Exposition “Lilith en filigrane” Guillaume Herbaut | Galerie Barrès Rivet – Toulouse

Du 7 septembre au 7 octobre 2017 – Vernissage jeudi 7 septembre à partir de 18h30 en présence de l’artiste.

“Lilith en filigrane” Guillaume Herbaut

http://www.galeriebarresrivet.com

Palieska, Tchernobyl. Photographie issue de la série “La Zone”, 2010. ©Guillaume HerbautGuillaume Herbaut est l’un des photographes français contemporains les plus doués de sa génération. Depuis plus de 25 ans, du photojournalisme à la photographie documentaire, il ne cesse d’interroger le monde dans ses vicissitudes nous en proposant à la fois un regard frontal et distancié, interrogatif et incisif.

Présenté pour la première fois, « Lilith en filigrane »

est un voyage inédit et transversal dans l’oeuvre dense de Guillaume Herbaut à travers la figure mythique et emblématique de Lilith, vue comme le hors-champ du couple Adam et Eve, et au-delà le prisme de la femme, ses figures multiformes, ses représentations incarnées ou suggérées, ses paysages subis ou traversées.Simferopol, Crimée, avril 2008. Maria, cheftaine des pionniers du parti communiste de Crimée dans les bureaux du parti. ©Guillaume Herbaut

A ce sujet, Philippe Trétiack, journaliste et écrivain, écrit : « Hors champ des champs de bataille, cette femme nourrie de la guerre et des haines s’inscrit en creux dans ses images. Réfugiées, spoliées, héroïnes et répudiées, d’Albanie, de Pologne, de Cuidad Juarez ou
Tchernobyl, ces femmes aperçues et qui s’évanouissent assiègent ses reportages. Les voici, à la fois victimes et actrices des débâcles et des ruines. Vivre dans les villages assiégées du Donbass, se battre contre les pénuries, le froid, la faim, à Kiev, Karkiv, Lougansk, survivre à l’arbitraire dans une Ukraine percutée par des conflits que l’on croyait d’un autre âge. Silhouettes courbées, ombres qui accusent, "Lilith en filigrane" Guillaume Herbauthéroïnes malgré elles, malgré tout, visibles, invisibles, dissimulées. Telle Lilith fécondée par les vents et la nuit, figure mythique née à Sumer, rejetée par Adam et vouée à dominer des territoires désolés, la femme saisie par l’objectif de Guillaume Herbaut s’offre alors comme le fil d’Ariane de son oeuvre. Elle est une main qui suggère, souligne, réveille et psalmodie la douleur du réel ».

Guillaume Herbaut, photographe

Guillaume Herbaut né en 1970, vit et travaille à Paris. Parallèlement à des commandes pour la presse, son travail documentaire le conduit dans des lieux chargés d’Histoire dont il interroge les symboles et la mémoire afin d’en révéler les drames invisibles : Tchernobyl, Auschwitz, Nagasaki, etc. et plus récemment, le conflit en Ukraine. Ses photographies ont notamment été exposées à Visa pour l’Image mais aussi au Jeu de Paume, à la Maison rouge ou encore projetées aux Rencontres d’Arles. Il a reçu de nombreuses récompenses – dont deux World Press, un visa d’or et le prix Niépce. En 2016, il reçoit le Prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre “Catégorie web journalisme-Jury International” pour son carnet de route en Ukraine produit par Arte Info. Il a publié récemment ” 7/7, l’ombre des vivants” aux éditions de la Martinière.
http://www.guillaume-herbaut.com

Commissariat : Philippe Guionie

Galerie Barrès Rivet, 1 Place Saintes Scarbes 31000 Toulouse

Ouvert du mercredi au samedi de 14h à 19h et sur rendez-vous)

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