Exposition “Le temps me colle à la peau” & “Intérieurs/Passeurs” Xavier Malbreil | Espace o25rjj Loupian

“Le temps me colle à la peau” & “Intérieurs/Passeurs” Xavier Malbreil

Du 16 juin au 15 juillet 2018  –  Vernissage Samedi 16 juin à 18h

http://www.o25rjj.fr

“Le temps me colle à la peau” "Le temps me colle à la peau" & "Intérieurs/Passeurs" Xavier Malbreil

une oeuvre exposée sur la F.L.A.C. , Façade Locale d’Art Contemporain, de l’Espace o25rjj du 16 juin au 15 juillet 2018, visible 24h/24

« Le temps me colle à la peau ». C’est le texte qui est écrit sur le bracelet en marbre noir d’Izaourt conçu par l’auteur, Xavier Malbreil, pendant sa résidence d’écrivain au CIRPAC en 2015.
C’est aussi une façon de souligner le cadre de l’exposition du musée archéologique de Loupian, qui expose de fort belles mosaïques.
Cette œuvre, réalisée avec l’aide de plusieurs bénévoles qui ont bien voulu participer à cette action, est donc une mosaïque fabriquée avec des coquilles d’huitres du bassin de Thau.
Il s’agit tout simplement des huitres que consomme presque chaque samedi l’auteur, qui les achète sur le marché de sa ville, Pamiers, à des producteurs du bassin qui viennent les y vendre.
Les amateurs d’art reconnaitront sans doute le motif de la vanité dans cette œuvre – le crâne ici remplacé par des squelettes de poissons. Mais le fait de représenter des poissons – si importants dans la symbolique chrétienne – n’est pas non plus innocent. Nous sommes en terre gallo-romaine, et bientôt christiannisée, dès le II° siècle après Jésus Christ, et le poisson était le signe, d’abord secret, de reconnaissance des premiers chrétiens.
Signe d’abondance aussi, dans de nombreux passages de la bible, le poisson, ici sous sa forme squelettique et dévoreuse, est aussi, tout simplement, un motif ornemental.
« Le temps me colle à la peau », présenté sous cette forme volontiers ironique, nous rappelle que depuis Einstein, on ne peut plus penser l’espace sans penser le temps et réciproquement : ils sont intimement liés.

“Intérieurs/Passeurs”

la pierre comme surface de médiation

une exposition de plusieurs oeuvres, dans le Musée Gallo-romain de la Villa Loupian, du 16 juin au 31 août 2018

Sous le titre « Intérieurs / Passeurs », Xavier Malbreil présente un ensemble de pièces en marbre et en ardoise dans le cadre du musée archéologique de la villa Gallo-romaine de Loupian. Dans le même temps, l’auteur proposera une oeuvre originale, sous le titre « Le temps me colle à la peau », sur la façade de l’Espace o25rjj, centre d’art contemporain chez l’habitant animé par Pascale Ciapp, et Thomas Andro.

Xavier Malbreil, écrivain, membre de la Société des Gens De Lettres, s’est fait connaître à la fin des années 90 par des oeuvres de littérature numérique, réunies sur son site www.0m1.com. L’enjeu de ces oeuvres consistait en la rencontre de la littérature avec les technologies numériques, utilisées non
pas simplement comme support d’enregistrement, mais comme outil permettant une création nouvelle, qui intégrât le mouvement, le son, l’image, le secret. Ces oeuvres sont toujours en ligne, et sont régulièrement citées, étudiées, que ce soit dans des thèses de troisième cycle, ou par des élèves de terminale littéraire. C’est à la faveur d’une rencontre avec François-Xavier Poulaillon, créateur du CIRPAC (Centre International de Recherche de la Pierre, des Arts et de la Culture) que Xavier Malbreil s’est intéressé, au cours d’une résidence d’écrivain, au travail de et sur la pierre. Le point de départ de ce travail résidait dans un constat simple : la pierre fut la première surface d’inscription. Qu’on y grave des listes de héros tombés au champ d’honneur, des décrets de lois, des inscriptions morturaires, la pierre est tenue pour garante d’une certaine stabilité, voire pour gage d’éternité.

Venant de la littérature numérique, où se posait la question de la pérennité d’oeuvres fragiles,tributaires des plateformes utilisées, et menacées même de disparition définitive, en cas de collapsus massif et prolongé de l’infrastructure électrique, l’auteur ne pouvait qu’être intéressé par un support à l’exact opposé des oeuvres numériques. La question de la disparition brutale du complexe technoindustriel, si souvent soulevée lors des débats liés à la littérature numérique, faisait déjà écho, au début des années 2000, avec la nécessité de penser une préservation des oeuvres de littérature
numérique. Une pensée prospective de la démarche archéologique voyait ainsi le jour dans la
communauté des littératures numériques.

L’opportunité d’exposer dans le cadre d’un musée d’archéologie, à Loupian, et plus encore sur le site d’une ancienne villa Gallo-Romaine, permet donc à l’auteur de ressaisir, de façon synthétique, le fil rouge d’un parcours littéraire et plastique, qui s’est toujours soucié d’interroger le rapport aux
origines de l’écriture, quand elle hésite encore entre l’image et le signe. C’est aussi l’occasion pour l’auteur de situer son expression dans une perspective historique – alors que les technologies numériques ont donné une accélération sans précédent aux mutations des modes de vie.
L’archéologie fouille le passé, pour permettre au présent de s’en saisir, et d’en faire une opportunité de réflexion sur l’avenir. L’imagination des créateurs les pousse à pressentir le futur, et à proposer des oeuvres qui fassent écho dans le présent – en tendant cet arc entre le passé et l’avenir

http://xaviermalbreil.fr/

Chez Pascale Ciapp & Thomas Andro  25 Rue Jean Jaurès – Loupian (34) C’est ici

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