Exposition Orlan « Les femmes qui pleurent sont en colère » – Nice

Exposition Orlan "Les femmes qui pleurent sont en colère" - Nice

Orlan « Les femmes qui pleurent sont en colère »

Du 24 novembre 2021 au 15 janvier 2022 – Vernissage samedi 20 novembre à 18h

La galerie Eva Vautier a le plaisir de présenter l’artiste ORLAN avec la série, Les femmes qui pleurent sont en colère, commencée en 2019.

ORLAN, débute sa carrière en 1974, après avoir étudié au conservatoire d’art dramatique et à l’école des beaux-art (actuelle ESADSE) de Saint-Étienne. Parmi ses oeuvres majeures, on compte le Baiser de l’artiste, qu’elle présente à la FIAC, en 1977 ou encore L’Origine de la guerre en 1989, reprenant L’Origine du monde de Gustave Courbet. Dans les années 1990, elle démarre une série d’opérations-chirurgicales-performances qu’elle met en scène.

À partir de 1998, elle crée les premières Self-Hybridations, utilisant les technologies numériques pour mixer son portrait avec celui de Précolombiennes, d’Amérindiennes, d’Africaines, ou encore des masques de l’Opéra de Pékin et des Self-Hybridations sur commande telle que celle d’Agatha Ruiz de la Prada.

Les œuvres de la série Les femmes qui pleurent sont en colère sont inspirées des portraits de Picasso peignant sa compagne de l’époque, Dora Maar, en train de pleurer. Dans cette série, ORLAN hybride des fragments de son visage aux portraits de Dora Maar.

L’artiste, avec ses oeuvres engagées et politiques interroge sur le statut de la femme dans la société contemporaine en utilisant encore une fois son corps comme moyen d’expression. 

L’artiste associe ces performances à la lecture d’essais de philosophes, tel Michel Serres, et elle écrit son Manifeste de « L’Art Charnel » (1992) qui explique les enjeux de son travail.

Détournement critique de la chirurgie esthétique, démonstration de la nouvelle plasticité de la chair, qui permet au sujet contemporain de se faire l’auteur de son propre corps, mise en question des codes de beauté et de leur violence : son projet se distingue de l’art corporel (body art), en refusant la douleur et fait de son corps un « lieu de débat public ».

Dans Reconfigurations-Self-Hybridations (à partir de 1998), elle utilise les technologies numériques de traitement de l’image pour mêler son propre visage à des oeuvres représentant des canons corporels et artistiques empruntés à l’art précolombien, à la sculpture africaine, aux peintures d’Indiens de l’Américain George Catlin (1796 – 1872) et à l’art chinois.

Ces portraits hybrides estompent les distinctions individuelles, sexuelles, temporelles, ethniques, religieuses ou artistiques, pour créer autant de figures mutantes. Parallèlement, elle poursuit son exploration de l’impact des biotechnologies.

En 2007, son installation Le Manteau d’Arlequin mêle projections vidéo, boîtes de Pétri et bioréacteur permettant la culture in vitrode ses propres cellules combinées avec celles d’autres souches humaines et animales. Patchwork, collaboration et reprise gouvernent également la création d’oeuvres-vêtements, quand elle collabore avec des créateurs de mode pour exposer des habits recyclant sa garde-robe.

Cette logique de recombinaison se poursuit quand elle investit l’abbaye de Maubuisson avec son exposition Unions mixtes, mariages libres et noces barbares (2009).

Le parcours réfléchi et complexe de cette artiste hors normes, qui mêle intensément art, vie et interrogations sociopolitiques, s’est toujours déroulé dans un dialogue étroit avec le public et se moque allègrement du consensus.

 

Galerie Eva Vautier, 2 rue vernier 06000 Nice.  Tél: 09.80.84.96.73

Du mercredi au vendredi de 10h à 18h & le samedi de 14h à 18h et sur rendez-vous