disposition des cabinets de curiosités de tradition européenne, Magali Lambert mène minutieusement ses collectes de vétilles retouchant ainsi le texte de la perception qui entoure chacun des éléments de ses compositions, Tantôt exagérations, tantôt euphémismes, les tours d’esprit de l’artiste ont quelque chose du jeu avec les formes verbales de la feinte, qui atténuent, dérobent, accentuent, ironisent.

Désirée DOLRON – Exaltation, Images of Religion and Death

Avec la série « Exaltation, Images of Religion and Death », Desiree Dolron a réalisé un reportage photographique sur les rites religieux dans le monde. Un travail inspiré par les danses à Bali d’Henri Cartier‐Bresson. Les images de corps scarifiés évoquent la culture punk. Avec ce travail, elle invente un style à la fois plasticien et documentaire.

Anita SCIANO – Agiografie

Dix portraits de femmes, devenues des icônes, canonisées à force d’avoir été martyres, comme autant de métaphores d’une violence faite aux femmes que ni le temps ni nos sociétés ne sont parvenus à endiguer.

Simon VANSTEENWINCKEL – Dominance

La série « Dominance » confronte l’iconologie religieuse chrétienne à l’esthétique fetish / BDSM (bondage, discipline, sado-masochisme) en créant des liens visuels qui mettent en évidence de nombreuses similitudes : recherche du sacré, création de rituels et de codes, instrumentalisation de la douleur et de la souffrance. Les deux mondes s’appuient sur les mêmes schémas alors que, dans l’esprit commun, l’un est jugé néfaste et l’autre salvateur. 

Matthieu GAFSOU – Sacré

Matthieu Gafsou livre une enquête photographique sur l’église catholique fribourgeoise sans concession ; subjective et documentaire à la fois. Dans un mouvement dichotomique perpétuel entre le noir profond et un blanc presque éblouissant, s’exposent des vues architecturales lumineuses et inanimées, dont le photographe s’est d’ailleurs fait une spécialité, et les figures qui incarnent l’église et ses liturgies représentées dans des clairs-obscurs caravagesques.  L’espace de l’église est  ainsi scénographié autour de l’idée du sacré, dans une  mise en scène extrêmement maîtrisée.

Thomas DEVAUX – Totems et Attrition

Le travail de Thomas Devaux met en œuvre une plasticité rudérale, au sens d’une création de formes à partir de restes. Il s’emploie à disloquer les figures pour mieux introduire du trouble dans la représentation. L’apparente inconsistance des corps diaphanes, aux traits liquéfiés, nimbés d’une lumière auratique, produisent des identités incertaines pour des corps survivants. Plongés dans un décor raffiné, ces monstres d’élégance sont figés dans une sorte d’attente, les regards neutralisés, affichant une présence nue et immobile, mo

Hôtel Fontfreyde – centre photographique, 34, rue des Gras, 63000 – Clermont-Ferrand
Ouvert du mardi au samedi de 14h00 à 19h00. Fermé le dimanche, le lundi et les jours fériés