Exposition L’été contemporain | Friche belle de mai – Marseille

L’été contemporain

Du 29 juin au 29 septembre 2019 – Vernissage samedi 29 juin  à 17h

www.lafriche.org/fr

Cet été l’art contemporain inonde la Friche la Belle de Mai, réjouissant les assoiffé·es d’art et rafraîchissant les esprits. Cinq expositions sont à découvrir, pour un nouveau temps fort qui rythmera la vie culturelle marseillaise jusqu’à la fin des beaux jours.

L'été contemporain OOLOI - Paul MahekeOOLOI – Paul Maheke

Exposition de Paul Maheke
Lieu : 3ème étage de la Tour

Pour sa première exposition personnelle dans un centre d’art en France, Paul Maheke convoque OOLOI, figure d’un troisième sexe issue de Xenogenesis, la trilogie d’anticipation d’Octavia Butler, parue à la fin des années 1980.

Il poursuit ainsi ses recherches récentes sur la représentation des subjectivités marginalisées dans l’imaginaire occidental, et sur la possibilité d’aborder l’histoire à travers une subjectivité ou une corporéité non-humaine ou invisible.

Ces dernières années, Paul Maheke s’est tourné vers des champs d’expressions divers, allant de l’installation, à la vidéo, jusqu’à la performance pour faire surgir des territoires colorés composés d’apparitions et de présences.

Comme pour se soustraire au régime du visible et de ses catégorisations, ces présences se manifestent de façon multiple et insaisissable, dans la fluidité d’espaces transitionnels, entre les images, les textes et les objets.

40 ans après. La photographie contemporaine au Cambodge40 ans après. La photographie contemporaine au Cambodge

Exposition collective avec Mak Remissa, Philong Sovan, Neak Sophal, Ti Tit & Lim Sokchanlina
Lieu : La Salle des Machines
Une proposition de : la Friche la Belle de Mai en partenariat avec Photo Phnom Penh et Les Rencontres d’Arles dans le cadre du Grand Arles Express

C’est dans le contexte de la reconstruction anarchique de Phnom Penh qu’une riche scène artistique est apparue, surprenante dans un aussi petit pays qui ne connaît aucun enseignement artistique digne de ce nom. Tous ces artistes créent par nécessité profonde et, si certains commencent à être reconnus par les expatriés et quelques uns à l’international, c’est avant tout un besoin d’expression, de se définir, de se chercher et de se situer face à la situation actuelle du pays qui fonde leur expression.
Exposition collective : Mak Remissa, Philong Sovan, Neak Sophal, Ti Tit & Lim Sokchanlina

Des Khmers rouges à l’illusion de la modernité

Le 17 avril 1975 les soldats Khmers rouges entrent dans Phnom Penh et, en trois jours, vident la ville alors habitée par un million et demi de personnes.

En dehors de quelques fonctionnaires et dignitaires du régime, la capitale devient une cité fantôme jusqu’à ce que les troupes vietnamiennes en prennent le contrôle le 17 janvier 1979. Ils trouvent une ville dévastée, sans électricité, aux rues défoncées dans lesquelles ont poussé des arbres.

Il faudra attendre le milieu des années quatre-vingt-dix pour que la reconstruction redonne à la ville l’attrait de sa fluidité due aux  immeubles bas. Aujourd’hui, la ville vit une transformation profonde et anarchique, sur fond de spéculation immobilière et de corruption, de développement incontrôlé, de destruction du patrimoine architectural, d’édification de tours et de bâtiments massifs. Si elle perd de son cachet et de son identité, Phnom Penh vit l’illusion d’avoir rejoint, à une vitesse sidérante, la « modernité ».

Brésils - Ludovic CarèmeBrésils – Ludovic Carème

Exposition photographique
Lieu : La Tour-Panorama, 5ème étage de la Tour
Une proposition de : la Friche la Belle de Mai en partenariat avec Les Rencontres d’Arles, dans le cadre du Grand Arles Express

Installé au Brésil pendant plus de dix ans, Ludovic Carème a pris à rebours le trajet de ceux qu’il a photographiés. Il a en effet commencé à dresser le portrait de la petite favela d’Agua Branca, en plein coeur de Sao Paulo, pour finir son périple en Amazonie, là d’où sont partis ceux qui rêvaient de trouver le bonheur dans la mégapole et ont dû déchanter dans d’autres favelas.

Agua Branca, portrait d’une favela au coeur de Sao Paulo

De fin 2008 à début 2011 il est allé régulièrement à Agua Branca, accompagné et introduit par le merveilleux guide qu’a été Brito dans ces baraques en planches, construites au-dessus des égouts, il a photographié, de près, en noir et blanc vibrant et en format carré, ceux qui acceptaient sa présence et lui faisaient don de leur visage.

C’est là aussi qu’il a photographiés, en pied, les travailleurs – la très grande majorité des habitants –allant à l’aube vers l’arrêt de bus qui va les amener vers leur emploi.

Là, également, qu’il a vu les services sociaux de la ville accompagnés de la police détruisant les maisons sous mille prétextes, dont les trafics – réels mais marginaux – dont certains policiers sont complices.

En 2012 il a cadré les grands immeubles du centre, ruines modernes et dérisoires, révoltantes dans une ville où des milliers de sans abris – qu’il a photographiés durant deux ans, de 2013 à 2015 – rendent encore plus intolérables ces habitations vides transformées en oeuvres d’art urbain par d’audacieux « Pixadores ».

Commissariat : Christian Caujolle

 Friche belle de mai, 41 rue Jobin – 13003 Marseille. Tél : 04 95 04 95 95
Du mardi au vendredi de 14h à 19h. Samedi & dimanche de 13h à 19h