Exposition “L’Antidote” Adel Abdessemed | Mac Lyon

“L’Antidote” Adel Abdessemed

Du 9 mars au 8 juillet 2018 – Soirée d’inauguration  le 8 mars 2018 à 18h30

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Adel Abdessemed, Shams, 2013 / Adagp, Paris, 2018Sur deux étages du Musée d’art contemporain de Lyon, Adel Abdessemed présente des oeuvres nouvelles et jamais montrées en France, dont l’oeuvre éponyme de l’exposition : L’anti dote.

Né en 1971 à Constantine (Algérie), Adel Abdessemed vit et travaille à Paris. Il est connu pour ses oeuvres fortes, rompant et transformant le fl ux d’images et la tension du monde actuel. Puisant ses références dans la littérature et l’art aussi bien ancien que moderne, brisant les tabous, Adel Abdessemed dialogue avec les matériaux (barbelés, dynamite, résine de cannabis, marbre…) pour inventer à travers installations, sculptures et vidéos, sa propre écriture de la violence et de la poésie du monde. Des oeuvres « coup de poing », jusqu’au fameux « Coup de tête » de Zidane à Materazzi, fi gé dans le bronze.

Adel Abdessemed, Head on, 2009, Biennale Le spectacle du quoti dien, Courtesy de l’artiste © Blaise AdilonL’antidote est le nom du bar lyonnais où l’artiste, alors étudiant à l’ENSBA Lyon, rencontre Julie, sa future femme, fi gure centrale de son oeuvre et de sa vie. Rappel de l’aventure personnelle d’un artiste qui perçoit l’art comme une expérience vitale, de salut de soi et du monde ; car cet antidote pourrait également être celui de l’art face à la brutalité du présent.

L’exposition exprime nombre des thèmes dominants de son oeuvre (autoportrait, vie familiale, vie animale, représentations de la violence), dans une grammaire immuable mais un vocabulaire sans cesse enrichi. De nouvelles formalisations plastiques renouvellent les fi gures : sculpture en marbre, maquette d’architecture, frise spectaculaire façonnée sur place en argile…

Adel Abdessemed, Lincoln, 2009, Biennale de Lyon Le spectacle du quoti dien, Courtesy de l’artiste, © Blaise AdilonLa beauté sobre et naturelle de l’esquisse en terre cuite des Trois Grâces de Canova, grand maître de l’art néoclassique, vue par l’artiste au Musée des Beaux-arts de Lyon, a sans doute inspiré Adel Abdessemed pour la création de Is beauti fu l. Mais c’est désormais d’Angela Merkel qu’il s’agit…

Shams, composition d’une puissance intense, oeuvre de souff rance de l’aveu même de l’artiste (« comme l’est pour Dante la visite aux enfers »), occupe tout le 3e étage. C’est le chef-d’oeuvre de Delacroix, Dante et Virgi le aux enfers (1822), qui fut présent à l’esprit de l’artiste dans le processus de création de cette extraordinaire installation monumentale, un portrait des “damnés de la terre” contemporains.

Paul Ardenne, dans l’essai qu’il a rédigé pour le catalogue, décrit l’art d’Adel Abdessemed comme « concaténation mentale : une forme en rappelle une autre qui en appelle une autre encore, en un ballet maïeutique dont les maîtres mots, plus que la citation, sont l’éruption, le collage et la recomposition. » Il s’agit de « jeter dans la mare du spectacle contemporain une constellation de propositions poétiques dont la somme écrit le moi, ce cumul d’histoire, de ressentis et d’aspirations ».

Né en 1971 à Constantine (Algérie), Adel Abdessemed vit et travaille à Paris et Londres. Il est connu pour ses œuvres fortes, en phase avec le flux d’images et la tension du monde actuel. 
Défiant les tabous, puisant parfois ses références dans la littérature ou les œuvres anciennes, Adel Abdessemed joue avec les matériaux (barbelés, dynamite, résine de cannabis, marbre…) pour inventer à travers ses installations, sculptures et vidéos sa propre écriture de la violence. 
Des œuvres « coup de poing », jusqu’au fameux « Coup de tête » de Zidane à Materazzi figé dans le bronze.

Expo/résidence :MAÏTÉ MARRA  

Du 9 mars au 27 mai 
En janvier 2018, le macLYON invite Maïté Marra, qui réalise un nouveau film à cette occasion, et en juin, c’est au tour de Julie Rocheleau, en partenariat avec Lyon BD Festival

Maïté Marra, On entend le bruissement de la terre, 2017Maïté Marra est née en 1992 à Vénissieux, elle vit et travaille à Villeurbanne. Artiste et chercheur membre de l’unité de recherche Art Contemporain et Temps de l’Histoire dirigée par Bernhard Rüdiger (Ensba Lyon/Cehta-Ehess), Maïté Marra est diplômée de l’École Nationale Supérieure des Beaux-arts de Lyon. Dans le cadre d’un échange Erasmus, elle a étudié cinq mois à l’École Nationale d’Art Visuel de La Cambre à Bruxelles, dans l’atelier céramique des artistes Caroline Andrin et Rachel Labastie. Puis, lauréate Art Visuel de l’Académie de France – Villa Médicis, a été en résidence à Rome pendant trois mois. En septembre 2017, elle a participé à l’exposition Artagon III avec sa vidéo Aux combats…, et a reçu le Prix de la Fondation Renaud pour son installation vidéo Monument 600 dpi. Exposée du 18 janvier au 3 février à la Mapraa (Lyon), elle prépare Les Enfants du Sabbat 19 en mars, au centre d’art le Creux de l’Enfer à Thiers.

Julie Rocheleau, Betty Boob, éditions Casterman, 2017Julie Rocheleau, illustratrice et auteure de bande dessinée, est née en 1982 à Montréal, au Québec, où elle vit et travaille.
De 1999 à 2002, elle étudie le dessin animé au Cégep (collège d’enseignement général et professionnel) du Vieux Montréal. Elle travaille ensuite à la conception de personnages et aux storyboards pour différents studios d’animation, ainsi que sur des courts-métrages. En parallèle, elle illustre de nombreux livres jeunesse et crée des affiches pour des événements culturels.
C’est en 2010 qu’elle fait ses premiers pas en bande dessinée avec La Fille invisible, paru chez Glénat Québec, sur un scénario d’Émilie Villeneuve

Cité Internationale  81 quai Charles de Gaulle 69006 Lyon

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