Exposition “SÈTE #18” Stéphane Couturier | MID – Sète

“SÈTE #18” Stéphane Couturier

Du 15 juin au 28 juillet 2018 – Vernissage jeudi 15 février à 18 h 30

https://www.la-mid.fr

"SÈTE #18" Stéphane CouturierLa Maison de l’Image Documentaire présente les photographies de la résidence de Stéphane Couturier réalisée à Sète dans le cadre du rendez-vous de la photographie documentaire ImageSingulières. 

Ce travail photographique sur la ville de Sète voudrait expérimenter une sorte de révélation photographique. Plutôt que de saisir successivement différentes vues de la ville, l’idée est de s’approcher au plus près des sensations pures que l’ont perçoit lors de déambulations dans la ville en juxtaposant deux points de vues, en les fusionnant dans la même photographie.

« Nous ne pouvons qu’être frappés, écrit Stéphane Couturier, par l’analogie du réveil qu’évoque Paul Valéry lorsqu’il SÈTE #18prononce, le 7 janvier 1939, son allocution à l’occasion du centenaire de l’invention de la photographie : « Peu à peu, çà et là, quelques taches apparaissent, pareilles à un balbutiement d’être qui se réveille. Ces fragments se multiplient, se soudent, se complètent, et l’on ne peut s’empêcher de songer devant cette formation, d’abord discontinue, qui procède par bonds et éléments insignifiants, mais qui converge vers une composition reconnaissable, à bien des précipitations qui s’observent dans l’esprit ; à bien des souvenirs qui se précisent ; à des certitudes qui tout à coup se cristallisent ; à la production de certains vers privilégiés, qui s’établissent, se dégageant brusquement du désordre du langage intérieur. » Le temps du surgissement, que Valéry ne se lasse pas d’observer, est le principe fondateur de ma série sur Sète. Pour chaque lieu retenu, le protocole consiste à choisir deux points de vue, par exemple en champ-contrechamp, afin de saisir une synthèse du lieu. L’équilibre recherché entre formes géométriques et combinaisons de couleurs peut, in fine, s’assimiler à une entreprise de déconstruction de la photographie. »

Déconstruire, reconstruire, questionner le processus même de la vision pour relativiser le propos de représentation. Sète, comme d’autres lieux, d’autres espaces, d’autres géographies, est un territoire d’analyse. De la ville et de la photographie.

Christian Caujolle – Extrait du livre Sète #18

www.stephanecouturier.fr
www.lagalerieparticuliere.com

Stéphane Couturier est né en France en 1957. Il a commencé sa carrière de photographe à Paris, sa ville natale, au début des années 1990 et a depuis réalisé plusieurs importantes séries. Les photographies de Stéphane Couturier, qu’elles montrent un chantier à Berlin, des immeubles en ruine à la Havane ou une chaîne d’assemblage automobile à Valenciennes, parlent toutes de transformation. Un sujet qu’il aborde avec un sens certain de la construction et de la composition, assorti d’une sensibilité aiguë pour la couleur.

Maison de l’image documentaire, 17 Rue Lacan, 34200 Sète

Ouverte en période d’exposition  du mardi au vendredi 15h à 18h  le samedi de 15h à 19h 

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