Exposition « Last Call » Patrick Chappert-Gaujal | L’Aspirateur Narbonne

« Last Call » Patrick Chappert-Gaujal

Du 9 juin au 8 septembre 2018 –

http://www.narbonne.fr/aspirateur-lieu-art-contemporain

Patrick Chappert-Gaujal "Last Call"
La proposition de Patrick Chappert-Gaujal, pour son exposition à L’Aspirateur, s’articule autour du questionnement du réemploi sur lequel il travaille depuis le début de sa carrière. Son oeuvre qui donne son nom à l’exposition « Last Call » est un ensemble d’habitacles téléphoniques, confiés à l’artiste par l’entreprise Orange. Métamorphosés en forme de lanternes, il reprend les éléments de son langage, sur les vitrages occultés de plexiglas blanc. L’essentiel des propositions ont
été créées spécialement pour l’événement.
Fasciné par les conversations qui s’y sont tenues et par les services que cet objet a pu rendre, l’artiste fait directement écho aux discussions qui ont animé ce petit mètre carré.
Par le titre « Last Call », Patrick Chappert-Gaujal fait référence à la disparition de ces habitacles téléphoniques.
Patrick Chappert-Gaujal place de l’Hôtel-de-VilleS’imprégnant de son environnement, l’artiste formé à l’Ecole supérieure des beaux-arts de Perpignan, poursuit depuis 1977, une carrière professionnelle placée sous le signe d’une vive curiosité, d’une créativité rêveuse et poétique.

Abstraction et expérimentations

En abordant le champ de l’art contemporain, P.Chappert-Gaujal se caractérise par une pratique abstraite et singulière. Sans les imiter, l’artiste inscrit ses recherches dans celles de ses pères d l’Abstraction et du Nouveau Réalisme, dont il a su renouveler les formes. N’ayant de cesse d’élargir son champ d’investigation, il a toujours tourné le dos à la figuration, manipulant les formes et matières, par des expérimentations nouvelles. Son travail, en perpétuelle mutation, s’imprègne de Patrick Chappert-Gaujal cloître de la cathédraleson environnement et de son quotidien.

Prolonger la vie des « laisses de mer »

L’artiste vit à La Franqui et à Fitou. Il possède un atelier dans chacune des deux villes, où il y créé et conçoit tous ses projets. Ses lieux sont également un lieu idéal pour le stockage de ses oeuvres et des matériaux qu’il classe, range, suspend, dans l’attente d’un éventuel réemploi.
Patrick Chappert-Gaujal a une âme d’archéologue. Depuis près de 40 ans, il « chasse » les vestiges, en recueillant des traces délaissées par l’homme. Instinctivement, c’est sur les plages qu’il va trouver en abondance les premiers éléments qu’il pourra traiter : les « laisses de mer ». D’abord, ce sont les
bois qui retiennent son attention. Puis, les plastiques, les pièces métalliques, les cartons trouvent le chemin de ses toiles qui prennent de plus en plus d’épaisseur. Il les assemble, les colle, les confronte, invitant à une sorte d’expérience, d’où le terme de «Laboratoire permanent » qu’il n’hésite pas à utiliser pour nommer son atelier à La Franqui

P. Chappert-Gaujal reste continuellement à l’affût d’objets délaissés : « laisses de mer », panneaux publicitaires lumineux, cartes marines… Des objets prélevés dans la réalité de leur temps et qu’il métamorphose à l’infini. L’œuvre « Last Call », qui donne son nom à l’exposition, est un ensemble de cabines téléphoniques qui accueillent un travail sur la lumière, la transparence et jalonnent un parcours en direction du cœur de ville, où l’artiste a installé diverses œuvres. Entrée libre. Fermé le 14 juillet et le 15 août. Exposition réalisée avec la contribution d’Orange.

À voir également : Sculptures en ville, cours de la République, place de l’Hôtel de Ville, cloître de la cathédrale

https://www.facebook.com/laspirateurnarbonne

L’Aspirateur – Lieu d’art contemporain, Avenue Hubert-Mouly – 11100 Narbonne Tél :  04 68 90 50 91

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